Formation des ingénieurs: les aptitudes d'abord!

Pour devenir ingénieur, il est essentiel de développer... (Photo fournie par Marc Robitaille)

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Pour devenir ingénieur, il est essentiel de développer certaines aptitudes comme la capacité d'analyse ou le travail en équipe. Ci-dessus, séance de travail au Laboratoire interactif de pétrographie, du Département de géologie et de génie géologique de l'Université Laval.

Photo fournie par Marc Robitaille

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La profession d'ingénieur a bien changé au Québec, s'adaptant aux besoins du temps. Où en est la profession aujourd'hui? Quels sont ses défis? Le contexte économique a-t-il un impact sur le travail des ingénieurs? Prêts pour un éventuel programme fédéral des infrastructures? Pour vous, les journaux du Groupe Capitales Médias se penchent sur ces questions. »

Yves Therrien

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) La profession d'ingénieur a bien changé au Québec, s'adaptant aux besoins du temps. La formation des ingénieurs a évolué en conséquence. Quelles sont les qualités à posséder? Les aptitudes à développer? Quelles sont les motivations des jeunes qui se lancent dans cette carrière? Et qu'en est-il de la formation continue? Le point sur ces questions.

Bien sûr, pour être ingénieur, il faut des connaissances en génie. Il est aussi nécessaire de développer la capacité d'analyse de problèmes complexes et d'investiguer, de travailler en équipe, en plus de savoir communiquer, d'évaluer l'impact de travaux de génie sur la société et l'environnement.

Telles sont quelques-unes des 12 aptitudes que doivent acquérir les nouveaux étudiants lors de leur formation au baccalauréat en génie, peu importe le champ de pratique, dans les différentes institutions au pays.

La formation des ingénieurs s'est transformée au fil des ans. Non seulement y a-t-il plus de champs de pratique, mais l'évaluation des compétences ne se fait plus comme avant.

Le bureau d'agrément d'Ingénieurs Canada qui donne le sceau d'approbation des cours universitaires partout au pays a transformé ses méthodes d'évaluation. En 2011, il avisait toutes les institutions d'enseignement de se conformer aux nouveaux critères d'évaluation.

Au lieu de mesurer le nombre d'heures de cours de mathématiques, de science fondamentale, d'éthique professionnelle, la formation est évaluée en fonction des aptitudes acquises et à mettre en pratique sur le marché du travail.

«Il s'agit d'une approche transversale, plus holistique, pourrait-on dire», explique Nadir Belkhiter, vice-doyen à la Faculté des sciences et de génie de l'Université Laval. «Les examens doivent mesurer plus que les connaissances, mais aussi les 12 qualités requises par le bureau d'agrément canadien des ingénieurs. Cette démarche nous a permis à l'Université Laval d'harmoniser pour que chaque département ait la même grille même si chaque expertise a ses particularités, que ce soit pour la conception, les questions de gestion de projets ou les impacts environnementaux.»

On parle alors d'aptitudes, de qualités et de valeurs qui feront partie de la formation. On touchera à la déontologie, à l'équité et au professionnalisme dans tous les aspects de l'acquisition de connaissances.

Il fallait aussi mettre en place un mécanisme de rétroaction pour corriger le tir si l'une ou l'autre des qualités exigées montraient des taux d'échec élevés. «Les effets se feront sentir avec les prochaines générations de finissants», estime M. Belkhiter.

À l'Université Laval, le virage a été réalisé. Les responsables des différents départements d'ingénierie, même des étudiants ont été impliqués dans les démarches qui ont duré quatre ans pour mettre en place la nouvelle grille d'évaluation.

Hors des classes

Pour le travail d'équipe et les connaissances acquises, les étudiants en génie de l'Université Laval et des autres institutions d'enseignement ont l'occasion de les mettre en pratique en dehors des salles de classe avec des projets multidisciplinaires. M. Belkhiter donne l'exemple du groupe Supermillage qui travaille chaque année avec des étudiants de plusieurs disciplines pour construire le véhicule le plus économique en essence possible.

Il y a aussi le Groupe Aérospatial de l'Université Laval (GAUL) qui fabrique des fusées à haute puissance. Ou encore le groupe Baja qui construit des véhicules tout-terrain. Tous ces groupes multidisciplinaires recrutent des étudiants chaque année et participent à des compétitions d'envergure entre les universités.

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