Douze concerts mémorables au Club musical

Henryk Szeryng prodigue ses conseils à une élève... (Archives Le Soleil, Yvon Mongrain)

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Henryk Szeryng prodigue ses conseils à une élève du Conservatoire, lors de la classe de maître qu'il a donnée lors de son passage à Québec, en novembre 1986.

Archives Le Soleil, Yvon Mongrain

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ZONE Club musical

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Fondé en 1891 par des dames de la bonne société québécoise, le Quebec Ladies' Morning Musical Club invitait des solistes à venir jouer pour un petit cercle de mélomanes, dans des salons privés. Cent vingt-cinq ans plus tard, l'organisme, devenu le Club musical de Québec, rallie un millier de spectateurs pour chacun de ses concerts. Petite histoire d'une grande aventure bénévole qui a marqué le paysage musical de la capitale. »

Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Nous avons demandé au collègue Richard Boisvert, mélomane passionné et attitré à la couverture de la scène classique depuis de nombreuses années, de nous faire une courte liste des artistes invités au Club musical qui l'ont marqué. Il est remonté il y a 37 ans, en 1978, avec un concert de Louis Lortie, qui n'avait pas encore 20 ans à ce moment. Les extraits de critiques et les photographies sont tirés de nos archives. Recherche de Nina Ouellette et de Josianne Desloges

1- Le pianiste Louis Lortie, plusieurs fois, dont en 1978 et en 1992

«Dans un programme mi-sérieux, mi-populaire, Louis Lortie a donné aux abonnés du Club musical un très beau concert caractérisé par un jeu tout à la fois raffiné, intelligent et sensible» (extrait de la critique «Un pianiste en grande forme» de Bertrand Guay parue le 25 avril 1992 dans Le Soleil).

2- Le pianiste Krystian Zimerman, plusieurs fois, dont en 1983

«Nous, auditeurs, en venions presque à prendre pour acquis cette fabuleuse science pianistique, faite d'une technique éblouissante, d'un contrôle du clavier quasi incroyable, d'une palette sonore aux milles éclats» (extrait de la critique «Zimmermen : ça doit être ça le génie!» de Marc Samson, parue dans Le Soleil du 24 mars 1983).

3- Le violoniste Henryk Szeryng, deux fois, dont en 1985

«Bach s'enrichissait d'une rare qualité d'émotion, d'une sincérité toujours vraie et profonde. Plus question de technique ici - mais comment ne pas remarquer cet extraordinaire legato provenant d'un archet apparemment sans fin - tant elle paraissait transcender» (extrait de la critique de Marc Samson parue dans Le Soleil du 20 février 1985). Le soir du 18 février, le critique avait couvert deux concerts, celui de Szeryng et celui de la pianiste Brigitte Engerer, puisque le concert de Szeryng prévu le 9 décembre avait dû être reporté par le Club à cause des ennuis médicaux du violoniste.

Jessye Norman... (Photo Shaw concerts) - image 2.0

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Jessye Norman

Photo Shaw concerts

4- La soprano Jessye Norman, trois fois, dont en 1985 et en 1990

«Grâce à une coloration infinie de la voix, Mme Norman rend perceptible et tangible le drame intérieur, l'atmosphère élégiaque, le charme, l'humour, propre à chaque mélodie, tout en apportant aux oeuvres une générosité expressive faite d'intelligence, de compréhension et d'émotion» (extrait de la critique «Jessys Norman, la grande prêtresse du chant, éblouit» de Marc Samson parue dans Le Soleil du 15 mars 1985).

5- L'orchestre The English Concert en 1988

«Pour une bonne part du public du Club musical, l'audition que donnait, hier, The English Concert était une première expérience avec un orchestre de chambre jouant sur des instruments anciens. Aussi bien qu'il en aille ainsi avec une des formations qui tient le haut du pavé dans ce domaine, et dont les instruments parfois rébarbatifs, le cor "naturel" (donc sans pistons) n'étant pas le moindre» (extrait de la critique de Marc Samson parue dans Le Soleil du 11 mars 1998).

Rostropovitch en 1983... (Photo Archives Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

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Rostropovitch en 1983

Photo Archives Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

6- Le violoncelliste Mstislav Rostropovitch en 1990

«Celui qui peut revendiquer le titre de plus célèbre violoncelliste de notre époque inaugurait la saison du centenaire du Club musical» (extrait de la critique «Le grand pouvoir d'interprète de Rostropovitch» de Marc Samson, parue le 1er octobre 1990 dans Le Soleil).

7-La mezzo-soprano Cecilia Bartoli en 1991

«Un instrument [sa voix] qui est toujours mis au service de la musique, même dans les passages de haute pyrotechnie vocale» (extrait de la critique «L'art, la science et le charme réunis» de Marc Samson, parue le 7 octobre dans Le Soleil).

8- Le baryton Dmitri Hvorostovsky, deux fois, en 1993 et en 2007

«En moins de temps qu'il ne faut pour chanter le Largo al factotum ou la chanson populaire Les yeux noirs [...], Dmitri Hvorostovsky a accédé au rang de superstar de l'art lyrique» (extrait de la critique de Marc Samson parue le 10 avril 1993 dans Le Soleil).

9- Le baryton Thomas Hampson, en 1995

10- La soprano Renée Fleming, deux fois, dont en 1999

Lang Lang au Grand Théâtre de Québec en... (Photothèque le Soleil, Jocelyn Bernier) - image 4.0

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Lang Lang au Grand Théâtre de Québec en 2003

Photothèque le Soleil, Jocelyn Bernier

11- Le baryton Bryn Terfel, en 2004

«Ce public [québécois], il le possédait dans le creux de sa main et l'a subjugué avec sa voix immense et apparemment sans limites, tant pour la puissance que pour la subtilité, et son art d'interprète qui allie introspection et générosité» (extrait de la critique «Un chanteur plus grand que nature»de Marc Samson parue le 21 novembre 1997 dans Le Soleil).

12- Le pianiste Lang Lang, deux fois, en 2003 et en 2005

«Même les abonnés du Club musical de Québec qui pensaient bien connaître Lang Lang ont sûrement été étonnés du spectacle de mardi soir. Quelle maturité que le jeune pianiste a gagnée depuis son dernier passage au Grand Théâtre il y a bientôt deux ans! Chose certaine, l'accueil enthousiaste et presque délirant qu'on a réservé à son interprétation de la Rhapsodie hongroise de Listz, en fin de programme, était pleinement justifié» (extrait de la critique de Richard Boisvert parue dans Le Soleil du 7 avril 2005).

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