Médecins spécialistes

Urologues... de père en fils : et son fils, Vincent Fradet

La relation entre le patient et le médecin... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

La relation entre le patient et le médecin est au centre des préoccupations du Dr Vincent Fradet.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

ZONE Médecins spécialistes

Actualité

ZONE Médecins spécialistes

ZONE Médecins spécialistes description »

(Québec) Quatorze ans à l'université, de 1996 à 2010, pour le doctorat en médecine, la spécialisation en urologie et oncologie. Le docteur Vincent Fradet a même décroché un doctorat en épidémiologie de l'Université de San Francisco. Ils ne sont que deux au Canada avec cette surspécialisation basée sur la recherche clinique.

Vincent Fradet fait partie des oiseaux rares de la profession médicale, mais il faut dire que la pomme ne tombe jamais loin du pommier!

Il lance, mi-sérieux, mi-moqueur : «Lorsque l'on fait de la recherche en médecine, ce n'est pas facile de se faire un nom. Mais c'est encore plus difficile de se faire un prénom!» Et lorsque père et fils oeuvrent dans le même hôpital, il faut éviter tout favoritisme, ce qui ne simplifie pas toujours les relations.

Toutefois, dans ce département d'urologie, la vingtaine de spécialistes travaillent ensemble, partageant leurs expertises, leurs connaissances et les tâches pour être les plus efficaces possible. Ainsi, note-t-il, le volume d'opérations de cancers urologiques a été plus élevé dans la grande région de Québec qu'au supercentre spécialisé de l'Université californienne de San Francisco.

«Le travail d'équipe, ose-t-il, c'est la meilleure chose possible, de sorte que l'attention est portée vers le patient et la résolution du problème tout en travaillant à une échelle humaine.»

Le patient ne parle pas toujours de certains symptômes subtils que les spécialistes pourront reconnaître. Et le traitement sera toujours entrepris en tenant compte des valeurs de la personne, des craintes du patient pour convenir du meilleur choix en fonction de la pathologie.

«Dans certains cas d'un cancer de la vessie, le patient doit être au courant des options s'il faut l'enlever et la reconstruire. On fera la même chose pour la chimiothérapie, avec la chimio orale ou intraveineuse en fonction de la pathologie, mais aussi en tenant compte des besoins du patient et de son confort face aux effets secondaires», continue-t-il.

La relation humaine entre le patient et le médecin spécialiste demeure au centre des préoccupations même si le patient est pris en charge de A à Z dans certains cas. Et le travail d'équipe est primordial dans tous les cas, affirme M. Fradet. 

Si, comme chirurgien, il avait à se comparer aux performances d'un coureur, il se verrait comme un coureur du 1000 mètres capable de faire du sprint comme un coureur de 100 mètres.

«La chirurgie de la prostate, convient-il, demande de la délicatesse parce que le travail s'effectue dans un endroit restreint, rempli de nerfs. Les contraintes sont importantes. C'est un travail de longue haleine, comme un coureur de fond ou de demi-fond. En même temps, il faut être rapide et d'une extrême précision.»

Jeux vidéo

Pour certaines chirurgies, il y a l'aide d'un robot. La rumeur veut que les chirurgiens adeptes des jeux vidéo aient une meilleure dextérité. «Ce n'est pas tout à fait faux, soutient le Dr Fradet. Le robot fait partie de la réalité actuelle. Lorsqu'on l'utilise, ça peut ressembler à un jeu à la troisième personne parce que le chirurgien n'est pas directement dans la zone d'intervention.»

Dans son travail de chercheur, il planche actuellement sur les moyens de prévenir les cancers de la prostate en prévenant l'inflammation de celle-ci à partir de l'alimentation. Dans les fruits dont les propriétés anti-inflammatoires sont reconnues, il note la canneberge, et le chou-fleur et le brocoli pour ce qui est des légumes crucifères. Il est aussi recommandé de consommer moins de viande rouge, et plus de poisson. La réduction des différentes formes de cancer pourrait bien passer par une meilleure alimentation, les recherches à venir le diront.

Et à part la médecine?

Malgré une quantité de travail qu'il juge énorme, Vincent Fradet se ménage du temps pour la famille, avec sa conjointe, aussi médecin spécialiste, et ses quatre filles. «La vie de famille, c'est essentiel malgré les horaires atypiques, lance-t-il. Le sport aussi, car je suis un passionné de plein air.»

Le cyclisme et l'alpinisme ont occupé beaucoup de son temps, notamment pendant ses longues études. Il a gravi le mont Huascarán Sur au Pérou, une ascension de 6768 mètres. Une expérience intense, avoue-t-il, reconnaissant que la passion ne s'exprime pas qu'au travail.

Il se sert de l'une de ses expériences en alpinisme pour illustrer le travail d'équipe et la confiance aux autres. Pendant une tempête, alors qu'il était impossible de porter des verres fumés pour pouvoir progresser, il a fait une kératite des neiges (inflammation de la cornée des yeux). Il a donc dû se fier entièrement à ses copains de cordée pour le soutenir et redescendre en toute sécurité au camp de base. Dans ce cas, c'était vraiment faire une confiance aveugle. Mais cette expérience le guide encore pour son travail de médecin spécialiste dans une équipe qui compte énormément pour lui.

Il joue aussi au hockey, dans son quartier natal où il a choisi de revenir s'installer avec sa famille à cause de la vie communautaire. De se retrouver sur la patinoire de son enfance ravive la flamme, d'autant que ses coéquipiers et lui s'y rendent à pied.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer