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Anne-Laure Chetaille-Nezondet, spécialiste en rhumatologie pédiatrique: leçons de courage tous les jours

La Dre Anne-Laure Chetaille-Nezondet apprécie particulièrement le volet... (Le Soleil, Erick Labbé)

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La Dre Anne-Laure Chetaille-Nezondet apprécie particulièrement le volet enquête de son travail.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Spécialiste en rhumatologie pédiatrique, Anne-Laure Chetaille-Nezondet a toujours voulu être médecin. Son rêve est devenu réalité après ses études à Marseille avant qu'elle prenne racine à Québec en 2005.

Pourquoi Québec? «À cause des grands espaces et du plein air que j'ai découvert ici», précise-t-elle. Lorsqu'elle a été recrutée à cause de sa surspécialisation en pédiatrie, le choix a été facile à faire. D'autant plus qu'elle avait suivi cette formation à Boston, la reconnaissance des diplômes était plus simple.

La rhumatologie, c'est assez complexe, expose-t-elle. Notamment lorsqu'elle doit traiter des maladies auto-immunes ou des cas d'inflammation touchant les organes vitaux. Elle ne traite donc pas seulement des cas de hernies discales ou de ménisques déchirés.

La Dre Chetaille-Nezondet aime particulièrement le côté enquête et investigation pour poser le bon diagnostic. «Avec les enfants, j'ai des cas aussi complexes que l'arthrite juvénile chez des enfants d'un an à peine. Chez les petits bébés potelés, ce n'est pas évident à première vue. Il y a parfois des maladies rares, comme les maladies orphelines. Mais il y a encore les connectivités, l'inflammation des tissus conjonctifs, et la vasculite, une inflammation des vaisseaux sanguins. Ou encore des maladies auto-immunes qu'il faut bien identifier pour soulager le patient», continue-t-elle.

Soulager, c'est le grand terme. Les formes d'arthrite juvénile ne se guérissent pas toutes. Il y a parfois des rémissions, sans savoir quand la maladie réapparaîtra. Il faut donc soulager et contrôler, car il y a des cas où la maladie s'étend, avec toutes les déformations que cela peut entraîner.

«C'est toujours un choc pour les patients jeunes ou plus âgés, et pour les parents aussi. Il faut donner beaucoup d'information aux parents, les rassurer quant à l'avenir et à la qualité de vie de leurs enfants», expose-t-elle. Il y aura les interventions des infirmières, de l'ergothérapeute, de la physiothérapie, des conseils de la diététiste pour l'alimentation.

Si la pharmacologie a fait des pas de géant au fil des ans, incluant entre autres des agents biologiques et des anticorps pour les traitements, les craintes ne s'atténuent pas avec une pilule.

Groupe de soutien

Confrontée aux inquiétudes des parents et à leur stress, la Dre Chetaille-Nezondet a mis sur pied en 2011 un groupe de soutien nommé AIDE entrAIDE. Elle en est très fière. Elle a vu des jeunes s'entraider durant le premier camp tenu cet été. Par exemple, l'un montrait à un nouvel arrivant comment procéder avec les injections intramusculaires.

Les rencontres de groupes permettent aux parents de partager leurs expériences, d'être en contact avec des spécialistes, d'assister à des conférences, divers moyens pour compléter la prise en charge des soins. Pour elle, il s'agit d'un bon moyen de briser le silence et l'isolement des parents et des enfants.

«Nous avons même des ressources financières, précise la Dre Chetaille-Nezondet, car des mères doivent quitter leur emploi pour prendre soin de l'enfant en bas âge. Mais le plus important, ce sont les participants qui partagent entre eux.»

Même si elle affirme qu'il y aura une période difficile à passer, elle est confiante que les choses s'amélioreront. Cela n'aura pas le même impact qu'un parent racontant à un autre sa traversée du tunnel. Il y a vraiment de la lumière à la sortie, c'est très important et très rassurant de l'apprendre par des parents qui ont vécu l'expérience, affirme-t-elle. Elle demeure toujours passionnée par sa pratique. 

«Je vois de nombreuses leçons de courage au quotidien : des jeunes et des adultes qui s'adaptent, qui gardent non seulement espoir, mais qui reprennent goût à la vie», avoue-t-elle.

Et à part la médecine?

La famille, c'est la première passion d'Anne-Laure Chetaille-Nezondet, mère d'un garçon et de deux filles de 19, 17 et 12 ans.

Elle est aussi une adepte inconditionnelle de plein air, des longues randonnées et de trekking dans les régions montagneuses. Les randonnées dans les Alples ou les Pyrénées, mais aussi au Pérou, il n'y a pas si longtemps. Elle précise : c'est le plein air qui l'a menée jusqu'au CHUL, car elle a découvert les grands espaces de la région pour la première fois lors de son voyage de noces à Québec.

L'une des dernières expéditions a été vécue en famille, sac à dos pour tout le monde, tout en dormant dans des hamacs, car le temps à Hawaii était idéal pour ce type d'aventure avec les enfants.

«Tout le monde a adoré l'expérience, se souvient-elle. C'était magnifique. Ce fut un excellent moment de partage en famille.»

L'hiver québécois, elle a appris à le dompter, elle qui a connu la douceur des hivers méditerranéens à Marseille. L'hiver, le ski de fond et la raquette remplacent les bottes de randonnée.

Et, comme elle aime cuisiner, son potager et les herbes fraîches donnent le ton aux repas familiaux.

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