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Travaux de recherche et partenariats vont de pair au Conseil national de recherches du Canada

Recherche et développement sur la prochaine génération de... (Conseil national de recherches Canada)

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Recherche et développement sur la prochaine génération de batteries pour les véhicules électriques.

Conseil national de recherches Canada

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Charles-Antoine Gagnon

Collaboration spéciale

Le Droit

(Ottawa) Une partie de l'expertise du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) en matière d'électrification des véhicules se retrouve dans trois nouveaux moteurs électriques de la compagnie québécoise TM4 qui seront officiellement lancés lors du 29e Symposium international du véhicule électrique (EVS29) qui se déroule à Montréal du 19 au 22 juin.

Ces nouvelles options de moteurs électriques plus performants sont le fruit de plusieurs années de collaboration entre l'entreprise de Boucherville, l'agence fédérale et la multinationale Rio Tinto dans la transformation de matières, dans la création de procédés de mise en forme de poudre d'acier et dans la fabrication de prototypes de pièces.

Il s'agit ici d'un des nombreux exemples de partenariats du CNRC avec des entreprises de technologies de pointe, des universités et des fabricants automobiles dans le cadre de son programme des technologies d'électrification des véhicules.

L'économie de carburant ainsi que la réduction des coûts de fabrication des composantes et du développement des nouveaux matériaux figurent parmi les principaux objectifs des travaux du CNRC en lien avec la conception de moteurs électriques, la fabrication de piles et les technologies de stockage d'énergie sûres.

«Nous travaillons avec des entreprises qui font des matériaux actifs pour les batteries, comme le graphite, qui est utilisé dans les batteries au lithium», cite en exemple l'ingénieur Éric Baril, chef de programme, Technologies de propulsion de véhicules au CNRC. 

«On aide l'entreprise à améliorer son produit», a-t-il ajouté.

«Le plus gros défi est celui d'augmenter la capacité des batteries pour pouvoir avoir des véhicules qui se déplacent sur une plus longue distance, le tout à un coût bas», a précisé M. Baril.

Allègement

L'allègement des véhicules grâce à l'utilisation de l'aluminium et de biomatériaux fait aussi partie des programmes de recherches du Conseil.

«Le CNRC travaille avec des fabricants pour pouvoir aider à amener des matériaux canadiens, des produits canadiens, dans la chaîne de valeur internationale», a fait valoir M. Baril.

L'implication du CNRC dans l'électrification des véhicules ne se limite pas qu'aux travaux de recherche. Le Conseil cherche aussi à créer des liens entre les entreprises dans le but d'établir une chaîne d'approvisionnement. Et, précise M. Baril, plus les gens achèteront des véhicules électriques, plus grandes seront les chances de voir s'émanciper les entreprises canadiennes oeuvrant dans le développement des technologies. 

Il salue d'ailleurs les politiques gouvernementales d'incitatifs financiers à l'achat des véhicules ainsi que l'objectif de Québec sur le nombre de véhicules électriques que l'on souhaite voir sur les routes dans sa nouvelle politique énergétique avec, entre autres, 1 million de véhicules électriques en 2030. L'Association des véhicules électriques du Québec indique sur son site Web qu'il y avait 9763 véhicules électriques au Québec en date de la fin avril 2016.

Le rendement des batteries en hiver fait aussi partie des défis qui occupent les scientifiques du CNRC. Il y a des pertes d'autonomie importantes lorsqu'il fait froid. Les problématiques portent, entre autres, sur la recharge des batteries et le développement de systèmes de chauffage plus efficaces.

Une importante délégation du CNRC sera présente au EVS29 à Montréal, un événement d'importance qui permettra aux entreprises canadiennes et au CNRC de montrer leurs compétences au reste du monde, souligne Éric Baril.

«On a tout intérêt à montrer notre savoir-faire pour que l'international s'intéresse à ce qu'on est capable de fournir pour les véhicules électriques, et pour qu'on ait une présence plus grande dans les véhicules électriques», a indiqué l'ingénieur, soulignant du même souffle qu'il faut sauter sur cette occasion de développer des partenariats avec des entreprises étrangères dans le but de construire une chaîne d'approvisionnement globale.

«Les entreprises qui peuvent démontrer qu'elles ont des produits sécuritaires, à bas coût, fiables et performants, ça va générer des retombées économiques au Canada. Ça va aussi éventuellement permettre de bâtir des entreprises qui seront prêtes à prendre en main la première usine de fabrication d'automobiles électriques qui pourrait s'installer au Canada», a-t-il ajouté.

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