Médecins spécialistes

Dr Mario Dallaire, interniste à Gatineau : quand le diagnostic est difficile

Intégré au groupe d'oncologistes qui traitent le cancer,... (Le Droit, Patrick Woodbury)

Agrandir

Intégré au groupe d'oncologistes qui traitent le cancer, le Dr Mario Dallaire a souvent à annoncer une mauvaise nouvelle à un patient.

Le Droit, Patrick Woodbury

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

ZONE Médecins spécialistes

Actualité

ZONE Médecins spécialistes

ZONE Médecins spécialistes description »

Huguette Young

Collaboration spéciale

Le Droit

(Ottawa) Le défi du diagnostic. Voilà ce qui continue de passionner Mario Dallaire, un spécialiste de la médecine interne à l'hôpital de Gatineau, et ce, même si le diagnostic peut être catastrophique.

Intégré au groupe d'oncologistes qui traitent le cancer, il a souvent à annoncer une mauvaise nouvelle à un patient. Ses collègues ne l'envient pas mais, pour lui, la médecine demeure une belle profession. Les lourdeurs administratives et les grandes réformes, il s'en passerait certes, mais le contact humain avec les patients lui apporte beaucoup sur le plan personnel.

Même si le Dr Dallaire n'est pas formé en oncologie, son bagage en cette matière acquis lors de son séjour de 10 ans à Rouyn-Noranda lui a servi en arrivant dans la région de Gatineau il y a 14 ans.

«Quand je suis arrivé ici, il y avait très peu d'oncologues. J'ai donc pu donner un bon coup de main et je me suis intégré au fil du temps à l'équipe, explique-t-il lors d'une longue entrevue au quotidien Le Droit. Je fais le même travail. Parfois, je vais voir mes collègues pour une question plus pointue mais dans tout ça, il y a les connaissances et il y a beaucoup le contact avec les patients qui est plus un art qu'une science. Donc, s'adapter à leur niveau de compréhension, s'adapter au niveau de stress par rapport à leur santé, ce sont des choses qui m'allument. On a vraiment l'impression de pouvoir les aider.»

Cette dimension de la médecine, le contact humain, lui faisait peur lorsqu'il envisageait de faire des études dans ce domaine.

«M'occuper de la vie des gens à 17, 18 ans, c'est un peu impressionnant. Qu'est-ce que je vais aller faire là-dedans?» raconte le Dr Dallaire.

Mais il s'y est fait au fil des ans.

Lorsque Le Droit l'a rencontré, il venait d'annoncer à une patiente que le cancer s'était répandu dans son cerveau «et que ça va aller mal dans la prochaine année». Et même si celle-ci s'en doutait, son rôle, dit-il, c'est d'être présent, de l'appuyer et de la traiter sans pleurer, si possible.

«Les gens dans cette situation-là, ils ont des questions. C'est souvent la question : combien de temps qu'il me reste? Ils veulent avoir une idée, ils ne veulent pas juste avoir des fleurs.»

Lorsqu'il doit annoncer une mauvaise nouvelle à des patients de longue date ou à des jeunes atteints d'un cancer, «ça me tire une petite larme mais je ne pense pas que les gens ont besoin de quelqu'un qui pleure avec eux. Ils amènent quelqu'un avec eux pour ça.»

C'est un peu par hasard qu'il est tombé sur la médecine interne à Rouyn-Noranda, là où il voulait s'installer après ses études. Il s'agit d'une spécialité mal connue mais très variée qui traite tous les organes et qui peut donc s'avérer utile pour diagnostiquer un problème mal défini.

«J'ai compris grâce à un stage à Rouyn-Noranda comment ça pouvait être intéressant. Tu vois un patient, il a fait un infarctus, tu t'en occupes, tu vois un autre patient, c'était une pneumonie qu'il a faite, tu vois un autre patient, c'est une masse qui pousse dans son ventre...»

Certes, le diagnostic peut être difficile à annoncer, mais il préfère donner l'heure juste. «Je suis pour la vérité comme elle est. Et je pense qu'au bout de la ligne, les gens apprécient plus.»

Et à part la médecine?

Du temps pour les loisirs, le Dr Mario Dallaire n'en prend pas beaucoup . Mais quand il le peut, il fait de la voile, joue au golf et chante dans une chorale.

Mais la réponse ne se fait pas attendre lorsqu'on lui demande si la voile le passionne autant que la médecine :

«Ce n'est pas du tout le même niveau. Depuis deux ans, on est déménagés sur le bord de la rivière Gatineau. Ça fait que le petit voilier est venu avec ça, ce qui fait que c'est encore relativement nouveau. Ça me permet de petites sorties d'une heure sur mon voilier, c'est amusant mais on s'est toujours amusé!»

Son travail est très prenant. Car en plus de veiller sur ses patients, le Dr Mario Dallaire forme les résidents qui font des stages pratiques à l'hôpital de Gatineau. Il accueille des résidents en médecine familiale et surtout en médecine interne, sa spécialisation.

Taillé sur mesure, le programme en région n'a rien à voir avec la formation offerte par les grands hôpitaux de Montréal où l'on trouve toutes les spécialités du monde. «Il y a même des spécialistes des spécialistes», lance le Dr Dallaire, sourire en coin.

Président de l'Association des spécialistes de la médecine interne du Québec, il trouve l'expérience de former des médecins plutôt enrichissante, surtout lorsqu'il peut parler du contact avec les malades.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer