Revue de l'année, théâtre: diamants à polir

Le projet Le Diamant semble sur la voie... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le projet Le Diamant semble sur la voie d'évitement, la campagne de financement privée est suspendue et le gouvernement refuse toujours de dire s'il ira de l'avant ou non.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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Retour sur 2014
Retour sur 2014

L'année 2014 sous tous ses angles: en objets, en citations, en coups de coeur, en caricatures, en photos, en percées scientifiques et en quiz sportif. »

<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) Nouvelle direction artistique au Trident, expérience augmentée pour le Carrefour de théâtre, propositions fortes et essais moins heureux, projets sur la voie d'évitement: les amoureux de théâtre à Québec ont pu profiter de quelques diamants cette année, mais certains restent encore à polir...

1. L'étoile du Diamant pâlit

Le 13 février, le gouvernement Marois confirmait que 30 millions $ étaient prévus au budget pour la réalisation du Diamant, nouveau lieu de création et de diffusion de Robert Lepage et Ex Machina à la place D'Youville. Du coup, il annonçait une aide de 10 millions $ pour le déménagement du théâtre jeunesse Les Gros Becs dans la Caserne laissée vacante. En avril, le député libéral Sam Hamad prétendait que le financement était toujours prévu. Coup de théâtre: le 4 juin, la dépense n'apparaît pas au budget déposé par le ministre Leitão. Depuis, le projet semble sur la voie d'évitement, la campagne de financement privée est suspendue et le gouvernement refuse toujours de dire s'il ira de l'avant ou non avec le projet.

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2. Où tu vas quand tu dors en marchant... plus longtemps

Avec en poche une subvention majorée de la Ville de Québec de 829 000 $, le Carrefour international de théâtre a présenté son parcours déambulatoire Où tu vas quand tu dors en marchant sur trois fins de semaine au lieu d'une seule, passant ainsi de trois à neuf soirs de spectacle. Si les ventes de billets en salle n'ont pas été à la hauteur pour cette 15e présentation du festival, en juin, le Carrefour s'est toutefois réjoui de la participation de 110 000 personnes au parcours déambulatoire, qui était constitué des mêmes tableaux que l'an dernier. On ne sait pas si la Ville, qui voulait profiter de la fin du Cirque du Soleil gratuit et du Moulin à images pour donner un coup de pouce à d'autres «événements signature», réinvestira la même somme pour le prochain festival.

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3. Nouvelle ère au Trident

La présentation en mars de la pièce Mois d'août, Osage County, de l'Américain Tracy Letts, a marqué avec grand éclat la nouvelle direction artistique du Trident. Première oeuvre choisie par Anne-Marie Olivier, la pièce hyperréaliste, rassemblant une large distribution dans un décor fastueux, a récolté plusieurs prix, dont un grandement mérité pour Paule Savard dans un premier rôle. La première saison concoctée entièrement par Olivier a aussi débuté en lion cet automne avec le troublant Chante avec moi, d'Olivier Choinière, rassemblant pas moins de 50 comédiens sur scène. On a déjà bien hâte au décapant Dans la république du bonheur, au retour des Fêtes.

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4. Les fées ont (encore) soif

Un autre incontournable de la rentrée automnale, cette fois à La Bordée: le jeune metteur en scène Alexandre Fecteau a ressuscité, à sa manière, le classique de Denise Boucher Les fées ont soif. La pièce, précédée de sa réputation sulfureuse gagnée dans la controverse à sa création en 1978, n'avait jamais encore été remontée de façon professionnelle. Le regard très éclaté de Fecteau, conjugué à la solide performance du trio formé par Lise Castonguay, Lorraine Côté et Marie-Ginette Guay, a transformé cette pièce-musée en objet moderne fort pertinent.

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5. Sombre aventure pour les artisans de Sweeney Todd

Une comédie musicale d'envergure créée à Québec, était-ce trop beau pour être vrai? Le rêve a pris l'allure d'un cauchemar pour les artisans du spectacle musical Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street, qui n'ont pour la plupart toujours pas été payés pour leur participation à ce projet du jeune théâtre Décibel. Louis Morin et sa compagnie n'avaient visiblement pas les reins assez solides pour rentabiliser une aussi grosse production, d'un budget de 500 000 $, présentée au Capitole pendant 10 jours à l'Halloween. Malgré un succès critique indéniable, la foule n'a pas été au rendez-vous. Les comédiens, les musiciens, les techniciens et les concepteurs en paient encore le prix. Espérons que les différents recours entrepris leur permettront de récupérer ce qui leur est dû.

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