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Dr Patrice Guay, pédiatre à Granby : de la faune marine à la nature humaine

La médecine a plusieurs ramifications. Lorsqu'est venu le temps... (La Voix de l'Est, Janick Marois)

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La médecine a plusieurs ramifications. Lorsqu'est venu le temps de choisir sa branche, le Dr Patrice Guay s'est tourné d'instinct vers la pédiatrie.

La Voix de l'Est, Janick Marois

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Gamin, Patrice Guay était passionné des requins. De tout ce qui fourmille dans les océans, en fait. Le choix logique était de se diriger vers la biologie marine. Ce qu'il a fait. Or, il a déchanté une fois atteints les rangs universitaires. La faune aquatique ne l'allumait pas autant qu'il l'aurait cru. Le pont vers la médecine s'est présenté naturellement; et il l'a traversé volontiers.

La médecine a plusieurs ramifications. Lorsqu'est venu le temps de choisir sa branche, Patrice Guay s'est tourné d'instinct vers la pédiatrie. «J'ai toujours eu de la facilité avec les enfants. En même temps, la pédiatrie est vaste. Ça te permet de toucher à tout. Et c'est une pratique qui est gratifiante, fait valoir le spécialiste. Oui, il y a des histoires tristes qui finissent mal. Mais généralement, les choses évoluent positivement.»

Bien qu'il ait apprécié son passage sur les bancs d'école, le pédiatre en devenir a réellement pris le pouls de sa profession durant sa résidence. «La théorie, c'est une chose. Mais il n'y a rien qui équivaut au réel contact humain. Même si on ne fait pas de soins de pointe en cardiologie ou en gastro[entérologie] avec des équipements high-tech, la pédiatrie demeure près des gens. C'est ce que j'aime.»

Alors que le spécialiste entame en 1998 la dernière ligne droite avant de voler de ses propres ailes, une ombre se profile à l'horizon. «On parle de pénurie de médecins depuis un bout au Québec. Les choses étaient tout autres vers la fin des années 1990. On se faisait dire qu'on aurait de la difficulté à trouver un emploi. On a perdu plusieurs collègues dans notre cohorte qui ont changé pour la médecine familiale.» Or, il en fallait davantage pour convaincre le futur pédiatre de changer de cap. 

Synergie et qualité de vie

Une fois bien en selle, le Dr Guay a dû décider où il allait pratiquer. Un choix déchirant puisque plusieurs options se trouvaient sur la table, notamment Trois-Rivières et Granby, sa ville natale. Il a finalement tranché en faveur de sa municipalité d'origine. «Certains pourraient croire que je suis retourné au bercail en revenant à Granby. Mais ce n'est pas l'argument qui a fait pencher la balance, image-t-il. Moi et ma conjointe, on a pesé le pour et le contre et l'environnement cadrait plus avec ce qu'on recherchait. En termes de qualité de vie, d'infrastructures sportives, de cadre naturel et de services, c'était un choix tout à fait logique.» 

Toutefois, le travail dans une clinique en région se révèle un défi à la fois logistique et humain, comportant son lot de déceptions. «On a travaillé durant plusieurs années à deux [médecins] alors qu'on dessert un vaste territoire. C'est frustrant de voir des personnes sur une liste d'attente pendant un an et de ne pas être capable de les rencontrer. Par chance, deux collègues se sont ajoutés. Ça a changé la synergie de toute l'équipe.»

Évolution

Après toutes ces années de pratique, la profession a-t-elle évolué pour le mieux? «Je crois que oui. Comme dans n'importe quoi, il y a toujours des choses qui accrochent. Mais somme toute, je suis toujours heureux de mon choix, dit-il. Les technologies évoluent rapidement et ça permet de nouvelles découvertes médicales. Tant mieux.»

Et à part la médecine?

Contrairement à certains de ses collègues médecins, Partrice Guay n'a aucune difficulté à faire la coupure entre son boulot et sa vie personnelle. La pratique d'une foule de sports, notamment, lui permet de décrocher. «Plus jeune, j'étais un joueur de basketball. Je fais aussi de la course à pied, quelques compétitions par-ci, par-là. Puis de la randonnée. J'aime me retrouver en nature. Le sport a toujours pris une place importante dans ma vie.» 

Mais le cyclisme demeure son dada. Une passion qu'il partage avec le benjamin de ses deux fils, âgés de 17 et 20 ans. «Mon fils fait de la compétition et je le suis un peu partout. Cet été, j'ai parcouru près de 5000 kilomètres. Ça me permet de joindre l'utile à l'agréable en faisant ce que j'aime tout en découvrant de nouveaux coins de pays.»

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