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Des copropriétaires laissés pour compte, déplore un avocat spécialisé

Michel Paradis, avocat associé du cabinet juridique Joli-Coeur... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Michel Paradis, avocat associé du cabinet juridique Joli-Coeur Lacasse de Québec

Le Soleil, Steve Deschênes

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Gilles Angers
Le Soleil

(Québec) Des sociétés à numéro, maîtres d'oeuvre d'immeubles de logements en copropriété, qui ferment ou font faillite, qui n'ont nulle part de cautionnement, qui laissent en partage des vices de réalisation, des misères économiques, des hypothèques légales de construction, des déficits de bien-être et de qualité de vie, «ça s'est déjà vu», selon Michel Paradis, avocat associé du cabinet juridique Joli-Coeur Lacasse de Québec.

«Les copropriétaires, eux, sont laissés pour compte. Si le projet n'est pas accrédité à un plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs, ils n'ont aucun recours, les administrateurs et

actionnaires de la compagnie qui ont agi comme promoteur ne pouvant généralement pas être tenus personnellement responsables», déplore Me Paradis qui est également président, pour la région de la Capitale-Nationale, du Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec.

Il n'en revient toujours pas que les acheteurs, même instruits et à l'aise, d'un logement en copropriété à construire ou sur plan ne prennent pas la peine de vérifier la réputation, la solvabilité et les antécédents de «ces personnes-là».

«"Ça va être beau", se persuadent les gens. C'est leur seul critère. Puis, ils versent une mise de fonds de plusieurs dizaines de milliers de dollars sans savoir ce que le promoteur va en faire ni même si elle va être déposée dans un compte en fidéicommis», bout-il.

Or, toute personne prudente et diligente devrait d'abord se demander de quel bois se chauffe la compagnie. Avant de s'engager, trouve-t-il, il faut la regarder de près, scruter le passé de ses administrateurs et remonter la chaîne corporative. Bref, il faut mener sa petite enquête. Notamment, auprès de copropriétaires qui vivent ou ont vécu dans un immeuble déjà construit par cette compagnie ou ses actionnaires, agissant sous un autre nom corporatif.

Mais, en tout, il faut préférer un entrepreneur fiable - ça se voit encore - qui n'a pas coutume de se dérober à ses obligations et dont l'entreprise ne change ni de nom ni de numéro à tout bout de champ.

Autrement, on entre en copropriété, on se donne un syndicat et des administrateurs, on découvre des problèmes graves, on se bat contre des entrepreneurs sans scrupule et on y laisse sa chemise. Le rêve fait place au cauchemar. Et on tait le malheur de peur d'avoir du mal à revendre sa propriété.

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