Le Colisée de Québec, «château» de Jean Béliveau

Il n'a fallu que sept mois pour construire... (Archives Le Soleil)

Agrandir

Il n'a fallu que sept mois pour construire le Colisée en 1949. Afin que les amateurs de hockey puissent voir à l'oeuvre Jean Béliveau, les ouvriers devaient se dépêcher, car le Palais de l'agriculture, domicile des Citadelles et des As, avait été détruit par les flammes au printemps 1949.

Archives Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) Le vieux Colisée de Québec a été construit en à peine sept mois, en 1949. Les autorités de la Ville avaient une bonne raison de vouloir que l'aréna lève de terre rapidement. Un prodige du nom de Jean Béliveau s'amenait avec les Citadelles de Québec.

Jean Béliveau dans le Colisée de Québec... (Archives Le Soleil) - image 1.0

Agrandir

Jean Béliveau dans le Colisée de Québec

Archives Le Soleil

Le Colisée de Québec... (Archives Le Soleil) - image 1.1

Agrandir

Le Colisée de Québec

Archives Le Soleil

Quand le Palais de l'agriculture, qui accueillait les matchs des Citadelles et des As, a été détruit par les flammes, en mars 1949, les citoyens de Québec ont craint que leurs équipes favorites ne puissent pas entamer la prochaine saison de hockey.

Le maire Lucien Borne n'a pas hésité à annoncer la construction d'un tout nouvel édifice qui a été prêt pour l'ouverture de la saison suivante. Avec les prouesses de la recrue Béliveau, il n'a pas fallu beaucoup de temps pour que l'aréna flambant neuf soit surnommé le Château Béliveau. 

En 2011, Le Soleil a réalisé une entrevue avec Jean Béliveau, durant laquelle il avait longuement été question de l'aréna auquel il portait encore une affection particulière.

La première impression du «Gros Bill», à son entrée dans le nouveau bâtiment, a été d'être frappé par l'espace. «Il n'y avait pas de colonnes! Et à part de ça, il était en béton. Il faut retourner au contexte de 1949, et je crois que la Ville, la Commission de l'Expo et le contracteur ont fait un travail formidable. J'ai trouvé que ça avait été une grande réussite», avait-il exprimé.

Une autre vocation

Une réussite qui n'a pas tardé à attirer les foules, même si le Colisée n'était pas tout à fait complété quand le hockey s'y est installé. Au début, les joueurs devaient s'habiller dans un autre bâtiment et chausser leurs patins une fois dans le nouveau Colisée, racontait Jean Béliveau. Il manquait même des sièges et des toilettes!

Avec sa mémoire légendaire, Jean Béliveau pouvait vous ramener 50 ans en arrière en un clin d'oeil. «Vous savez qu'on a encore le record d'assistance au Colisée par les Citadelles?» avait-il lancé au Soleil. «Au troisième balcon, les bancs n'étaient pas arrivés. Et le monde était debout. Lors d'une joute dans la série contre Barrie pour la Coupe Memorial, on avait eu 16 800 spectateurs.» 

Déjà au moment de l'entrevue, Jean Béliveau se désolait de l'incertitude qui entoure le sort du Colisée qui l'a vu briller il y a plus d'un demi-siècle. Il souhaitait ardemment que l'on puisse lui trouver une autre vocation.

«Je pense que le Colisée depuis 1949 a rendu plusieurs services et en rend encore. [...] Mais si jamais ils venaient à mettre le pic dedans, j'aurai toujours mes souvenirs, on ne peut pas m'enlever ça, mais j'aurai beaucoup de peine.»

Au moment où les Remparts viennent d'annoncer qu'ils déménageront sous le toit du nouvel amphithéâtre, l'incertitude plane encore plus sur le «Château Béliveau», même si le maire Régis Labeaume a laissé entendre qu'il pourrait vivre «un certain temps» avec un aréna vide.

Quand papa négocie avec le Gros Bill

Henrietta Byrne attendait que Jean Béliveau se décide. Sa mère patientait avec elle, dans l'auto. Son père était entré dans la maison des Béliveau et négociait avec le paternel, Arthur. Frank Byrne était propriétaire des Citadelles de Québec, le club junior de l'époque dans la capitale. «Je me souviens que papa est ressorti avec un très beau sourire! Jean Béliveau s'en venait jouer à Québec et non à Montréal», s'est remémoré la fille unique du premier employeur sur glace du Gros Bill, mercredi.

Résidente de la Pointe-de-Sainte-Foy, la dame de 75 ans ne garde que peu de souvenirs du passage de Béliveau chez les Citadelles. «Jeune, j'étais moins intéressée par le hockey que par le patinage artistique», confie celle qui dit y avoir pris goût avec le temps et attendre elle aussi avec impatience le retour des Nordiques. Mais Mme Byrne se souvient très bien de cette importante expédition de voiture de Québec à Victoriaville, quelque part en 1949. «Les routes étaient moins belles dans le temps, c'était loin», se rappelle-t-elle. Même pour la fillette de 9 ou 10 ans qu'elle était, la rencontre ne lui avait pas paru très longue. Elle a revu Béliveau aux funérailles de son père, en 1969, puis à nouveau en 1999, au Colisée, lors de la renaissance des Citadelles, dans la Ligue américaine. 

Avec Olivier Bossé

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer