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Dr Lionel Dignowity, chirurgien plastique: du Mexique au Saguenay

Le chirurgien plastique Lionel Dignowity montre à sa... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le chirurgien plastique Lionel Dignowity montre à sa patiente un implant mammaire.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(Saguenay) À 13 ans, Lionel Dignowity savait déjà ce qu'il voulait faire quand il serait plus grand. C'est en assistant à une longue et délicate opération de réimplantation des doigts qu'il a su qu'il deviendrait chirurgien.

«J'avais 13 ans et par un concours de circonstances, j'ai eu la chance d'assister à une opération de 12 heures. En sortant du bloc, j'ai su que je voulais devenir chirurgien et faire des reconstructions», raconte le médecin d'origine mexicaine, qui est arrivé au Saguenay il y a trois ans. Aujourd'hui, le Dr Dignowity dirige le Département de chirurgie plastique de l'Hôpital de Chicoutimi.

S'il a décidé de plier bagage et de s'installer au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce n'est pas pour des raisons professionnelles. Son ex-femme et lui voulaient offrir un meilleur avenir à leurs trois enfants. 

«Au Mexique, ça allait vraiment bien pour moi. Professionnellement, ce n'était pas intéressant de quitter mon pays, mais pour les enfants, c'était un meilleur choix. Et c'est très difficile, voire impossible pour un médecin étranger de pouvoir pratiquer dans son domaine au Canada. J'ai été très chanceux, mais ç'a aussi été une belle leçon d'humilité, car j'ai eu à repasser plusieurs examens!» raconte Lionel Dignowity, qui a fait de la chirurgie reconstructrice durant de nombreuses années avant de se tourner vers l'esthétisme et d'ouvrir son propre cabinet au Mexique.

«Je n'en pouvais plus de voir autant d'horreur et faire trois ou quatre chirurgies par jour. Des grands brûlés ou des enfants, j'ai eu à en opérer plusieurs fois. Le côté esthétique m'attirait beaucoup et j'avais du talent dans ce domaine, alors je me suis finalement dirigé vers cette forme de médecine», explique le chirurgien, qui détient une formation de chirurgien général en plus de celle de chirurgien plastique. 

«Selon moi, la chirurgie plastique est la spécialité la plus complète, puisqu'elle nous permet de toucher à tous les tissus du corps humain. Nous pouvons aussi bien faire une chirurgie de l'estomac que des oreilles!» souligne le Dr Dignowity. 

Sa spécialité? La chirurgie du sein. «C'est sans aucun doute ce que je préfère. On dit souvent qu'on préfère ce dans quoi on a du talent. Et c'est le cas pour moi. J'ai de beaux résultats et de bons commentaires. J'aimais aussi faire des chirurgies postbariatriques [enlever l'excédent de peau à la suite d'une perte de poids majeure], mais je n'ai pas la chance d'en réaliser ici», note celui qui pratique une cinquantaine de chirurgies par mois à l'Hôpital de Chicoutimi. Il se spécialise surtout dans la chirurgie du sein, que ce soit purement esthétique ou une opération reconstructrice à la suite d'un cancer ou d'une diminution mammaire.

Bien qu'il adore la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et le Québec en général, son arrivée ici a tout de même été un choc pour lui. Surtout du point de vue culturel. 

«Au Mexique, les chirurgiens plastiques sont vus comme des médecins très importants. C'est presque le top de la médecine. Ici, ce n'est pas la même réalité. Je ne dirais pas qu'ils sont mal perçus, mais ils sont plutôt vus comme des médecins plus superficiels. Il a fallu que je m'habitue à cette réalité», explique-t-il. 

Certaines chirurgies qu'il pratiquait régulièrement au Mexique n'ont pas la cote ici. «Je faisais beaucoup de liposuccion suivie d'une lippogreffe des fesses. Ici, les femmes ne sont pas vraiment intéressées par ce genre d'intervention. Disons que la culture est différente!» lance le Dr Dignowity, ajoutant que tous les chirurgiens esthétiques ont un côté artistique fort développé.

Et à part la médecine?

En arrivant au Québec, le Dr Lionel Dignowity s'est découvert une nouvelle passion. La motoneige.

«J'ai découvert la motoneige l'hiver dernier. J'ai eu un véritable coup de foudre et j'ai déjà hâte que la neige arrive!» lance le chirurgien, en riant. Mexicain d'origine, Lionel Dignowity a eu un peu de difficulté à s'habituer à l'hiver québécois. «Il fallait que je trouve un moyen de m'y faire et d'apprécier la neige. Je trouvais les hivers interminables. Deux amis m'ont proposé la motoneige, mais j'étais hésitant, puisque j'adore la vitesse et les engins motorisés. Je n'ai pas de moto parce que je me connais, je sais que je suis attiré par la vitesse. Alors j'avais un peu peur de monter sur une motoneige», raconte-t-il.

Mais ses amis ont toutefois insisté et c'est l'hiver dernier que le chirurgien s'est laissé tenter. «J'ai eu la piqûre instantanément! Après ma balade, je suis immédiatement allé m'acheter une motoneige! Ça m'a réconcilié avec vos hivers et avec la neige. J'attends impatiemment les premiers flocons», souligne le Dr Dignowity, qui a d'ailleurs adoré ses promenades en motoneige sur les monts Valin. 

«En plus d'aimer la vitesse, j'aime beaucoup les paysages et ici, je suis servi», ajoute le chirurgien plastique.

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