Diminuer la vitesse dans les rues

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L'entrée est sur la route 116 à Dosquet : l'îlot est bombé dans les deux directions pour protéger l'intersection adjacente.

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La profession d'ingénieur a bien changé au Québec, s'adaptant aux besoins du temps. Où en est la profession aujourd'hui? Quels sont ses défis? Le contexte économique a-t-il un impact sur le travail des ingénieurs? Prêts pour un éventuel programme fédéral des infrastructures? Pour vous, les journaux du Groupe Capitales Médias se penchent sur ces questions. »

(Québec) PROBLÈME : la circulation est trop rapide dans les rues des zones résidentielles et sur les routes.

SOLUTION : revoir la construction des rues et des routes pour limiter la vitesse avec divers moyens visuels et techniques

Selon Paul Mackey, président-fondateur de Ruesécure, à la base les rues ont été conçues avec des géométries pour rouler à 60 km/h. Ce ne sont pas les panneaux de limitation de vitesse qui changeront quoi que ce soit.

«Le conducteur effectue une lecture instinctive de la route et de l'environnement», explique M. Mackey. «Si la rue est droite, large sans contrainte visuelle en périphérie, il roulera vite. Les panneaux, les marquages sur la route et les autres éléments de signalisation demandent une analyse logique plus lente en temps de réaction que la lecture instinctive.»

Panneaux et marquage sont utiles, mais ils ne remplaceront jamais une géométrie de rue qui incite à ralentir instinctivement. Forcer de rouler à 30 km/h par l'ajout d'un panneau quand la rue invite à rouler à 50 ou 60 km/h, ce n'est pas la solution. L'ingénieur doit se servir de sa science et de la psychologie pour déjouer l'envie de rouler plus rapidement.

Un ballon qui traverse la rue, ça vient généralement avec un enfant qui court, illustre-t-il. Instinctivement le conducteur freinera. Il faut que les ingénieurs utilisent cet aspect de la psychologie des conducteurs pour les amener à ralentir volontairement, non avec un billet d'infraction.

Il donne l'exemple d'un projet d'élargissement à Val-d'Or sur lequel lui et son équipe ont travaillé. La municipalité voulait passer de deux à quatre voies pour rendre la circulation plus fluide. Cependant, ça ne réglait pas le problème réellement. Au lieu de cela, la solution a été d'ajouter une voie au centre pour les virages à gauche dans les deux directions. Pour éviter que cette troisième voie serve au dépassement, des îlots ont été ajoutés à plusieurs endroits. Les policiers ont dit, quelque temps après l'aménagement, qu'ils n'avaient plus besoin de faire autant de surveillance pour les excès de vitesse.

Les solutions mises en place sont efficaces dans la mesure où elles amènent une réduction de la voie ou créeront des contraintes qui feront en sorte que les automobilistes ralentiront.

Il raconte l'aménagement d'un carrefour giratoire à Saint-Gédéon, au Lac-Saint-Jean et d'une chicane à l'entrée de Saint-Anselme. Dans les deux cas, ce ne sont pas les panneaux de limite de vitesse, mais la configuration des voies de circulation qui amènent obligatoirement un ralentissement à une vitesse sécuritaire. Le carrefour giratoire améliore le flot de la circulation, mais doit se négocier à vitesse réduite.

«Le conducteur effectue une lecture instinctive de la... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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«Le conducteur effectue une lecture instinctive de la route et de l'environnement. Si la rue est droite, large sans contrainte visuelle en périphérie, il roulera vite»

Le Soleil, Patrice Laroche

Passages de piéton

Parmi les autres options, il note les passages de piéton surélevé, les intersections surélevées, les terre-pleins, les îlots ovales ou circulaires, les avancées de trottoirs (trottoirs plus larges près des intersections ou des aménagements paysagers qui limitent la largeur de la voie). 

Il note aussi les dos-d'âne allongés, très différents des bosses dangereuses pour les cyclistes et les motos. Ils doivent être plus longs que l'empattement du véhicule soit entre 3,7 et 4 mètres de longueur alors qu'ils font la largeur de la rue. Si les roues avant sont sur le dos-d'âne, les roues arrière sont toujours sur la voie normale, et la même chose avec les roues arrières lorsque celles à l'avant reposent sur la voie régulière. 

Il y a aussi les déflecteurs en diagonale comme ceux sur Père-Marquette dans les environs des rues Moncton et Murray, impossible de passer tout droit, il y a une courbe et les automobilistes réduisent obligatoirement leur vitesse.

Ruesécure est une équipe multidisciplinaire d'experts-conseils composée d'urbaniste, d'analyse de sécurité et d'ingénieur civil. 

Site Web : www.ruesecure.com




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