L'année cinéma en 10 temps

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Birdman

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Retour sur 2014
Retour sur 2014

L'année 2014 sous tous ses angles: en objets, en citations, en coups de coeur, en caricatures, en photos, en percées scientifiques et en quiz sportif. »

(Québec) Voici donc le bilan de mes 10 meilleurs films de l'année, toutes catégories confondues. Une seule règle: il faut que le film ait pris l'affiche à Québec en 2014. Ce qui explique l'absence, par exemple, de Foxcatcher, de Deux jours, une nuit et de Leviathan, qui seront projetés au début de 2015. Fait notable comparé à 2013: une année faste pour le cinéma américain de qualité.

1. Birdman, Alejandro G. Iñárritu (États-Unis)

S'il y a un film qui s'est approché du sublime, c'est celui-là. La réalisation s'avère brillante autant qu'éblouissante de maîtrise cinématographique. Il offre aussi une intéressante méditation sur la condition humaine, servie par de remarquables performances d'acteurs. Alejandro G. Iñárritu mise sur la simplicité, sans trop de personnages, avec une certaine légèreté, avec parfois même un humour grinçant et un réalisme poétique. Et la façon de le faire est époustouflante.

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2. Jeunesse (Boyhood), Richard Linklater (États-Unis)

On va le réécrire : Jeunesse est d'abord un éclair de génie - filmer les mêmes personnages pendant 12 ans. C'est aussi une idée forte, soit celle d'un enfant qui définit son identité et devient un homme. Et des membres de sa famille qui changent au fil du temps. Le long métrage nous tend un formidable miroir dans lequel on peut observer notre propre combat quotidien pour donner un sens à la vie. Il ne peut y avoir de sujet plus universel et touchant.

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3. Under the Skin, Jonathan Glazer (Angleterre)

Presque un film expérimental, le troublant Under the Skin vaut autant pour la renversante performance de Scarlett Johansson, une femme fatale qui séduit et «kidnappe» des hommes, que le style de réalisation - presque pas de dialogues, la caméra et le son se chargent de la narration. Glazer joue avec les codes de la science-fiction et du film d'horreur pour proposer une réflexion sur la séduction, les relations hommes-femmes, la sexualité, mais aussi sur la femme-objet. Rien que ça.

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4. Whiplash, Damien Chazelle (États-Unis)

Il y en avait eu des projections depuis qu'on avait vu un duel aussi intense entre deux personnages, un prof (J.K. Simmons, qui va gagner l'Oscar du meilleur second rôle) et son protégé. Damien Chazelle signe un long métrage exaltant et électrisant, mais aussi intelligent sur l'abus de pouvoir. Le film est aussi brillant sur le fond que sur la forme. Le genre qu'on rejoue sans cesse dans notre tête.

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5. Le rôdeur (Nightcrawler), Dan Gilroy (États-Unis)

LA surprise de l'année. Habilement construit, il doit tout de même beaucoup à la brillance de Jake Gyllenhaal dans le rôle-titre, un sociopathe qui devient journaliste aux faits divers dans la jungle urbaine deLos Angeles. Le film de Dan Gilroy s'avère d'une redoutable efficacité, tout en posant de pertinentes questions sur notre con-sommation d'images sensationnalistes qui exploitent le drame des autres. Le rôdeur est un plaisir délicieusement pervers, un long métrage aussi captivant qu'intelligent.

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6. Le passé, Asghar Farhadi (France)

On oublie presque que cette oeuvre sublime a pris l'affiche en janvier. Et pourtant, il laisse une impression durable. Avec sa poignante tragicomédie, le cinéaste iranien réussit à faire disparaître sa mise en scène : la véracité des personnages, la justesse des dilemmes personnels et familiaux, le naturel des acteurs; tout concorde à en faire un récit implacable qui nous tient en haleine comme un suspense. Magnifique.

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7. Citizenfour, Laura Poitras (États-Unis)

Un documentaire dans les 10 meilleurs films? Ben oui. Le film de Laura Poitras consacré à Edward Snowden est remarquable à bien des égards. En premier lieu parce qu'il témoigne des révélations sur l'espionnage à grande échelle du gouvernement américain de nos télécommunications. Ensuite, parce que la réalisatrice a admirablement monté son long métrage, comme un suspense. Un modèle du genre, en fait.

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Mommy... (Photo fournie par les Films Séville) - image 2.0

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Mommy

Photo fournie par les Films Séville

8. Mommy, Xavier Dolan (Canada)

Mommy, Prix du jury à Cannes, confirme le talent exceptionnel de Xavier Dolan. Ce cinquième long métrage porte une forte signature d'auteur, mais le jeune prodige a réussi cette fois à faire fi de ses tics et obsessions pour rejoindre un public plus large. Ce film dense et intense, porté par sa réalisation inventive et parfaitement maîtrisée, repose sur des personnages plus grands que nature même dans leur banalité: une mère et son fils en crise. Un moment fort de l'année cinéphilique.

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9. L'hôtel grand Budapest (The Grand Budapest Hotel), Wes Anderson (États-Unis)

Avec cette comédie enlevante et déjantée, à l'esthétique raffinée, Wes Anderson prouve qu'il est l'un des réalisateurs américains les plus brillants et talentueux de sa génération. Son illustration des tribulations du concierge de l'hôtel, sur fond de déclin de l'âge d'or européen, fait foi d'une imagination foisonnante et de sa virtuosité derrière la caméra. Le film compte aussi sur une très forte distribution qu'il dirige de main de maître. Quel plaisir.

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10. Interstellaire (Interstellar) Christopher Nolan (États-Unis)

Christopher Nolan a pris un pari démesuré avec cette oeuvre épique et il a réussi, malgré quelques défauts. Avec cette histoire d'une équipe d'astronautes qui doit trouver une planète de rechange alors que se meurt la Terre, le réalisateur propose une sidérante odyssée sidérale, qui conjugue autant l'infiniment grand que l'infiniment petit de nos sentiments. Un film qui prend aux tripes autant qu'il fait réfléchir sur ce qu'est l'humanité.

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TOP 5 QUÉBÉCOIS

1. Tu dors Nicole (Stéphane Lafleur)

2. Tom à la ferme (Xavier Dolan)

3. Ceci n'est pas un polar (Patrick Gazé)

4. Whitewash: l'homme que j'ai tué (Emanuel Hoss-Desmarais)

5. 1987 (Ricardo Trogi)

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TOP 5 EUROPÉEN

1. Ida (Pawel Pawlikowski)

2. Suzanne (Katell Quillévéré)

3. Party Girl (Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Theis)

4. Borgman (Alex van Warmerdam)

5. Pride: une rencontre improbable (Matthew Warchus)

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Mentions honorables

Les derniers amants (Only Lovers Left Alive) de Jim Jarmusch

Ennemi de Denis Villeneuve

Les apparences (Gone Girl) de David Fincher

Le vent se lève d'Hayao Miyazaki

Wild de Jean-Marc Vallée

Saveurs indiennes (The Lunchbox)de Ritesh Batra

La théorie de l'univers (The Theory of Everything) de James Marsh

20 000 Days On Earth de Jane Pollard et Iain Forsyth

L'aube de la planète des singes (Dawn of the Planet of the Apes)de Matt Reeves

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LES PIRES FILMS DE 2014

1. Tusk

2. L'extraordinaire Spider-Man 2

3. Transcendance

4. Transformers: l'âge de l'extinction

5. Famille recomposée (Blended)

6. Méchants patrons 2 (Horrible Bosses 2)

7. Tammy

8. Le besoin de vitesse (Need for Speed)

9. La voix de l'ombre

10. La fille du Martin

Note: Je n'ai pas vu plusieurs navets hollywoodiens, dont ceux de Nicolas Cage. La vie est trop courte.

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