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Un guide sur le chemin des ados

En pédiatrie au CHUL, il y a un... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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En pédiatrie au CHUL, il y a un coin pour les ados et les enfants. Toute la décoration et les faux-finis ont été pensés pour créer un décor qui ressemble à la jeunesse, dit Richard Bélanger.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Il y a fort à parier que vous aurez affaire à l'un d'entre eux un jour. Et cette personne aura alors un rôle central à jouer dans votre vie. Les médecins spécialistes ont une aura bien particulière, et cette série veut vous les présenter à la fois dans leur travail et dans leur humanité. Prochain rendez-vous : le 1er octobre

Durant ses études de médecine, Richard Bélanger voulait se spécialiser en chirurgie. Toutefois, lorsqu'il s'est retrouvé dans une salle d'opération, il a rapidement compris qu'il n'était pas à sa place. Une autre voie l'attendait au bout du virage.

«Si je suis devenu pédiatre pour les adolescents, expose le médecin spécialiste, c'est une suite de circonstances. La chirurgie est disparue rapidement du décor. Je devais faire deux choix. Mon premier, c'était la médecine interne. Le deuxième, la pédiatrie, je l'ai fait par boutade, car la discipline était hautement contingentée. J'étais certain que je ne serais jamais choisi, même si j'avais vraiment apprécié mon stage à Sainte-Justine.»

Et pourtant, ce qui semblait improbable, voire impossible, s'est avéré. «Lorsque j'ai eu la confirmation pour la pédiatrie, j'étais complètement énervé. Je me demandais si c'était vraiment ce que je voulais.»

Retour à Sainte-Justine où il retrouve un groupe formidable. Vient alors l'heure d'un autre choix, la pédiatrie avec les enfants ou avec les adolescents. Alors que ses collègues ont des craintes avec le volet de l'adolescence, Richard Bélanger y voit une voie intéressante.

«Les adolescents, ça ne me faisait pas si peur que ça. Les comportements à risque non plus. Autant la chirurgie qui m'intéressait au départ n'a pas pris de place dans mon parcours, autant la médecine de l'adolescence s'est imposée comme allant de soi.»

Né à Saint-Marc-des-Carrières et désireux de revenir dans la région de Québec, il revient au CHUQ. Mais il apprend qu'il doit passer une étape complémentaire avant d'exercer sa profession. Il part étudier à Lausanne, en Suisse, pour étudier la santé des adolescents et développer son volet recherche en épidémiologie. Il devient alors l'un des rares chercheurs dans ce domaine au pays.

«L'adolescence, décrit-il, c'est un carrefour de rencontres où se mêlent la santé mentale, la vie émotionnelle, les comportements à risque et les problèmes de santé physique. C'est un domaine très stimulant qui me force à être toujours à jour dans les phénomènes de société. Leur réalité devient ma réalité.»

Naissance de Facebook

Il a donc vu naître Facebook en même temps que les adolescents découvraient les réseaux sociaux. Dans son bureau de consultation, il voit apparaître toutes les nouvelles tendances. Sans compter qu'il apprend quelles sont les nouvelles substances les plus prisées par les ados. «Le tabac et le pot sont en baisse devant l'alcool», illustre-t-il.

Dans sa pratique, il reconnaît que les ados vivent de nombreux défis : la santé émotionnelle est aussi importante que la santé physique, la santé mentale et les comportements. Lorsqu'un problème physique survient, comme l'arthrite ou le diabète, le défi devient une véritable montagne, un mur que l'on croit infranchissable. «Mon travail consiste entre autres à être un guide, un accompagnateur dans cette maladie pour que les jeunes continuent de croître et de croire dans la vie, pour que ces jeunes deviennent des personnes épanouies», ajoute-t-il avec de la compassion dans la voix et dans les yeux.

Même si les problèmes de santé, les perturbations émotionnelles et les comportements à risque peuvent créer des situations explosives, Richard Bélanger soutient que tous les ados ne vivent pas une adolescence perturbée. Au contraire, pour plusieurs, tout se passe bien. «Ici, nous avons l'aide d'une bonne collaboration de pédopsychiatres, de psychologues, d'infirmières. Nous aurions même de la place pour une travailleuse sociale», ose-t-il.

Son rôle de guide dans le passage de l'adolescence à la vie adulte, il le prend très au sérieux. Il est intervenu à plusieurs reprises sur les méfaits du tabagisme pour exiger une réglementation plus appropriée. Même chose avec le port du casque à vélo pour les mineurs. «Lorsque la science nous prouve que telle mesure ou telle autre est efficace pour protéger une personne, comme chercheur, je ne peux pas me taire. J'interviendrai bientôt sur le sujet de la légalisation de la marijuana. Il y a des choses à clarifier», affirme-t-il avec conviction.

Et à part la médecine?

Interrogé sur ses passions en dehors du travail, le spécialiste de l'adolescence Richard Bélanger n'arrive pas à en nommer une en particulier à part la vie de famille avec ses trois enfants de six, quatre et deux ans.

À cet âge-là, les petits, ça prend beaucoup de place, bien du temps. Les petits mousses occupent ses pensées. «Je suis chanceux d'avoir une épouse comme la mienne et qui prend autant soin des enfants», lance-t-il.

Pourtant, en y réfléchissant bien, il avoue qu'il est curieux sur une foule de sujets.

Il parle de ses nombreux intérêts, comme la bande dessinée. «J'ai lu tout Rabagliati et Delisle et même les bandes dessinées pour les ados comme Les Nombrils. Mais je ne lis pas toutes les bandes dessinées des librairies», précise-t-il.

Ah! Il y a aussi le potager construit cet été. Un potager pour les tomates, entre autres, et qui s'arrose tout seul. «Je ne sais pas vraiment ce que cela donnera, ni si je m'en occuperai bien des années. Je l'ai fait et ça fonctionne.»

Il y a bien un peu de course à pied par-ci par-là, mais rien de très structuré. La pêche aussi, mais le poisson n'est pas toujours au rendez-vous...

Puis, au fil de la conversation, il se souvient que sa curiosité l'a amené à démonter au complet un taille-bordure qui ne fonctionnait plus. Il sait comment c'est fait à l'intérieur, sans avoir pu le réparer.

Cette tentative de réparation l'amène à sa montre mécanique. Une passion qu'il a rapportée de ses deux ans d'études à Lausanne, en Suisse. Pas de pile, pas de lien Bluetooth avec le téléphone, mais elle fonctionne tout le temps, puisque le mouvement du bras durant la journée remonte le mécanisme.

«J'aime ce qui est bien fait et ces montres suisses sont de vrais bijoux», laisse-t-il tomber avec le regard d'un vrai passionné!

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