S'adapter aux besoins des gens

Chez Mallette Québec, Robert Fortier (à gauche), associé... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Chez Mallette Québec, Robert Fortier (à gauche), associé directeur, et Mario Bédard, comptable professionnel agréé, auditeur et associé, ont constaté que les gens n'attendaient plus à 60 ans pour consulter un planificateur financier en vue de leur retraite.

Le Soleil, Yan Doublet

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ZONE Profession: comptable
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La profession de comptable s'adapte aux changements et aux réalités d'aujourd'hui. Le Soleil s'intéresse à l'état de cette profession, à ses perspectives d'avenir et aux défis qu'elle a à relever. »

<p>Gabrielle Thibault-Delorme</p>
Gabrielle Thibault-Delorme

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Spécialistes des chiffres, les comptables doivent aussi savoir travailler avec les gens et s'adapter à leurs besoins. À Québec, les bureaux de comptables ont ajusté leurs services à la réalité démographique actuelle, soit le vieillissement de la population.

Chez Mallette, le service de planification financière personnelle (PFP) «prend de l'expansion», indique Mario Bédard, comptable professionnel agréé, auditeur et associé chez Mallette. Le service est prisé par d'anciens clients, des gens d'affaires qui, arrivés à l'âge de la retraite, ont accumulé une certaine fortune. «Ce qui déclenche la planification financière, c'est souvent la vente de l'entreprise», ajoute-t-il.

«On regarde son bilan personnel, ses placements, mais on va regarder aussi des éléments comme son testament, son mandat en cas d'inaptitude, son bilan au décès [...] On structure pour que les gens sachent combien ils ont d'argent et combien ils vont léguer», explique M. Bédard. Loin de s'intéresser uniquement aux placements et aux avoirs de la personne, la planification financière s'assure que le client est bien protégé, avec des assurances adéquates en cas de pépin, et qu'il ait un testament à jour.

Changements dus à la démographie

Le domaine est en pleine effervescence; les baby-boomers qui ont fait fortune avec leur entreprise prennent leur retraite en grand nombre. L'équipe de planification financière chez Mallette a doublé

Le service gagne aussi en popularité, car l'âge où les clients consultent un planificateur financier s'abaisse. «Avant, on ramassait ces gens-là vers 60 ans. De plus en plus, on commence à en voir qui se préoccupent de leur planification financière personnelle à partir de 40-45 ans», remarque Robert Fortier, associé directeur chez Mallette Québec, qui précise que les fortunes sont souvent moins importantes. «Ils commencent à structurer leur organisation en se disant : "Je ne suis pas qu'une entreprise."»

Avec les départs à la retraite, le transfert d'entreprise a aussi gagné en importance. La vente de l'entreprise peut s'effectuer auprès d'un acheteur extérieur, des employés ou de la famille. «Avant, quelqu'un voulait vendre et on s'occupait des calculs. Maintenant, on est beaucoup plus poussés que cela», dit Mario Bédard. Le comptable vérifiera notamment si le successeur choisi possède les compétences gestionnaires nécessaires pour s'en occuper.

«Le scénario idéal, c'est un client qui vient nous voir en nous avisant qu'il prévoit vendre son entreprise dans cinq ans. Là, on a le temps d'améliorer la valeur de l'entreprise», ajoute-t-il. Et même de la transformer... M. Fortier donne l'exemple d'une compagnie de production qui s'est transformée en entreprise de transport avant d'être transférée.

Chez Mallette, le transfert d'entreprises et la planification financière personnelle sont les deux services qui ont le plus gagné en demande. Un changement pour l'entreprise qui avant s'occupait surtout des états financiers.

Les bureaux de comptables sont également affectés par le vieillissement de la population. De nombreux comptables oeuvrant en entreprise optent pour une retraite progressive. Flairant la bonne affaire, Mallette a décidé d'offrir un service de comptables pour combler les semaines de travail. «Tout le phénomène de retraite progressive crée un besoin d'employés à temps partiel et d'employés mobiles», explique Robert Fortier. «Le vieillissement de la main-d'oeuvre nous amène des opportunités.»

Les jeunes avec les jeunes

La moyenne d'âge chez Mallette a chuté. «Cinquante pour cent de nos employés ont moins de trente et un ans», explique Robert Fortier, qui ajoute que les clients plus jeunes aimaient s'adresser à quelqu'un de leur âge. «On est amis avec les gens de notre génération. Nos employés plus jeunes amènent une clientèle plus jeune. Le réseautage est différent.» L'entreprise attire les jeunes notamment par leur programme de mentorat, lorsqu'ils sortent de l'université. «C'est très structuré. On leur donne un mentor pour quelques mois et, ensuite, ils s'en choisissent un», explique M. Fortier. Au bout de deux ans, ils ont travaillé avec une panoplie de clients. Les nouveaux employés partent souvent au bout de quelques années seulement, pour travailler chez les clients avec qui ils ont fait affaire.

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