#2014 en cinq mots-clics

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Retour sur 2014
Retour sur 2014

L'année 2014 sous tous ses angles: en objets, en citations, en coups de coeur, en caricatures, en photos, en percées scientifiques et en quiz sportif. »

(Québec) Ah, Twitter! Que ferait-on sans le célèbre site de microblogage où les vedettes, les mouvements, les réputations et les phénomènes viraux se font et se défont en 140 caractères... Si Twitter peut parfois montrer le pire du Web, il a aussi, encore une fois cette année, prouvé son incroyable force de mobilisation à coups de mots-clics (hashtags). Les mots-clics marquants de 2014? Il y en aurait eu des dizaines, voire des centaines possibles. Le Soleil en a choisi une poignée, plus ludiques ou plus sérieux, qui ont fait l'actualité, autant dans la capitale qu'à l'international.

Jian Gomeshi... (La Presse Canadienne) - image 2.0

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Jian Gomeshi

La Presse Canadienne

#AgressionNonDenoncee

Personne n'aurait pu prévoir qu'en 2014, il serait autant question du silence entourant les agressions sexuelles. Dans la foulée de l'affaire Jian Ghomeshi (photo), ce populaire animateur de radio de la CBC accusé d'agressions sexuelles, des centaines de femmes au pays ont brisé le silence fin octobre en accompagnant leur court témoignage de l'expression #AgressionNonDenoncee. Le mot-clic a d'abord pris son envol en anglais (#BeenRapedNeverReported) alors qu'il est utilisé par les journalistes Antonia Zerbisias du Toronto Star et Sue Montgomery de The Gazette, qui ont relaté avoir été agressées sans l'avoir dénoncé. L'avenir dira quel impact aura ce mouvement de solidarité à long terme, mais il aura contribué à montrer l'ampleur du nombre de victimes silencieuses qui ont surpassé la honte et soulevé le débat sur la question. Appelons ça un effet collatéral constructif de l'affaire #Ghomeshi.

Jeux d'hiver de Sotchi... (Associated Press) - image 3.0

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Jeux d'hiver de Sotchi

Associated Press

#Sochiproblems

Celle-là, Vladimir Poutine, avec ses Jeux olympiques à 50 milliards $, n'a pas dû la trouver drôle. Début février, les jeux d'hiver de Sotchi sont sur le point de commencer. Journalistes, athlètes et membres des délégations découvrent leurs chambres d'hôtel et... quelques petits problèmes techniques. En quelques heures, #SochiProblems devient le mot-clic viral relatant le manque de préparation de certains équipements, la couleur louche de l'eau qui coule du robinet, des immeubles ou des rues pas encore tout à fait finis de construire. Les @sochiproblems ont même droit à leur propre compte Twitter qui, pendant un temps, a été plus populaire que le compte officiel des JO. Plus grand-monde ne parlait des problèmes après deux semaines de jeux, mais ce mot-clic aura tout de même diverti la planète et amené un peu d'humilité à ces Olympiques marqués par la démesure.

Le mouvement nigérian de soutien aux adolescentes, rassemblé... (PHOTO JORGE GUERRERO, AFP) - image 4.0

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Le mouvement nigérian de soutien aux adolescentes, rassemblé sous le slogan «Bring back our girls» («Rendez-nous nos filles»).

PHOTO JORGE GUERRERO, AFP

#BringBackOurGirls

L'année 2014 aura révélé à la planète entière les atrocités commises par le groupe terroriste islamiste Boko Haram. Dans la nuit du 14 avril, plus de 230 étudiantes de 12 à 17 ans ont été enlevées par le groupe à Chibok, au nord-est du Nigeria. Une vaste campagne initiée sur le Web a suivi alors que de nombreuses personnalités, dont Michelle Obama, ont publié une photo sur laquelle ils tenaient une feuille avec l'inscription #BringBackOurGirls («Ramenez-nous nos filles»). Le monde entier découvre l'obscurantisme de ce groupe qui s'oppose à l'éducation des filles. Depuis, les actions du gouvernement nigérian ont souvent été critiquées, de jeunes filles ont été rendues à leur famille, mais la majorité auraient été converties à l'islam et mariées de force. Difficile de dire combien sont encore aux mains de Boko Haram.

Le député André Drolet... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes) - image 5.0

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Le député André Drolet

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

#AndréDroletFacts

Le député libéral André Drolet (photo) a fait bien malgré lui une entrée fracassante sur les réseaux sociaux en décembre. En rendant hommage à la légende du hockey Jean Béliveau, l'élu a dit se souvenir de l'avoir vu jouer avec les As de Québec. Le hic, c'est que Jean Béliveau a quitté Québec pour Montréal en 1953, soit un an avant la naissance d'André Drolet. La bourde a régalé la twittosphère et les internautes se sont mis à attribuer une foule de faux souvenirs au député accompagnés du mot-clic #AndréDroletFacts. Big bang, Croisades, invention de la roue ou naissance de Jésus, ne cherchez pas : André Drolet y était. Se disant «ébranlé» par toute cette attention aussi soudaine que bien involontaire, André Drolet a toutefois opté pour la meilleure approche : l'autodérision. En commentant le sujet aux journalistes de l'Assemblée nationale, le député en a ainsi remis en disant avoir supervisé les travaux de construction du Château Frontenac

M. Labeaume et le maire de Lévis, Gilles... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet) - image 6.0

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M. Labeaume et le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, ont écrit au milliardaire américain et fondateur de Microsoft, Bill Gates, actionnaire du CN.

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

#PaintYourBridgeBill

Régis Labeaume n'aura pas eu du père Noël le coup de pinceau tant désiré pour le pont de Québec. Mais, résolu à talonner le CN pour qu'il entretienne l'infrastructure dont il est propriétaire, le maire de Québec n'a pas manqué une occasion d'interpeller l'entreprise sur la place publique. Parmi les démarches, celle qui a le plus frappé l'imaginaire est arrivée le 13 novembre, alors que M. Labeaume et le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, ont écrit au milliardaire américain et fondateur de Microsoft, Bill Gates, actionnaire du CN. Des citoyens ont saisi la balle au bond et lancé le mot-clic #PaintYourBridgeBill. L'expression risque de rester dans l'air en 2015, alors que le maire Labeaume promet de continuer à mettre de la pression pour que le CN investisse 100 millions $ dans la peinture du pont et double ainsi la somme promise par les gouvernements provincial et fédéral.

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