Que penser du niqab?

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Le port du niqab s'est invité dans la campagne électorale.

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Tout le monde en parle de nos jours, spécialement les politiciens, en vue sans doute de gagner quelques votes aux prochaines élections fédérales.

Niqab est un mot arabe qui veut dire voile. Le Coran n'en dit pas un mot, la tradition musulmane non plus. Certains musulmans l'imposent à leur femme pour la protéger et, en même temps, se protéger.

La plupart des femmes musulmanes ne le portent pas.

On raconte que le président Ataturk, fondateur de la Turquie moderne en 1924, a trouvé une solution pour le faire disparaître. Il a décrété que les femmes musulmanes peuvent porter le niqab, par contre seules les femmes de mauvaise vie sont obligées de le porter. Le lendemain, le niqab a disparu de la circulation. Solution géniale.

Chez nous, au Canada, le problème se pose autrement. Comme disait Mario Dumont avant la décision de la Cour suprême : «C'est quand même renversant qu'une personne qui ne détient même pas la citoyenneté s'adresse déjà aux cours canadiennes pour faire changer les règles du pays.» Que faut-il en penser? À chacun d'y voir avec impartialité en sauvegardant à la fois la dignité des femmes et leur égalité avec les hommes.

Père Paul Karim, Québec

Les vrais enjeux

Il n'y a pas que le niqab à considérer. Il y a la grande question militaire. Il y a l'assurance-emploi dont le nom assurance ne fait que ratatiner. Il y a la question environnementale. Il y a les médias, la culture, la recherche... qui s'effacent de plus en plus. Il y a la sécurité qui prend le pas sur le bon sens. Il y a, il y a... Ne nous laissons pas «voiler» l'esprit! Sachons reconnaître les vrais enjeux!

Carmen Imbeau, Cap-Rouge

Rien à voir avec la liberté d'expression

Je suis étonnée que pas un juriste ne soit capable d'énoncer clairement ce que signifie le port du niqab, un symbole religieux, lors de l'assermentation de citoyenneté canadienne, laquelle est d'abord et avant tout, un événement à caractère laïque. Je crois que le port du niqab n'a rien à voir avec la liberté d'expression. Ce vêtement n'est rien d'autre qu'une coutume établie pour soustraire la femme au regard des hommes autres que son mari. Point final. Alors, une femme à niqab qui veut devenir citoyenne canadienne doit absolument prêter serment de vive voix et à visage découvert.

Natalie Germain, Québec

Le niqab et les «précieuses ridicules»

Cette histoire du niqab me renverse. Philippe Couillard, Pierre Karl Péladeau, Françoise David, François Legault, Denis Coderre, Régis Labaume, Fatima Houda-Pépin, la commission Bouchard-Taylor, le Conseil du statut de la femme, 89 % des Québécois... et Gilles Duceppe nous disent que les services publics doivent être donnés et reçus à visage découvert. Et que vois-je au débat des chefs? Trois «précieuses ridicules» qui accusent Gilles Duceppe, le qualifiant presque de xénophobe, de semer la division en prétendant qu'eux et elle défendent les droits des femmes. Et voilà que des «pleureuses» professionnelles qui tiennent chronique dans les pages de nos journaux bien-pensants leur emboîtent le pas. Prochaine étape : ils vont défendre la burka! Après tout, ajoutez au niqab un bout de tissu de deux pouces sur six pouces et vous avez une burka. On ne brimera quand même pas le droit de porter un bout de tissu de deux pouces sur six pouces, n'est-ce pas, Monsieur Mulcair?

Sylvain Sauvé, Québec

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