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Dr Pierre-Luc Dion, dermatologue à Québec : bien plus apaisant qu'un médicament

Le Dr Pierre-Luc Dion  est le seul dermatologue... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le Dr Pierre-Luc Dion  est le seul dermatologue au Québec spécialisé dans les affections touchant les organes génitaux masculins.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Seul dermatologue au Québec spécialisé dans les affections touchant les organes génitaux masculins, le Dr Pierre-Luc Dion rencontre bien des hommes décontenancés par des rougeurs inhabituelles dans cette partie de leur anatomie.

Ces patients-là se sentent coupables, gênés, très mal à l'aise au point d'être angoissés, voire dans un état de détresse. Le dermatologue prend alors les devants pour diminuer les tensions : ce n'est pas contagieux, ça ne s'attrape pas lors d'une relation sexuelle et ça ne se transmettra pas non plus de cette manière.

«Je vois chaque semaine des épaules se détendre. La pression vient de disparaître. Ce sont tous les non-dits qui minent la personne», affirme le spécialiste né à Saint-Nicolas. Pourtant, ces hommes ont déjà consulté leur médecin de famille, passé une multitude de tests sans jamais être totalement rassurés, car ils n'ont jamais osé poser la question fondamentale qui les tourmente : «Est-ce une maladie transmise sexuellement? Ça s'attrape comment?»

Et lorsque l'angoisse se dissipe, que la peur fait place au soupir de soulagement, les hommes lui diront : «Si j'avais eu une tache semblable dans le dos, je n'aurais jamais paniqué autant.» Comme quoi son rôle de démystifier la pathologie est plus apaisant que tous les médicaments.

Bien que l'appareil génital masculin puisse contracter une ITSS (infection transmise sexuellement ou par le sang), il pourrait aussi s'agir d'une inflammation, d'un cancer ou d'une autre cause dermatologique, explique le Dr Dion.

Mais dans tous les cas, le dermatologue doit voir de ses yeux. Pas question de consultation téléphonique seulement ou par caméra Web. Il faudrait de la diffusion en ultrahaute définition. Et encore... Rien ne vaut l'examen de visu. «Il faut voir l'affection de la peau, affirme-t-il. La couleur et les formes, tout est important. Une plaie rouge... mais quelle est la teinte de rouge : violacée ou orangée? Plutôt rose ou bourgogne? C'est cela qui me permettra de poser un diagnostic.»

Voir le problème, c'est essentiel. Mais le Dr Dion avoue que voir les résultats, c'est aussi encourageant pour le professionnel que pour le patient. «Je prescris une crème et quelques semaines plus tard, je vois le résultat. Ce n'est pas comme contrôler le diabète, ça ne se voit pas nécessairement dans le visage du patient. Dans mon cas, je le constate.»

Pour sa surspécialisation en dermatologie concernant les organes génitaux masculins, il doit compter sur toute la connaissance de la dermatologie de base qu'il a acquise avant son stage d'une année à Paris. Ses patrons de l'Université Laval connaissaient les bonnes personnes et il a pu trouver un milieu accueillant pour poursuivre sa formation.

Pas le premier choix

Pourtant, la dermatologie n'était pas son choix lors de ses études en médecine. Il pensait davantage à la médecine interne.

«C'est un patron de stage à Sherbrooke qui m'a influencé et qui m'a fait découvrir la beauté de la dermatologie, se souvient-il. C'est lui qui m'a donné le goût d'aller plus loin. J'ai vu beaucoup d'avantages à cause de la variété de clientèle. Je traite autant des enfants, des adolescents, de jeunes adultes, des gens d'âge mûr et d'autres plus âgés. Il n'y a pas que l'acné, les verrues ou l'eczéma. Ce peut être un problème avec les ongles, les cheveux, des maladies génétiques. Et il y a des chirurgies mineures qui me permettent de pratiquer le côté manuel de la médecine. Et la recherche ou les cas lourds et complexes qui font davantage appel à tout l'aspect cérébral.»

Et à part la médecine?

En dehors de sa pratique médicale, le Dr Pierre-Luc Dion aime les voyages. Il a mis les pieds sur tous les continents, sauf l'Antarctique, dit-il avec sérieux.

Planifier des voyages en lisant tout ce qui lui tombe sous la main, c'est une passion. Il veut dénicher le petit coin que pratiquement personne ne songe à visiter ou le restaurant qui n'est pas envahi par les touristes.

«Je ne cherche pas nécessairement à aller vivre chez les gens du pays, confie-t-il. Par contre, me retrouver dans un restaurant typique de telle ville, de tel pays, sans que ce soit le rendez-vous des touristes, ça me permet de voir comment se passe la vie normale.»

Voyager et courir 

Lire et apprendre pour voyager, c'est une passion. Mais visiter une ville au pas de course donne un tout autre point de vue du paysage ou de l'architecture. «Je ne suis pas un sportif, affirme-t-il. Je me suis mis à la course à pied récemment pour garder la forme. Alors, je fais aussi de la course dans les villes et les pays que je visite.»

Sinon, ce sont des temps en famille, les parents, les frères et soeurs, ou avec sa conjointe aussi dermatologue en train de compléter à son tour une surspécialisation dans ce champ de pratique.

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