Dr Jean-François Paradis, microbiologiste: la piqûre de la pratique

Parmi les défis qui attendent le Dr Jean-François... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Parmi les défis qui attendent le Dr Jean-François Paradis, on note la réalisation du projet Optilab, qui vise à regrouper les analyses des patients de plusieurs régions dans des laboratoires centraux.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Même après 40 ans de pratique, le microbiologiste Jean-François Paradis passe encore les portes de l'hôpital de Chicoutimi avec un grand plaisir. La pratique hospitalière l'a toujours énormément passionné.

Le Dr Jean-François Paradis est né au Saguenay. Il a su très jeune qu'il voulait se diriger vers la médecine, même s'il n'y avait aucun modèle dans sa famille. «Les sciences de la santé m'ont toujours intéressé, mais il n'y a pas vraiment de raisons précises. C'est surtout lorsque j'ai commencé mes stages à l'hôpital que j'ai eu la véritable piqûre», explique le Dr Paradis, rencontré dans son bureau de l'Hôpital de Chicoutimi, qu'il occupe depuis des années.

Il aura été médecin de famille durant cinq ans, avant de faire sa spécialité en microbiologie médicale. Microbiologiste depuis maintenant plus de 30 ans, l'homme se promène entre le laboratoire et les consultations. Il diagnostique, analyse et traite les maladies infectieuses.

«Ce qui était important pour moi, c'est de faire de la pratique hospitalière. Je voulais travailler dans les hôpitaux, rencontrer les patients, tout en travaillant au laboratoire», explique le Dr Paradis.

Mais qu'est-ce qui lui plaît tant dans le traitement des maladies infectieuses? «Elles sont rares, celles qu'on ne peut pas traiter, si on exclut le sida. C'est encourageant de pouvoir guérir nos patients. Et nous traitons des gens de 0 à 99 ans, ce qui est un autre aspect intéressant», souligne le microbiologiste. Les infections sanguines, les pneumonies, les infections urinaires ou transmissibles sexuellement, comme les hépatites ou la syphilis, occupent une grande partie de son travail. Le Dr Paradis est souvent appelé à l'urgence, où il rencontre ses patients après avoir analysé leurs résultats en labo. Il traite ensuite la personne souffrante.

Au fil de sa carrière, quelques cas ont marqué la pratique du microbiologiste. Il raconte notamment l'arrivée d'un patient à l'Hôpital de Chicoutimi, durant le temps des Fêtes, il y a plusieurs années.

«L'homme arrivait de Chibougamau et était très mal en point. Après les tests, on a diagnostiqué une fasciite nécrosante [bactérie mangeuse de chair] avancée. Ça avait été compliqué à diagnostiquer et à traiter, mais le patient s'en est toutefois sorti. C'est l'un des cas de ma carrière qui m'a marqué. Il y a également les cas de méningites qui sont souvent plus compliqués, car le temps joue contre nous», souligne le Dr Paradis.

Malgré ses 40 ans de carrière, le Dr Paradis n'est pas encore prêt à prendre sa retraite. Selon lui, plusieurs défis se pointent à l'horizon, notamment le projet Optilab. Et les microbiologistes sont particulièrement concernés.

Projet Optilab

Rappelons que le projet Optilab vise à regrouper les analyses dans des laboratoires centraux. L'Hôpital de Chicoutimi effectuera les analyses des patients du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec. «C'est un énorme défi pour la qualité des services et c'est primordial que le projet réussisse. Je crois au projet, mais il ne faudra pas qu'il y ait des lacunes, surtout en ce qui concerne les délais des analyses, surtout en ce qui concerne les maladies infectieuses, comme la méningite», souligne celui qui a été président de la Fédération des médecins spécialistes de 2006 à 2014.

Et à part la médecine ?

La famille et le sport. Voilà sans doute ce qui permet au microbiologiste Jean-François Paradis de s'évader.

Père de trois enfants, Jean-François Paradis pratique le ski alpin depuis des années. À l'époque, il a transmis cette passion à ses enfants. Aujourd'hui, c'est avec ses petits-enfants qu'il pratique son sport favori. «J'aime beaucoup skier en compagnie de mes petits-enfants, que j'ai initiés au sport très jeunes. C'est agréable de passer du temps en famille. Et je suis un peu moins sévère avec eux que je l'étais avec mes enfants! C'est l'avantage d'être grand-père!», lance le Dr Paradis, visiblement fier de sa famille.

Et ce n'est pas seulement la pratique du ski qu'il a transmise à ses enfants. En effet, les pommes ne sont pas tombées bien loin de l'arbre, puisque ses trois enfants sont docteurs également. «Un médecin de famille, un cardiologue et un dentiste!», précise Jean-François Paradis.

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