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Dr Rola-Pleszczynski, allergologue et immunologue à Sherbrooke: complexe mais fascinant!

En deux jours de travail par semaine, le... (La Tribune, André Vuillemin)

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En deux jours de travail par semaine, le Dr Rola-Pleszczynski voit 800 nouveaux patients par an.

La Tribune, André Vuillemin

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(Sherbrooke) Marek Rola-Pleszczynski était le plus jeune membre de la toute première cohorte accueillie par la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke il y a 50 ans. Depuis, cet allergologue et immunologue au CIUSSS - CHUS de l'Estrie a vu sa spécialité se transformer, mais sa passion, elle, est demeurée parfaitement intacte.

«Je suis entré à la Faculté de médecine en 1966 avec des rêves de servir l'humanité, rien de moins! lance le Dr Rola-Pleszczynski. Quand ma cohorte a gradué en 1970, on était 26 étudiants, alors qu'aujourd'hui, ils sont environ 200 à obtenir leur diplôme chaque année.»

À 69 ans, Marek Rola-Pleszczynski continue de voir défiler les patients dans son bureau deux jours par semaine, tout en poursuivant ses travaux de recherche sur l'inflammation au Centre de recherche du CHUS.

«Je continue mes activités cliniques, alors que mes activités universitaires ont diminué pas mal depuis quelques années, parce que j'aime le contact avec les patients, dit-il. Aussi, c'est un domaine où il n'y a pas beaucoup de monde : en fait, on est seulement deux allergologues immunologues à Sherbrooke. La liste d'attente est donc assez longue. Si je m'en vais, ça va être plus compliqué!»

En effet, la main-d'oeuvre se fait rare en immunologie et allergie, et pas seulement à Sherbrooke. «À Montréal et à Québec, il y a pas mal d'immunologues, mais ailleurs en province, il n'y en a vraiment pas beaucoup», déplore le chercheur.

Et comment expliquer le manque d'intérêt pour cette spécialité de la part des étudiants en médecine? «Souvent, quand les étudiants ont à choisir leur spécialité, ils sont attirés par ce qu'ils ont vu beaucoup dans leur formation. Comme on est seulement deux immunologues ici, à Sherbrooke, il y a très peu de résidents qui viennent chez nous, alors ça ne les pousse pas à choisir cette spécialité. C'est le même principe dans presque toutes les autres régions», explique-t-il.

À lui seul, en deux jours de travail par semaine, le Dr Rola-Pleszczynski voit 800 nouveaux patients annuellement, mais ce nombre est loin d'être suffisant. «S'il ne s'en rajoutait pas sur la liste d'attente, en dedans de deux ans, j'aurais vu tous les patients en pédiatrie allergie qui attendent, note-t-il. Mais évidemment, chaque semaine, il s'en rajoute!»

Évolution

Pourtant, à écouter Marek Rola-Pleszczynski parler de sa profession, on devient rapidement persuadé que l'immunologie est la spécialité la plus intéressante de toutes.

«J'ai d'abord fait ma résidence en pédiatrie, parce que j'adore travailler avec les enfants, puis j'ai fait ma sous-spécialité en immunologie et allergie parce que je voulais répondre aux questions que les gens se posent souvent, et que je me posais aussi, comme «pourquoi est-ce qu'on devient allergique?» raconte-t-il. Le système immunitaire est assez complexe, et beaucoup de gens sont effrayés par ça, mais moi, ça me fascinait.»

Depuis que le Sherbrookois a effectué deux stages de perfectionnement aux États-Unis, à l'Université Georgetown de 1973 à 1975 et à l'Université Harvard l'année suivante, sa spécialité a grandement évolué.

«Les possibilités de traitement se sont beaucoup améliorées, surtout au cours des 10 dernières années, constate-t-il. Il existe maintenant des traitements avec des anticorps qui visent certains secteurs du système immunitaire, autant pour l'arthrite, les allergies, l'urticaire chronique, etc.»

«Pour ce qui est des allergies alimentaires, quand j'ai commencé, il n'y avait rien qui pouvait être fait, sauf d'éviter l'aliment, ajoute-t-il. Maintenant depuis quelques années, il y a des essais de désensibilisation qui commencent.»

Toutefois, certaines questions fondamentales demeurent. «Ce qu'on ne comprend pas encore bien, c'est pourquoi quelqu'un devient allergique. Une fois qu'une personne est allergique, on commence à être bons pour poser un diagnostic précis et l'aider. Mais pourquoi quelqu'un qui mange des crevettes pendant 40 ans devient soudainement allergique aux crevettes? Ça, ce n'est pas bien connu.»

Et à part la médecine?

S'approchant peu à peu de la retraite, Marek Rola-Pleszczynski travaille moins qu'il l'a déjà fait, et a donc davantage de temps pour se consacrer à une autre de ses grandes passions : la photographie.

«J'en fais plus sérieusement, et avec un souci plus artistique, depuis 15 ans à peu près», indique ce membre et ancien président du Club photo de Sherbrooke. «Je fais surtout des paysages, parce que j'aime beaucoup la nature, les fleurs, dit-il. Je fais aussi du portrait de temps en temps.»

Quand La Tribune l'a rencontré, l'allergologue immunologue revenait tout juste d'un voyage en Europe avec sa femme, lors duquel il a pu croquer les plus beaux paysages de l'Italie et de l'Irlande, entre autres.

«J'aime beaucoup voyager, et j'en profite toujours pour prendre énormément de photos, mentionne-t-il. [...] Quand je suis allé en Irlande, j'ai rencontré un photographe qui vit là-bas, qui connaissait bien les meilleurs endroits pour la photo et les bons moments pour s'y rendre. C'était super!»

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