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Le coup de foudre pour la neurologie

C'est en voyant un médecin diagnostiquer une maladie... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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C'est en voyant un médecin diagnostiquer une maladie après avoir effectué un examen neurologique de base que le neurologue Jean Mathieu a voulu aller plus loin dans cette spécialité qu'il qualifie de complexe et de très intéressante.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(Saguenay) Originaire de Victoriaville, c'est en arrivant au Saguenay-Lac-Saint-Jean que le Dr Jean Mathieu a commencé à s'intéresser aux maladies neuromusculaires dégénératives. Aujourd'hui directeur de la clinique Le Parcours de l'Hôpital de Jonquière et du groupe de recherche interdisciplinaire sur les maladies neuromusculaires, le neurologue suit et traite pas moins de 1700 patients.

Le Dr Jean Mathieu s'est toujours intéressé à la biologie. «Je n'ai jamais caressé le rêve de devenir médecin lorsque j'étais enfant. Je n'avais pas de médecin dans ma famille ni de cas de maladie qui aurait pu me pousser à faire ma médecine. Mais lorsque je me suis inscrit en biologie, j'ai aussi fait ma demande en médecine et j'ai été accepté. Mon histoire est aussi simple que ça!» lance le neurologue.

C'est en faisant sa résidence qu'il a eu un coup de foudre pour la neurologie. «C'est une spécialité très complexe, avec une foule de cas intéressants. Lorsque j'ai vu un médecin diagnostiquer quelque chose en faisant un simple examen neurologique de base, j'ai voulu aller plus loin dans cette discipline», raconte le

Dr Mathieu, qui s'est installé au Saguenay-Lac-Saint-Jean en 1981.

«Je suis arrivé à l'Hôpital de Chicoutimi parce qu'on avait besoin d'un neurologue et c'est ici que j'ai commencé à m'intéresser aux maladies neuromusculaires, puisqu'il y avait beaucoup plus de cas ici qu'ailleurs. J'ai compris qu'il y avait de la place pour une clinique spécialisée pour traiter et suivre tous ces patients.»

Il fonde alors la clinique des maladies neuromusculaires Le Parcours, qui compte aujourd'hui 1700 patients. C'est le Dr Jean Mathieu qui suit et traite toutes ces personnes.

Au fil des ans, le neurologue a vu évoluer sa spécialité avec l'arrivée, entre autres, de l'imagerie par résonnance magnétique.

«Disons que c'était pas mal plus complexe de poser un diagnostic lorsqu'on se fiait seulement à l'examen neurologique de base. Avec la résonnance magnétique, on lit dans le cerveau comme dans un livre ouvert. Mais l'examen neurologique de base [réflexe, force, coordination] restera toujours le premier geste à poser pour un neurologue», note le Dr Mathieu.

Travaillant auprès de personnes atteintes de maladies dégénératives, le neurologue n'est-il pas parfois découragé?

«C'est certain que je ne guéris pas mes patients, du moins, pour la plupart. Mais nous essayons de contrôler et soulager les maladies neuromusculaires. Imaginez, il y a quelques années, on ne connaissait même pas les gènes qui causaient ces maladies. Aujourd'hui, nous avons le moyen de diminuer les souffrances. C'est très valorisant, même s'il n'y a pas de remède. Mais il y a aussi des cas, comme la sclérose latérale amyotrophique (SLA), où annoncer un tel diagnostic est une véritable catastrophe. C'est d'ailleurs moi qui suis tous les cas de SLA du Saguenay-Lac-Saint-Jean», indique-t-il.

La plus grande qualité pour un spécialiste, selon le Dr Jean Mathieu? «L'écoute, l'écoute et l'écoute. Les qualités humaines sont essentielles, surtout dans les cas de maladies dégénératives. Il faut être à l'écoute de chacun de nos patients et être là aussi pour leurs proches. Il y a des gens qui sont venus me rencontrer après le décès d'un de mes patients pour me remercier de mon travail. C'est dans ces moments-là qu'on sait que nous avons bien fait notre travail», estime le neurologue, qui compte prendre sa retraite d'ici deux ans.

«Un jeune neurologue me succédera. C'était important pour moi de dénicher quelqu'un qui avait à coeur les maladies neuromusculaires. Je vais partir l'esprit tranquille», note le spécialiste.

Et à part la médecine?

«Je ne fais rien à part travailler!» C'est ce qu'a répondu le neurologue Jean Mathieu lorsque Le Quotidien lui a demandé quelle était sa passion. «Si vous demandez à ma femme de me décrire en une seule image, ce sera certainement moi, devant mon ordinateur, à faire des recherches sur les maladies neuromusculaires», confie le spécialiste. Mais comment s'évade-t-il?

«J'ai peut-être une passion. Je fais de la photo d'oiseaux en kayak, l'été, sur le lac Saint-Jean. J'y vais à l'aube, en solitaire. J'aime beaucoup faire du kayak à mon chalet et j'y ai marié une autre petite passion, celle de la photographie d'oiseaux. Mais je ne suis pas un expert dans le domaine! C'est uniquement pour le plaisir», lance le neurologue.

S'il pratique le kayak et la photographie à l'occasion, la recherche médicale reste sa priorité. Et il la partage avec sa femme depuis de nombreuses années. «Ma femme est aujourd'hui à la retraite, mais elle était conseillère en génétique à l'Hôpital de Chicoutimi, alors nous avons écrit et publié plusieurs articles ensemble. Encore aujourd'hui, elle travaille à mes côtés. Nous avons toujours eu cette passion en commun et c'est un peu pour cette raison qu'elle a toujours compris ma réalité de médecin spécialiste. Je suis chanceux, la recherche médicale la passionne autant que moi», explique le Dr Jean Mathieu.

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