Le fleuve, une contrainte mouvante

Hugues Lalonde dirige les opérations sur la barge... (Photo le Soleil, Patrice Laroche)

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Hugues Lalonde dirige les opérations sur la barge à titre d'artificier en chef du Groupe Fiatlux Ampleman Pyrotechnie (GFA Pyro).

Photo le Soleil, Patrice Laroche

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Les Grands feux Loto-Québec sont en quelque sorte le troisième lien entre Québec et Lévis. Les peintres du ciel en mettront plein la vue lors de six représentations pyromusicales accompagnées de spectacles de danse au quai Paquet et à la Place des canotiers. »

(Québec) Organiser des feux sur le fleuve, c'est un peu plus complexe que sur terre à cause des opérations de transbordement sur la barge. Pour le reste, c'est le travail habituel, raconte

Hugues Lalonde, artificier depuis 28 ans. Il dirige les opérations sur la barge à titre d'artificier en chef du Groupe Fiatlux et Ampleman Pyrotechnie (GFA Pyro). Cinq zones sont prévues selon les plans du concepteur du spectacle pyrotechnique en fonction des effets à produire pour suivre la bande sonore.

Le travail préparatoire prendra de deux à trois semaines. L'artificier aura en main la commande des effets à réaliser. Sur la barge, le transbordement peut prendre environ une journée et demie alors. La mise en place des différents mortiers identifiés et l'installation des fils d'amorçage se feront sur une période de trois jours.

À ses premières années comme artificier, l'allumage s'effectuait manuellement, chronomètre en main, avec une fusée d'urgence. Puis, sont apparus les contrôles analogiques pour l'allumage des mortiers en pressant un bouton.

Aujourd'hui, toute la séquence se trouve dans l'ordinateur synchronisant l'allumage au rythme de la bande sonore. Les artificiers dans le conteneur sur la barge ne donneront aucun «cue». Il viendra du contrôleur de la régie sur terre par signal sur une longueur d'onde sécurisée. Ni ce signal ni l'ordinateur ne peuvent être piratés. Le système informatique n'est jamais relié sur Internet.

«La seule chose qui peut influencer le début de la prestation pyrotechnique, ce seront les conditions météorologiques. Je n'ai jamais eu à annuler des feux d'artifice dans ma carrière. Si un orage se pointe, on pourra devancer ou retarder le spectacle de quelques minutes, mais on ne l'annulera pas», précise M. Lalonde.

L'équipe d'artificiers reste sur place pour parer aux imprévus. Si tout partait de travers, Hugues Lalonde ne pourra pas prendre ses jambes à son cou comme il le ferait sur terre. Il se jetterait à l'eau. Mais, l'homme n'est pas nerveux. Les risques sont calculés. Tout ce qui peut être prévu l'a été. Les mesures d'urgence sont en place sur la barge et sur les remorqueurs de Groupe Océan.

Hugues Lalonde sait que toutes les bombes utilisées ont été homologuées par les autorités canadiennes. Rien n'est laissé au hasard et personne n'utilisera de produit non certifié, pas même pour créer un effet de jamais vu. «Le Canada, assure-t-il, a le meilleur laboratoire au monde pour vérifier la sécurité et la toxicité des produits.»

Les plus grosses bombes qui seront lancées font 300 millimètres, soit la grosseur d'un ballon de basketball. Ce sont les plus grosses bombes autorisées au pays. Il y aura aussi des bombes marines. Elles seront envoyées sur l'eau avant d'exploser pour en mettre plein la vue pour les spectateurs présents sur les deux rives.

Avec son équipe, il recommencera le travail trois fois pour les Grands Feux, chaque prestation étant différente de l'autre.

Lors du montage de la prestation pyrotechnique, il... (Photo le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Lors du montage de la prestation pyrotechnique, il y a des séquences à respecter.

Photo le Soleil, Patrice Laroche

La sécurité

Quels sont les dangers pendant le montage des rampes ?

Il y a des séquences à respecter, rétorque Hugues Lalonde, artificier en chef de GFA Pyro. Personne ne place les amorces (les allumettes électriques) si quelqu'un d'autre place des groupes de mortiers. Une étape après l'autre, pas en même temps.

Puisque l'installation se fait au grand air, s'il y a un orage, il faut évacuer, ajoute-t-il, car l'électricité de la foudre peut déclencher les amorces.

L'artificier avait à peine fini sa phrase que le tonnerre se mettait à gronder. De gros nuages noirs envahissaient le ciel au-dessus du port. Tout le monde retourne à terre, à l'abri dans la roulotte, pendant que le responsable de la sécurité pour les Grands-Feux vérifie la proximité de l'orage. Il mesure les risques, car si la nature dérape, il faudra évacuer le secteur

Maude Furtado, directrice générale de GFA Pyro insiste : le danger est constant avec les explosifs, la préoccupation quant à la sécurité doit être constante pour chaque personne de l'équipe qui veille l'un sur l'autre. Et les équipiers sont choisis pour leur capacité de travailler en équipe et pour leur flegme. Hugues Lalonde et ses équipiers en sont un bel exemple.




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