Le doctorat manquant de la légende

L'ancien recteur de l'Université Laval Jean-Guy Paquet montre... (Le Soleil, Erick Labbé)

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L'ancien recteur de l'Université Laval Jean-Guy Paquet montre une photo de lui avec Jean Béliveau, lorsque celui-ci a reçu un doctorat honorifique de cette institution en 2008.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Jean Béliveau n'a pas fait que marquer des buts à profusion et soulever des coupes Stanley. À travers la pluie d'hommages rendus au légendaire hockeyeur depuis mardi, l'ancien recteur de l'Université Laval Jean-Guy Paquet rappelle l'obtention par Jean Béliveau d'un doctorat honorifique en 2008.

Jean-Guy Paquet a bien connu Jean Béliveau. Dès 1963, il loue sa maison à Sillery pendant que Jean Béliveau joue pour le Canadien de Montréal. Au fil des ans, Jean-Guy Paquette et Jean Béliveau gardent le contact.

Un jour, l'ancien recteur de l'Université Laval (1977-1987) prend conscience que la légende du Canadien a décroché quelques doctorats honorifiques après son illustre carrière. Des doctorats honorifiques venant tous... d'universités anglophones.

«Quand j'ai vu qu'il n'y en avait pas eu d'aucune université francophone au Québec, j'ai dit que ça n'a pas de maudit bon sens!» se rappelle Jean-Guy Paquet. «Je lui ai téléphoné et j'ai dit : "Jean, j'aimerais ça présenter ta candidature pour un doctorat honorifique." Alors, il m'a envoyé son CV avec une note, que j'ai toujours gardé, et qui disait : "Écoute, Jean-Guy, je te remercie beaucoup, je t'envoie mon CV... mais ce n'est pas le genre d'honneur que je recherche!"»

Cette anecdote traduit selon lui toute la modestie et la simplicité du personnage. N'empêche. La candidature a fait son chemin, et Jean Béliveau a finalement reçu un doctorat honorifique de l'Université Laval en 2008. «Il était très content. Il y avait peut-être 1000 personnes au PEPS. C'était une cérémonie spéciale pour lui», se souvient Jean-Guy Paquet. «C'était pas n'importe qui. Il y a des gens qui n'avaient pas été invités, et qui m'ont appelé après pour me dire : "Pourquoi tu ne me l'as pas dit?"»

«Un modèle»

Jean Béliveau méritait amplement cet honneur souvent réservé aux intellectuels, aux chercheurs ou aux politiciens, fait valoir Jean-Guy Paquet. «Ce n'était pas quelqu'un qui s'en fait avec les honneurs. C'était un modèle. Pas uniquement comme joueur de hockey. Il était impressionnant sur la glace, il se déplaçait beaucoup. Mais c'était un modèle pour son comportement. Si tous les joueurs de hockey avaient Jean Béliveau comme modèle et essayaient de l'imiter, le hockey serait différent... Et je pense qu'on aimerait encore davantage ça.»

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