Réduire les distances par la communication

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Roch Lefebvre, chercheur à l'Université de Sherbrooke, dirige l'équipe qui travaille sur la technologie pour améliorer la transmission de la voix sur les cellulaires.

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(Sherbrooke) L'idée : améliorer la qualité de la voix dans les transmissions sur téléphones mobiles.

Les gens communiquent entre eux tous les jours depuis la nuit des temps et cette communication est un des éléments importants qui lient les sociétés. Le coeur de notre travail est de faciliter la communication entre les humains et de la rendre plus agréable grâce à notre technologie qui augmente, par exemple, la qualité de la voix sur les téléphones mobiles.»

Voilà comment le directeur du Groupe de recherche sur la parole et l'audio de la faculté de génie de l'Université de Sherbrooke (UdeS), Roch Lefebvre, résume le rôle de son équipe. Cette équipe qui a inventé la technologie générique ACELP, présente dans 95 % des téléphones cellulaires de la planète, ce qui représente plus de six milliards d'utilisateurs.

Cette technologie, dont le premier brevet a été déposé en 1989 par les professeurs Jean-Pierre Adoul et Claude Laflamme, a à elle seule généré près de 200 millions $ de retombées financières pour l'UdeS et ses inventeurs. Un record dans l'histoire des universités canadiennes.

«Les premières communications à distance étaient visuelles. On envoyait des signaux avec de la fumée ou de la lumière, par exemple, pour les phares et les bateaux», relate celui qui a pris les rênes du Groupe de recherche sur la parole et l'audio en 1998.

«Après, il y a près de 200 ans, le télégraphe a été inventé. Puis, vers la fin des années 1900, il y a eu l'arrivée du téléphone qui permettait une communication filaire avec la voix, c'était la première fois qu'on pouvait se parler à distance. Ensuite, il y a une quarantaine d'années, la première communication téléphonique cellulaire a été réussie. C'est un gars de chez Motorola qui a fièrement appelé un concurrent pour lui dire : je l'ai fait!» résume M. Lefebvre précisant que la téléphonie cellulaire a été démocratisée dans les années 198.

C'est à cette même période que le groupe de recherche de l'UdeS s'est intéressé à la compression de données numériques, alors qu'on parlait de réseaux cellulaires de la deuxième génération (2G).

«Maintenant qu'on parle de la quatrième génération, notre défi est toujours le même. On a beaucoup d'informations numériques, on a un petit canal pour le transmettre alors on doit compresser ces informations et, à la réception, lorsqu'on décompresse les données, on doit retrouver l'équivalent de l'information originale. Le canal, c'est comme l'autoroute et le camion qui roule dessus. Nous, c'est comme si on pliait le plus possible de paroles, photos et fichiers musicaux dans de petites boîtes qu'on empilerait dans le camion pour être capable à destination de déplier les mêmes informations avec la même qualité», explique M. Lefebvre.

Dans 95% des téléphones

La technologie ACELP est présente dans 95 % des téléphones cellulaires dans le monde.

ACELP, l'invention de l'UdeS, est commercialisée par VoiceAge et Sipro Lab Telecom. Les trois entités forment un modèle exemplaire de partenariat qui leur a valu, à la fin des années 2000, le Prix Synergie, décerné par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada. 

Les retombées financières générées par l'invention se sont transformées en infrastructures, fonds de recherches et financement des services pour l'UdeS. Pour souligner le succès exceptionnel de cette invention, l'UdeS a octroyé au groupe de recherche le Prix grande distinction 2016, qui est l'équivalent d'un doctorat honoris causa, mais remis à une équipe plutôt qu'un individu. 

Le Groupe de recherche sur la parole et l'audio de la faculté de génie de l'UdeS a réellement changer la vie de tous les jours de Monsieur et Madame Tout-le-monde.

«Plus on est capable de communiquer à distance de façon transparente et efficace, plus le lien entre les sociétés sera fort et cela permettra à ces dernières d'avancer dans la bonne direction», espère le chercheur.




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