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Antoine Delage, pneumologue intensiviste à Québec: savoir prendre le temps

Le Dr Antoine Delage dépeint sa carrière comme une... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le Dr Antoine Delage dépeint sa carrière comme une série de «petites étapes» l'ayant mené au bon endroit au bon moment.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Certains diraient peut-être que le fait de traiter une vingtaine de patients quotidiennement et d'élever trois enfants de 3 ans et moins constitue un horaire de casse-cou, mais Antoine Delage préfère le terme passionné. Médecin pneumologue à l'Institut universitaire de cardiologie et pneumologie de Québec (IUCPQ), le trentenaire est responsable des endoscopies bronchiques au département de pneumologie et souffle cette année ses 10 bougies de pratique.

M. Delage dépeint sa carrière comme une série de «petites étapes» l'ayant mené au bon endroit au bon moment. Il faut dire que la pomme n'est pas tombée bien loin de l'arbre, puisque son père est cardiologue de formation et sa mère, médecin de famille. «J'ai toujours eu un intérêt pour les sciences. Aussi, j'ai baigné dans cet univers avec ma famille, alors ça m'a permis de voir la réalité de près. J'avais envie de faire de la recherche scientifique, mais entre-temps, j'ai été accepté en médecine», se souvient le diplômé de l'Université McGill. 

Après une résidence à l'Université de Montréal, il prend ensuite le chemin de l'IUCPQ où il apprécie la diversité de son champ d'intervention. En plus d'être à la barre des endoscopies bronchiques (quelque 3000 examens annuellement) avec une équipe de 15 employés, le médecin partage son temps entre les soins intensifs, la recherche et l'enseignement.

«En tant que médecin, j'aime le lien que je possède avec les patients. On a le pouvoir d'améliorer les procédures, de tester des traitements pour contribuer à mieux soigner. On brasse des idées aussi», décrit le Dr Delage avec enthousiasme. Il enchaîne en mentionnant que lorsqu'on fait ce qu'on aime, l'énergie est facile à déployer.

Ce qui le stimule particulièrement dans sa profession? «C'est un domaine tellement enrichissant en général! Il y a eu beaucoup de nouveautés en 10 ans, la technologie se développe et on rencontre des gens tant dans notre équipe que nos patients, qui vivent différentes réalités», mentionne-t-il. Il ajoute que la vocation universitaire de l'Institut le pousse à toujours se remettre en question et à suivre de près les avancées médicales, notamment au contact des étudiants.

Un devoir

Bien entendu, certains «cas» sont plus marquants que d'autres. Comme cette fois où une jeune patiente aux soins intensifs en attente d'une greffe de poumon a pu être sauvée grâce à un appareil d'appoint récemment développé et mis à sa disposition. Ou cette autre fois où le Dr Delage a croisé une dame au visage familier à un étage de l'Institut. «La femme était ici pour une hospitalisation et j'avais traité son mari dans le passé; l'homme était toutefois décédé. Elle m'a remercié pour mon travail et m'a dit qu'elle m'avait apprécié», se souvient-il avec plaisir.

S'il est impossible d'aspirer à sauver chaque patient, le médecin souligne qu'il est toutefois de son devoir de «prendre le temps». Parfois, l'aide médicale passe aussi par le soutien et le réconfort dans l'épreuve. «L'équilibre est toujours fragile entre la demande pour les soins et la façon dont on peut les livrer. Ce n'est pas vrai que l'on ne peut rien faire cependant, même dans des cas incurables. On peut toujours offrir une alternative ou encore diriger la personne vers des ressources», plaide M. Delage.

Et à part la médecine?

Lorsqu'il n'est pas au département de pneumologie, Antoine Delage passe du temps auprès de sa conjointe et de ses enfants, respectivement âgés de 3, 2 et 1 an. Sportif, le trentenaire pratique le ski et la randonnée alpine, mais aussi la course à pied depuis de nombreuses années. Il aime particulièrement emprunter la promenade Samuel-De Champlain et profite des beaux jours pour se rendre au travail à la course. Mordu de voyages, il apprécie tout autant la découverte des autres cultures et s'est pris d'affection pour le peuple népalais. «Ce sont des gens qui possèdent peu, mais qui sont heureux. Ça remet les valeurs à la bonne place... et il n'y a pas de connexion Internet au camp de base de l'Everest!»

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