Des femmes d'ambition

Aujourd'hui, la recherche de l'équilibre travail-famille n'est plus... (Fournie par Raymond Chabot Grant Thornton)

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Aujourd'hui, la recherche de l'équilibre travail-famille n'est plus l'apanage des femmes, constate Mélanie Boyer, associée chez Raymond Chabot Grant Thornton.

Fournie par Raymond Chabot Grant Thornton

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La profession de comptable s'adapte aux changements et aux réalités d'aujourd'hui. Le Soleil s'intéresse à l'état de cette profession, à ses perspectives d'avenir et aux défis qu'elle a à relever. »

<p>Jean-Michel Poirier</p>
Jean-Michel Poirier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Si les femmes sont de plus en plus présentes dans les programmes d'administration et dans les grandes firmes comptables, milieux typiquement masculins, c'est notamment grâce à l'ambition de plusieurs d'entre elles, comme Mélanie Boyer.

Âgée de 39 ans, Mélanie Boyer a atteint le statut enviable d'associée chez Raymond Chabot Grant Thornton en 2011. Et si plusieurs femmes finissent par toucher un «plafond de verre», ça n'a pas été le cas pour Mme Boyer. «Je me suis toujours bien entendu avec les hommes, j'ai toujours obtenu des promotions en même temps qu'eux.»

Diplômée de l'Université Laval en 1995, Mélanie Boyer s'est rapidement trouvé un poste dans une autre firme comptable de Québec. Dans son cas, la comptabilité était un choix de carrière tout à fait naturel. «J'ai toujours aimé les chiffres», a-t-elle indiqué au Soleil.

Jeune femme ambitieuse, elle savait dès le début qu'elle voulait devenir associée dans un cabinet même si, au départ, elle ne savait pas que ce serait aussi long. «À l'époque, on devenait associé après 10 ans. Et ces postes étaient presque tous occupés par des hommes».

Peu après son embauche, Mme Boyer a vu une opportunité d'aller travailler à l'international. De 1998 à 2001, elle est allée travailler au Luxembourg, puis en Afrique du Sud. «J'aimais beaucoup les défis, j'en ai toujours mangé», explique-t-elle. En 2011, elle a finalement obtenu un poste d'associée chez Raymond Chabot Grant Thornton.

De son propre aveu, l'association n'est pas pour tout le monde. «C'est très exigeant. Ça demande de faire du développement des affaires, et de s'impliquer sur les CA. Les hommes sont davantage prêts à faire ces sacrifices-là.»

«La société évolue»

Mais, souligne-t-elle, la recherche de l'équilibre travail-famille n'est plus l'apanage des femmes. «La société évolue beaucoup. Les hommes de la nouvelle génération ne veulent plus passer leur vie au bureau, comme c'était le cas dans les années 60.»

D'ailleurs, si Mélanie Boyer a choisi l'association, ce n'est pas au détriment de sa vie privée. «Je n'ai pas mon oreiller et ma doudou au bureau. Je suis une femme très organisée, j'ai une famille. Je passe du temps avec mes enfants», ajoute-t-elle.

Mme Boyer constate d'ailleurs davantage de femmes parmi sa clientèle aussi. «Les entreprises changent. On voit beaucoup de femmes dans les postes de direction. Même en relève d'entreprises, on voyait souvent des pères donner leur entreprise à leur fils. Maintenant, on en voit beaucoup qui donnent les rênes de l'entreprise familiale à leur fille.»

Mélanie Boyer estime que la perception qu'ont les hommes et les femmes des promotions est bien différente. «Quand on lui offre une promotion, l'homme ne posera pas de questions. La femme, elle, risque plutôt de se remettre en question, à savoir si elle possède les aptitudes pour le faire.» Ainsi, pour valoriser les compétences des femmes, Mme Boyer a travaillé à la mise sur pied, en 2013, du programme Femmes de talent chez Raymond Chabot Grant Thornton - dont elle est responsable à l'échelle nationale -, pour mettre de l'avant les contributions des femmes dans la firme.

«On a créé ce programme-là pour donner du soutien aux femmes. Historiquement, quand les couples avaient à choisir qui allait occuper un poste avec des responsabilités moindres, c'est la femme qui faisait le sacrifice. Avec Femmes de talent, on ne veut pas qu'elles aient à choisir entre la famille ou la carrière», souligne-t-elle.

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