Sans Price, point de salut pour le Canadien

Carey Price n'a joué que 12 matchs la saison... (La Presse, Bernard Brault)

Agrandir

Carey Price n'a joué que 12 matchs la saison dernière... avec le résultat que l'on connaît.

La Presse, Bernard Brault

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

ZONE Ligue nationale de hockey

Sports

ZONE Ligue nationale de hockey

Carey Price sera de nouveau sous les feux de la rampe lors de la saison 2015-2016 de la Ligue nationale de hockey, la 99e, qui débute le 7 octobre. Pourra-t-il mener le Canadien à une première coupe Stanley depuis 1993? Et comme les Blackhawks de Chicago, les champions en titre, ont dû se départir de quelques joueurs d'impact au cours de la saison morte, la porte est toute grande ouverte pour de nouveaux prétendants aux grands honneurs. Dossier. »

<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Le Canadien aura un nouveau visage, cet automne. Et je ne parle pas de Shea Weber, d'Alexander Radulov ou d'Andrew Shaw. Le p'tit nouveau qui aura un impact certain sur la destinée de la formation montréalaise, c'est Carey Price. Le grand gardien n'a joué que 12 matchs la saison dernière... avec le résultat que l'on connaît. Jamais l'expression «tout passe par Price» n'aura eu autant d'importance.

On vous disait la même chose à la même époque l'an passé. Price venait de mener le Canadien au deuxième rang du classement général de la Ligue nationale de hockey (LNH) en saison régulière avant de voir l'aventure prendre fin en deuxième ronde des séries face aux éventuels finalistes de la Coupe Stanley, le Lightning de Tampa Bay. Mais Price n'était pas à blâmer, bien entendu. Et lors de la remise des prix individuels, il est retourné à la maison les valises pleines avec les trophées Hart, Vézina, Jennings et Ted Lindsay.

Et les gens oublient qu'en plus de perdre... (La Presse, André Pichette) - image 2.0

Agrandir

Et les gens oublient qu'en plus de perdre Price, le Canadien a dû jouer sans son étincelle Brendan Gallagher pendant 29 matchs. Sur la photo, Gallagher devant le gardien Scott Wedgewood des Devils du New Jersey pendant un récent match préparatoire au Centre Bell.

La Presse, André Pichette

Puis, l'éternel compétiteur qu'il est a osé sous-entendre qu'il pouvait être encore meilleur. Et c'est sur les chapeaux de roues qu'il a - et dans un effet d'entraînement le Tricolore au grand complet - démarré la saison 2015-2016. À ses 12 premiers matchs, une fiche de 10-2, une moyenne de buts contre de 2,06 et une moyenne d'efficacité de ,934. Montréal commençait déjà à rêver à une 25e Coupe Stanley. Mais tout d'un coup, le désastre. Price tombe au combat pour une période indéterminée.

Au départ, on parlait d'une absence de quelques mois. Puis, les semaines se sont additionnées jusqu'à ce que l'on en vienne à l'évidence qu'il allait rater le reste de la saison. Le club qui a commencé la saison avec une fiche de 18-4-2 a conclu son calendrier régulier avec un dossier de 38-38-6. Pas de Price, pas de séries éliminatoires. Disons que l'été n'a pas été de tout repos pour les inconditionnels.

Faut-il conclure que le Canadien est un club d'un seul joueur? On répond à cette question en disant que sans son meilleur joueur, sans le meilleur gardien de but de la planète, le Tricolore est un club ordinaire qui n'est pas assuré d'être des séries.

Price parti, les joueurs ont pour la plupart perdu confiance en leurs moyens. Le grand 31 n'était pas là pour corriger les erreurs d'un P.K. Subban, par exemple. Ce qui n'a pas empêché le flamboyant défenseur d'être le meilleur des siens dans la tourmente, même si Michel Therrien en faisait la plupart du temps son bouc émissaire.

Et les gens oublient qu'en plus de perdre Price, le Canadien a dû jouer sans son étincelle Brendan Gallagher pendant 29 matchs. Quand ça va mal, ça va mal. Fallait pas demander aux lymphatiques Max Pacioretty et Tomas Plekanec de mettre de la vie dans le vestiaire. De toute manière, les mots expressif et créatif sont comme bannis du vocabulaire de l'organisation.

Revenons maintenant sur le dossier Subban qui a été parachuté à Nashville en retour de Shea Weber. Ce dernier est toujours de classe mondiale, mais ses meilleures années sont derrière lui. Dans les prochains mois, on surveillera la suite des choses pour les deux joueurs. Personnellement, j'aurais gardé P.K., surtout avec Price derrière lui. Comme l'ont prouvé les Penguins le printemps dernier, le hockey est devenu un sport rapide où le jeu de transition entre la défensive et l'attaque fait foi de tout. Et P.K. était le meilleur là-dedans.

D'ailleurs, en ces temps modernes de statistiques avancées, on apprend que le Canadien était meilleur en possession de la rondelle et à marquer des buts lorsque Subban était sur la patinoire alors qu'à Nashville, les chiffres étaient pas mal semblables, que Weber soit sur la glace ou pas. Mais comme je vous le dis, attendons avant de juger. Sauf que P.K. est mieux de ne pas tout virer à l'envers dans l'Ouest, sinon ça va beugler dans la métropole.

Donc, c'est clair qu'avec Price devant le but, le CH est nettement plus fort. Et son nouvel adjoint Al Montoya, un gars qui a vu neiger, ne nuira pas si le besoin de le faire jouer se fait sentir.

À la ligne bleue, c'est l'usure du temps qui va nous dire comment ça ira. Weber va être bon, mais c'est le reste de la brigade qui m'inquiète. Andreï Markov et Alexeï Emelin n'ont impressionné personne à la Coupe du monde de hockey et Jeff Petry demeure un troisième ou un quatrième dans la hiérarchie, à moins qu'on le jumelle à Weber. Quant à Nathan Beaulieu, est-ce vrai que le directeur général Marc Bergevin l'a mis sur le marché? Son bon camp pourrait le sauver. Reste l'espoir Mikhail Sergachev. Lui, il va être bon. Mais est-il prêt? Tant qu'à avoir un Greg Pateryn...

C'est à l'offensive que Michel Therrien a obtenu les renforts tant nécessaires. Je n'en démords pas, Alexander Radulov me semble dans une forme radieuse et il devient subitement le meilleur attaquant à Montréal. Max Pacioretty a prouvé lors de la Coupe du monde qu'il ne serait jamais la bougie d'allumage d'un club de hockey. Heureusement qu'Alex Galchenyuk est sorti de sa coquille pour devenir un marqueur de 30 buts. Il est le centre numéro un de ce club-là.

Brendan Gallagher et Andrew Shaw vont faire des ravages devant le but adverse et il faudra voir ce qu'il reste dans le réservoir d'essence de Tomas Plekanec avant de commencer à pleurer. David Desharnais a connu ses plus beaux moments dans un troisième trio et c'est là que l'arrivée de Radulov et de Shaw va lui faire du bien en le replaçant à sa place dans l'organigramme. Des fois, ça fait du bien de descendre dans la hiérarchie un peu.

Il y a beaucoup de personnel de soutien, mais il faudra que les supposés meilleurs joueurs soient bons si on veut les soutenir. Ce qui nous laisse une autre recrue, Artturi Lehkonen. Peut-il jouer un rôle offensif à Montréal cet hiver? En tout cas, il est bien parti. Mais au bout du compte, tout passe par Carey Price. S'il n'est pas là sur une base régulière, ça ne vaut même pas la peine de parler de la prochaine saison.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer