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Dre Stéphanie Bourgeois, interniste à Granby: faire la différence

La cardiologie occupe une place prépondérante dans l'horaire... (La Voix de l'Est, Janick Marois)

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La cardiologie occupe une place prépondérante dans l'horaire bien garni de la Dre Stéphanie Bourgeois, interniste au Centre hospitalier de Granby.

La Voix de l'Est, Janick Marois

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Il y a de ces gens qui carburent aux défis. La Dre Stéphanie Bourgeois, interniste au Centre hospitalier de Granby, est du nombre. Dès l'âge de 13 ans, la médecine s'est pointée sur sa trajectoire, véritable révélation. Par ailleurs, la dynamique spécialiste n'hésite pas à faire un pas de plus pour que ses patients recouvrent la santé. Ce qui l'a récemment menée à gravir le mont bolivien Acotango, une expédition au profit de la Fondation de l'établissement de santé.

Du plus loin qu'elle se souvienne, la Dre Stéphanie Bourgeois a toujours eu un lien particulier avec la médecine. Une fois sa voie tracée, jamais elle n'a bifurqué. «Très jeune, j'ai été exposée au milieu médical parce que j'ai une soeur handicapée. Contrairement à bien d'autres personnes, les hôpitaux ne m'effrayaient pas. Au contraire, je trouvais ça stimulant. Ça fait un peu cliché, mais j'ai toujours voulu être médecin. J'avais 13 ans quand j'ai su que c'était ce que je voulais faire dans la vie. J'avais tellement le focus sur mon objectif de carrière. S'il avait fallu que je ne sois pas acceptée, je n'avais pas de plan B.»

Lorsqu'on lui demande ce qu'elle préfère dans sa pratique d'interniste, la Dre Bourgeois répond sans hésiter «la polyvalence». «J'aime faire la différence dans la vie des gens, dit-elle. La médecine interne me permet d'avoir bien des outils pour y arriver. Malheureusement, c'est méconnu. Les patients arrivent dans mon bureau et ils n'ont aucune idée de ce que je fais. C'est une spécialité, mais ça reste assez général. On va se perfectionner dans les domaines où il y a des besoins dans notre milieu.»

Satisfaisant et dynamique

Ainsi, l'endocrinologie et la pneumologie font notamment partie du quotidien de la jeune spécialiste. La cardiologie occupe toutefois une place prépondérante dans son horaire bien garni. Une discipline qui la fait vibrer, concède celle qui a gradué en médecine interne à l'Université Laval en 2002. «Mon premier choix était la médecine familiale. Ma décision d'aller en médecine interne s'est précisée durant mes stages en externat. J'ai vu que j'étais attirée par les surspécialités. En fait, j'adore la cardiologie et j'ai la chance d'en faire en tant qu'interniste. Je peux aider concrètement les patients. C'est à la fois satisfaisant et dynamique. Il y a beaucoup de recherche pour ce type de pathologie. Et j'aime quand ça bouge, alors je suis comblée.»

Le fait de travailler au sein d'une équipe de neuf internistes au Centre hospitalier de Granby (CHG) permet également une «excellente cohésion» lors du suivi avec les patients. «En médecine interne, on a beau toucher à plein de disciplines, chaque membre du groupe a ses forces. Si je n'ai pas la réponse à une question, un de mes collègues l'a certainement. C'est un travail d'équipe. En fonctionnant comme ça, chaque [interniste] peut pousser ses connaissances dans un domaine précis. Ça fait toute la différence.»

C'est par ailleurs cette volonté de «toucher à tout» qui a fait pencher la balance vers Granby. «J'ai étudié à Québec, j'aurais pu rester là. Quand est venu le temps de choisir où aller travailler, j'ai choisi un endroit intermédiaire. Dans les grands centres, les hôpitaux ont des spécialistes dans toutes les disciplines. Ça restreint ton champ d'activité au plan professionnel. Je ne voulais pas ça. Au contraire, l'hôpital de Granby ne me mettait pas de barrière. En 15 ans de pratique ici, pas une seconde je n'ai remis mon choix en doute.»

Et à part la médecine?

Outre l'aspect professionnel, c'est pour se rapprocher de sa famille en Ontario que Stéphanie Bourgeois a choisi Granby. Le cadre naturel de la région et les infrastructures sportives de la municipalité ont aussi conquis la spécialiste. «Je suis une amoureuse de l'hiver. J'adore le ski alpin. Et l'été, je fais du vélo. Alors je suis bien servie dans la région avec les nombreuses montagnes, les pistes cyclables et les belles routes champêtres. La nature est une grande richesse et je ne peux pas imaginer ma vie entourée uniquement de béton.»

D'ailleurs, la Dre Bourgeois a récemment fait d'une pierre deux coups, jumelant sa passion pour les grands espaces et son boulot. Ceci en s'envolant, le 17 septembre, pour un périple de 14 jours au profit de la Fondation du CHG. L'argent amassé (66 000 $) a permis d'acheter un appareil d'échographie cardiaque. Le défi en question consistait à rallier le sommet du mont Acotango, à plus de 6000 mètres d'altitude, avec 11 autres excursionnistes. Une aventure qui restera à jamais gravée dans sa mémoire. «Ça a été une expérience extraordinaire. À la fois sur le plan humain et physique. En fait, j'ai réalisé que l'altitude est redoutable, dit-elle. Ça m'a pris du temps avant de m'acclimater. Se lever au petit matin, avec une lampe frontale et un déjeuner qui entre de travers, ça remet les choses en perspective. Je suis vraiment passée par toute la gamme des émotions.»

Bien qu'elle n'ait pas atteint la crête de la montagne - seuls trois grimpeurs ont réussi l'exploit -, Stéphanie Bourgeois a repoussé ses limites en franchissant le cap de 5950 mètres. «À cette altitude, j'avais de la difficulté à respirer. Ce n'est plus la même planète. Il n'y a plus de végétation. C'est une image que je n'oublierai jamais.»

La Dre Bourgeois a également réalisé un rêve qu'elle caressait depuis longtemps en achetant sa première moto. Enfourcher sa monture en compagnie de son conjoint lui permet de décrocher. «Rouler à moto, c'est une sensation de liberté. Les odeurs, les changements de température. Je suis dans ma bulle. Ça me permet de vivre la route», image-t-elle.

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