L'assurance, un métier d'avenir

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Selon des données fournies par l'organisme Puissance Onze, dans la grande région de Québec, plus de 25 000 personnes travaillent dans le domaine de l'assurance.

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<p>Jean-Michel Poirier</p>
Jean-Michel Poirier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Le secteur de l'assurance constitue un point fort de l'économie de la grande région métropolitaine de Québec avec ses sièges sociaux, ses nombreux emplois directs et indirects. L'industrie a ses défis, dont ceux d'être en constant recrutement de main-d'oeuvre qualifiée. Le monde de l'assurance investit également dans les technologies et veut répondre aux besoins actuels. Le point.

La région de Québec étant en situation de quasi plein emploi, les compagnies d'assurances s'arrachent les candidats qualifiés.

Et des emplois en assurance, il y en a. «Si Montréal est la ville de la finance, on peut dire que Québec est la ville de l'assurance», indique Daniel Roussel, directeur général de Puissance Onze, un organisme fondé en 2007 qui regroupe 11 compagnies d'assurances ayant leur siège social dans les régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches.

Selon des données fournies par Puissance Onze, dans la grande région de Québec, plus de 25 000 personnes travaillent dans le domaine de l'assurance. «Ce sont des emplois bien rémunérés, avec des conditions de travail exceptionnelles, explique M. Roussel. Mais ces emplois sont méconnus.»

Il y a donc beaucoup de place pour les finissants du DEC en assurances et services financiers, dispensés par les Cégeps de Sainte-Foy, St. Lawrence, Lévis-Lauzon et le Collège O'Sullivan, qui offre une attestation d'études collégiales.

La formation est axée sur les réalités du marché du travail. «Nous [Puissance Onze] travaillons beaucoup avec les maisons d'enseignement pour développer un cursus très axé sur le marché du travail», indique M. Roussel.

Sans parler de pénurie dans le domaine, de nombreux postes sont toujours à pourvoir. «On parle de 2500 postes à doter par année, dont 300 nouveaux postes», ajoute M. Roussel. Parmi les domaines les plus recherchés, on parle d'experts en sinistre et en gestion d'invalidité «qui font l'objet d'un recrutement intensif».

Sinon, il y a toujours énormément de besoins en télécommercialisation. «Comme les compagnies d'assurances vendent directement leurs produits aux consommateurs sans passer par des compagnies intermédiaires...»

Mais au-delà des postes traditionnels, le domaine de l'assurance est très axé sur les nouvelles technologies. «Nous faisons désormais face à de nouveaux défis de communication, ce qui nous pousse à revoir nos façons de faire. Nous recrutons ainsi des spécialistes en intelligence d'affaires et en marketing de données», explique M. Roussel. Il mentionne également que les compagnies d'assurances de Québec et de la Chaudière-Appalaches ont investi plus de 150 millions $ auprès des fournisseurs en haute technologie dans la région.

La question des retraites

Dans le domaine de l'assurance, le départ à la retraite massif des baby-boomers est une source importante d'inquiétudes. «On est en plein dedans, constate M. Roussel. Selon les derniers chiffres, de 15 à 20 % de la main-d'oeuvre devrait partir en retraite d'ici cinq ans.»

En dépit de cette grande quantité de postes à pourvoir, le recrutement à l'international reste marginal. «Certaines opérations de recrutement à l'étranger ont été réalisées avec Québec International en France et en Belgique, notamment en matière de technologie. Il y a également eu des opérations dans les autres provinces canadiennes, mais ce n'est pas systématique, il n'y a pas d'action concertée des compagnies d'assurances», ajoute M. Roussel.

Le problème du bilinguisme

Alors que les compagnies d'assurances de la région de Québec font de plus en plus des affaires hors de la province, l'importance d'avoir des employés capables de communiquer efficacement en anglais, que ce soit avec des collègues ou avec des clients, se fait de plus en plus sentir.

Pour pallier ce problème, Daniel Roussel indique que Puissance Onze a beaucoup travaillé avec le ministère de l'Éducation et avec les maisons d'enseignement pour permettre aux employés de se perfectionner en anglais.

«En 2012, nous avons lancé une plateforme Internet en 12 modules pour faciliter l'apprentissage de l'anglais. Nous venons d'ailleurs de la remettre à jour.»

Même dans les programmes collégiaux, comme le diplôme d'études collégiales en assurances de dommages, Puissance Onze a fait beaucoup d'efforts pour ajouter davantage de cours d'anglais.

«Le Ministère et les maisons d'enseignement vont rajouter de l'anglais, à la demande de l'industrie», a ajouté M. Roussel.

Plaidoyer pour un retour de l'éducation économique au secondaire

Si les métiers dans le domaine de l'assurance et des services financiers sont méconnus, c'est dû en partie à la disparition du cours obligatoire d'éducation économique au secondaire. C'est du moins l'avis de Lynda Higgins, coordonnatrice du diplôme d'études collégiales en conseil en assurances et en services financiers au Cégep de Lévis-Lauzon.

«Autrefois, avec le cours d'éducation économique obligatoire, les jeunes qui arrivaient du secondaire avaient développé une connaissance et un intérêt pour le milieu de la finance, des services financiers et de la bourse. Maintenant, ceux qui arrivent au cégep ne connaissent plus systématiquement le domaine», déplore Mme Higgins.

«Le gouvernement québécois a réintroduit un cours, mais il est optionnel. C'est un pas dans la bonne direction, mais ce n'est pas suffisant», ajoute de son côté Daniel Roussel, directeur général de Puissance Onze, un organisme fondé en 2007 qui regroupe 11 compagnies d'assurances ayant leur siège social dans les régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches. «Mais c'est sûr que le retour d'un cours d'économie obligatoire permettrait de mieux faire connaître le milieu», poursuit-il.

Ces deux interlocuteurs étaient interrogés à l'occasion d'une table ronde organisée au Soleil avec quelques jeunes qui ont choisi le secteur de l'assurance pour faire carrière dans la grande région de Québec.

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