Québec 2050: les sept chantiers

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Le concept d'«aérotropole» pour 2050 consiste à construire sur les terrains disponibles autour de l'aéroport «une panoplie de services industriels, commerciaux, hôteliers, qui vont nourrir la vie de l'aéroport, qui vont en faire une destination».

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Imaginons-nous en 2050. À quoi pourrait ressembler Québec, son parc immobilier, son aménagement urbain? Ce sujet, qui a alimenté la réflexion d'une centaine de personnes, est au coeur du Colloque Québec 2050. Le Soleil y fait écho. »

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(Québec) Imaginons-nous en 2050. À quoi pourrait ressembler Québec, son parc immobilier, son aménagement urbain? Ce sujet, qui a alimenté la réflexion d'une centaine de personnes,  est au coeur du Colloque Québec 2050. Le Soleil y fait écho.

«Pour l'amphithéâtre, il faut penser au développement autour.... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.0

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«Pour l'amphithéâtre, il faut penser au développement autour. On s'est inspirés de ce qui se fait ailleurs», souligne Louis Renaud, président du chantier sur les grands équipements au colloque Québec 2050.

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Une vidéo de Corning, entreprise spécialisée notamment dans... (Image tirée de la vidéo A Day Made Of Glass de Corning) - image 1.1

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Une vidéo de Corning, entreprise spécialisée notamment dans les technologies de l'information, montre comment l'information deviendra accessible partout, en tout temps. Pour voir la vidéo : goo.gl/w0f4zf

Image tirée de la vidéo A Day Made Of Glass de Corning

Transport

Vers «l'aérotropole»

«Ce qui nous a le plus intéressés en termes de potentiel de développement de la région, c'est tout ce qu'on peut faire autour de l'aéroport», avance Stéphane Dion, directeur régional de l'IDU. On présentera lors du colloque aujourd'hui le concept d'«aérotropole» pour 2050. En résumé, il s'agit de construire sur les terrains disponibles autour de l'aéroport «une panoplie de services industriels, commerciaux, hôteliers, qui vont nourrir la vie de l'aéroport, qui vont en faire une destination». On veut aussi mieux connecter l'aéroport sur le réseau de transport urbain et interurbain. «L'aéroport n'a pas été suffisamment intégré jusqu'à maintenant dans les plans de développement», ajoute M. Dion. Et tous les participants du chantier s'entendent pour dire qu'il faut lui faire prendre un «tournant important».  Laurie Richard (collaboration spéciale)

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Patrimoine

La rencontre de deux mondes

«Il fallait que les deux mondes se rencontrent», remarque Stéphane Dion, directeur régional de l'IDU. Un constat s'impose : le patrimoine doit être une responsabilité partagée entre le privé et le public. «On a l'obligation de nous entendre si on veut prendre soin intelligemment de notre patrimoine. Le patrimoine, il faut qu'il soit vivant. Autrement, il se dégrade.» Les promoteurs privés qui veulent développer dans des sites et des édifices patrimoniaux prennent des risques, explique-t-il. Le patrimoine vient avec son lot d'incertitudes, car il est difficile de prévoir les sommes nécessaires aux travaux. Le gouvernement et les villes, qui n'en ont pas les moyens, devraient les voir comme des partenaires, soutient M. Dion. Le groupe de travail du chantier a conclu qu'on doit mettre en place des incitatifs pour les promoteurs, comme un «zonage incitatif» pour conserver une certaine rentabilité. En aménagement urbain, cet outil permet à une municipalité de consentir à un promoteur une dérogation pour une plus grande densité en échange de la réalisation d'aménagements ou d'équipements d'intérêt public supplémentaires.  Laurie Richard (collaboration spéciale)

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Pôles d'activité économique

Des signatures distinctes

Qu'est-ce qui différencie les différents pôles d'activité économique de la région de Québec, et comment pourraient-ils progresser? Chaque pôle a sa propre signature, parfois déjà bien présente, parfois encore à élaborer, signale Nathalie Roussin, présidente des Immeubles Roussin. Un constat ressort cependant des discussions amorcées dès l'automne : «accessibilité et mixité des usages, pour faire en sorte que [les pôles] soient vivants à longueur d'année», sont essentiels à leur pérennité, indique Mme Roussin, qui préside ce chantier. Si la colline parlementaire est reconnue comme un secteur patrimonial et touristique, Sainte-Foy se démarque comme un pôle commercial et d'affaires, tout comme Lebourgneuf. «Lebourgneuf, ce n'est plus seulement les Galeries de la Capitale, il y a beaucoup de bureaux et il faut continuer la mixité», dit Mme Roussin. Sur la Rive-Sud, le secteur Desjardins est reconnu comme un pôle d'affaires, tandis que celui de la Chaudière est en plein développement commercial. Dans le «pôle du savoir» de Saint-Roch, qui rassemble l'ENAP, l'INRS et plusieurs entreprises du numérique, le développement passe avant tout par l'innovation. Et D'Estimauville? Un secteur «à développer encore beaucoup d'ici 2050», soulève Mme Roussin.  Raphaëlle Plante (collaboration spéciale)

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Développement résidentiel durable

Construire des quartiers

Deux principales tendances se dessinent dans l'avenir pour le développement résidentiel, selon le président de chantier Michel Parent : «densifier de façon importante, pour rentabiliser au maximum les infrastructures existantes» et «répondre aux besoins d'une population vieillissante». Cela passe notamment par le réaménagement des quartiers centraux, mais dans le respect des espaces verts, qu'il est important de conserver, indique le pdg de Logisco. Avec un nombre d'aînés qui est appelé à croître, ceux-ci «doivent pouvoir garder leur autonomie le plus longtemps possible. Ils ont un attachement à leur milieu, à leur quartier. Il faut donc aller vers des îlots de services dans les quartiers, pour y trouver une mixité sociale et démographique et maintenir la mobilité des aînés», dit M. Parent.  Raphaëlle Plante (collaboration spéciale)

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Développement industriel et technologique

La techno près des gens

Assurément, d'ici quelque 35 ans, une plus grande place devra être accordée aux parcs technologiques, selon Marie-France Benoit, directrice principale chez Altus InSite. Celle qui préside ce chantier indique qu'à l'heure actuelle, dans la région de Québec, «seulement 5 % des parcs [industriels] sont à vocation technologique, mais d'ici 2050, ce sera beaucoup plus». Et ce pôle technologique doit être consolidé dans des secteurs près de la ville, ajoute Mme Benoit, et «avoir une signature visuelle distincte, comme le Quartier de l'innovation à Mont-réal, qui présente une mixité intéressante ainsi qu'une concentration d'activités d'économie du savoir». Par exemple, le parc Saint-Malo, au coeur de la ville, pourrait accueillir davantage d'entreprises technologiques dans l'avenir, tandis que des parcs industriels plus en retrait regrouperaient plutôt les activités de fabrication ou d'assemblage. De plus, il faut aspirer à développer de nouveaux parcs industriels modernes qui répondent aux critères de développement durable, mais aussi à requalifier les parcs existants pour les rendre plus attrayants, mentionne Mme Benoit. Aménagement d'espaces verts, stationnement à l'arrière au lieu de l'avant, endroits desservis par les transports collectifs et des pistes cyclables sont autant de façons d'y parvenir.  Raphaëlle Plante (collaboration spéciale)

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Ville intelligente et durable

L'avenir, c'est maintenant!

Pour parler de la ville de l'avenir - un avenir tout proche -, Jean Morency n'hésite pas à faire référence au film Rapport minoritaire, qui dépeint une société branchée sur l'information, partout, en tout temps. D'ici quelques années, «tout sera Wi-Fi», la technologie rendra l'information «plus accessible au plus grand nombre». Mais quelle information? On n'a qu'à penser aux arrêts d'autobus qui diront en temps réel quand arrivera le prochain véhicule. Un petit tour sur Internet pour visionner des vidéos de Samsung ou de Corning suffit pour se convaincre que réalité du quotidien et science-fiction sont parfois très près l'une de l'autre, suggère M. Morency, de la Société de développement Eximm. Quant au développement durable, on vise des «quartiers régénérés autosuffisants, avec des bâtiments très performants sur le plan énergétique, où rien ne va se perdre». Là encore, le terme «mixité» revient : «un quartier devrait être comme un village», c'est-à-dire regrouper un peu de tout, estime M. Morency.  Raphaëlle Plante (collaboration spéciale)

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