Rétention de la main-d'oeuvre: un problème générationnel?

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ZONE Profession: comptable
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La profession de comptable s'adapte aux changements et aux réalités d'aujourd'hui. Le Soleil s'intéresse à l'état de cette profession, à ses perspectives d'avenir et aux défis qu'elle a à relever. »

<p>Marie-Pier Cayer</p>
Marie-Pier Cayer

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) La «guerre des talents» fait rage dans le domaine de la profession comptable et les grands bureaux internationaux installés à Québec n'y échappent pas. Leur défi : motiver les troupes, et ce, en fonction des tranches d'âge.

Le problème de rétention n'est pas unique au monde des comptables. Toutefois, les difficultés sont très perceptibles et les grands cabinets comptables doivent user de stratégie pour garder les jeunes talents sous leur enseigne.

Gilles Cossette, associé au bureau de Deloitte à Québec, s'explique ces mouvements de personnel par un changement d'idéologie. «C'est la mentalité des jeunes! Ils veulent avoir différentes expertises de vie, pas nécessairement rester avec le même employeur toute leur vie.»

«Plus jeunes, les baby-boomers ne changeaient pas vraiment d'emploi. Ils avaient un ou deux employeurs dans leur vie. La nouvelle génération en a plus entre 5 et 10», ajoute M. Cossette.

Annuellement, Deloitte Québec engage entre 10 et 20 nouveaux comptables. Il en sort entre 10 et 15. «On engage plusieurs jeunes qui sortent de l'université. En travaillant pour un grand bureau, leur C. V. devient plus attrayant.»

Gilles Cossette identifie une autre embûche à la rétention du personnel. «À Québec, le marché de l'emploi va très bien. Et nous avons un compétiteur de taille, le gouvernement du Québec. Les jeunes fraîchement sortis de l'université profitent de l'occasion qu'on leur donne de commencer dans le milieu, puis ils sautent sur des postes dans la fonction publique.»

«Une pépinière»

Cette opinion est partagée par Rémi Tremblay, associé au sein des Services fiscaux chez PWC. «Nous allons dénicher les jeunes talents dès leur deuxième année universitaire, c'est une pépinière pour nous. Puis travailler pour nous peut ouvrir bien des portes. Tout cela reste cependant un cycle normal pour nous.»

De la même façon qu'une étude produite par une équipe de chercheurs sur les quatre grandes firmes comptables mondiales (Earst & Young, KPMG, PWC et Deloitte), M. Cossette identifie la génération Y comme problématique. Pourquoi? Car elle représente le plus gros des ressources des entreprises.

Les gestionnaires des grands cabinets ont du mal à attirer, retenir et motiver leurs employés, mais ils croient avoir trouvé la solution : se distinguer par les opportunités de travail à l'étranger.

Autant chez Deloitte qu'à PWC, on motive les troupes en faisant miroiter des affectations, parfois temporaires, à l'étranger. Les comptables sélectionnés s'envolent vers l'Europe ou les États-Unis. «On est très attrayant dans le marché», explique Rémi Tremblay.

La profession comptable a reconnu le problème du haut taux de roulement et a spécifiquement abordé le problème de changement de génération comme une priorité. Et la rétention, comme une préoccupation majeure.

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