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Dre Karine Tousignant, néphrologue à Trois-Rivières : la personne au-delà du patient

La Dre Karine Tousignant a découvert le vélo en... (Le Nouvelliste, Sylvain Mayer)

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La Dre Karine Tousignant a découvert le vélo en arrivant à Trois-Rivières. Un ami l'a initiée à ce sport, qui est vite devenu une passion pour elle.

Le Nouvelliste, Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) Karine Tousignant se souviendra toujours du jour où elle a annoncé à sa famille qu'elle avait choisi, au terme de ses études médicales à l'Université de Sherbrooke, de se spécialiser en néphrologie. «On m'a dit : "C'est quoi, ça?" Tu pourrais pas choisir quelque chose qui s'explique un peu mieux à la famille?»

La jeune néphrologue explose de rire en racontant cette anecdote, elle que rien ne prédestinait à la médecine et encore moins à cette spécialité médicale qui s'intéresse aux maladies rénales. Plus jeune, devant son piano, elle rêvait de faire partie d'un orchestre. Puis, quelques années plus tard, elle aurait bien suivi les traces de sa mère dans les corridors des écoles pour aller enseigner, elle aussi.

Mais c'est au secondaire, lors de la fameuse dissection d'un oeil de boeuf en biologie, qu'elle a eu le déclic. Pendant que certains camarades tentaient de ne pas vomir de dégoût, Karine Tousignant s'est surprise à aimer cet exercice. «Je trouvais ça étrange d'aimer ça. Mais j'ai vite compris que j'avais un réel intérêt pour les sciences, pour l'anatomie, que j'avais besoin de comprendre comment ça marchait», se souvient-elle.

Lors de ses études générales en médecine, elle obtient une note plutôt moyenne lors de la phase d'apprentissage de la néphrologie, avoue-t-elle. Mais quand elle fait son stage au CHU de Sherbrooke, elle a suivi la néphrologue Mélanie Masse, qui deviendra rapidement un modèle pour elle. «Elle était dynamique, les patients l'aimaient. Ce n'était jamais une corvée pour elle que de s'occuper d'eux. J'ai tout de suite su que c'était ce genre de médecin là que je voulais être», dit-elle.

De repentigny à Trois-Rivières

C'est ainsi que le 1er octobre 2006, il y a tout juste 10 ans, la jeune femme de Repentigny a mis les pieds à Trois-Rivières pour entamer sa pratique. À travers l'équipe médicale, les installations et la vie sociale qui se construit autour, Karine Tousignant apprécie également la présence d'un campus de l'Université de Montréal à Trois-Rivières, où elle finira elle aussi par enseigner la médecine à ses futurs collègues, à travers le suivi de ses patients.

À 38 ans, sans enfant et célibataire, la Dre Tousignant a choisi de consacrer de nombreux temps libres à rendre la vie de ses patients plus belle. Elle choisit de s'impliquer dans l'organisation de la marche pour la Fondation canadienne du rein, mais également à organiser une fête de Noël réservée aux patients en dialyse de l'hôpital de Trois-Rivières.

«Les patients en hémodialyse, ils peuvent passer parfois jusqu'à 12 heures par semaine à l'hôpital, branchés sur une machine. On les voit des années de temps et ça finit par devenir une grande famille. Et pour certains d'entre eux, ils n'ont pas de famille proche. Des fois, notre souper de Noël sera la seule fête de Noël qu'ils auront», explique-t-elle pour motiver son implication.

«Ça nous permet de connaître les gens autrement que juste comme des patients. Ce ne sont pas juste des numéros. Un patient, ce n'est pas juste un corps, pas juste une maladie. C'est aussi un papa, une grand-maman, une personne qui a des craintes, des passions, qui a une vie en dehors de l'hôpital.»

Et à part la médecine?

Autoproclamée «patate de divan» quand elle était plus jeune, Karine Tousignant découvre le vélo en arrivant à Trois-Rivières. Un ami l'initie à ce sport, qui deviendra vite une passion pour elle.

Depuis, elle a enchaîné les périodes d'entraînement, et s'est lancée dans le Grand Défi Pierre Lavoie, qu'elle a terminé chaque année depuis cinq ans. Avec un groupe de néphrologues d'un peu partout au Québec, l'équipe «Le tour de rein» en profite pour faire la promotion des saines habitudes de vie, un «must» quand on travaille en médecine, croit-elle.

Le suicide d'un confrère il y a quelques années lui aura également fait réaliser l'importance de prendre soin d'elle et, surtout, de penser à autre chose que la médecine. «C'est ma façon de décrocher, le vélo. Quand je force dans une côte, c'est impossible de penser à la prise de sang de ma patiente. Ça prend ça pour avoir une vie équilibrée», signale celle qui, depuis, a transmis la passion du vélo à ses parents, pourtant bien sédentaires eux aussi.

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