L'hypothèque, une forme de dette

Les gens confondent hypothèque et maison, illustre Éric Brassard,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Les gens confondent hypothèque et maison, illustre Éric Brassard, CPA, CA et conseiller en placements chez Brassard Goulet Yargeau.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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L'endettement des Québécois et des Canadiens grimpe dangereusement depuis quelques années. La situation est préoccupante parce que les consommateurs trop endettés risquent gros en cas de coup dur, comme une perte d'emploi ou une hausse des taux d'intérêts. Dans une série de trois rendez-vous, nous faisons le point. Les Québécois sont endettés, oui, mais à quel point? Est-ce un mal nécessaire? Et comment s'en sortir quand on coule? »

(Québec) Pour s'enrichir, il faut soit augmenter ses actifs, soit diminuer ses dettes, mais il n'est pas toujours bon de diminuer ses dettes trop rapidement.

Les gens confondent hypothèque et maison, illustre M. Brassard. «Ta maison est payée en passant chez le notaire. Le vendeur a reçu son argent. Maintenant, tu as une dette garantie par ta maison.»

Il ajoute que l'on ne calcule pas une dette en fonction de la durée. «Une hypothèque, c'est une forme de dette. Mieux vaut mettre l'achat de l'auto sur l'hypothèque à 2,5 % que de la financer chez le concessionnaire à 4 %. Le taux d'une dette, c'est le taux d'intérêt, non la durée ou la mensualité. Une dette à 6 % que l'on paie en deux ans coûte plus cher que la dette à 2 % payée sur huit ans», précise-t-il. «C'est une question de calcul.»

Pour lui, il faut consommer en pensant au coût réel de l'achat. Le financement n'est pas le premier point à considérer. Dans le cas de l'auto, c'est la dépréciation qui pèse le plus dans la balance. Pour la maison, c'est le coût du capital et de l'immobilisation, les taxes ainsi que les assurances qui déterminent le coût réel.

«Si on achète une maison à un million parce qu'on a les moyens de la payer, mais si à 600 000$  l'achat avait été aussi correct, il y a un 400 000 $ qui dort et qui aurait pu être investi autrement», analyse-t-il. Et si la situation se corse au point de serrer à la personne la gorge, les actifs peuvent être vendus; il y aura une perte avec l'auto ou la maison, mais la prochaine dette bien planifiée pourrait bien être une bonne dette.




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