Jouer avec le «Gros Bill», «un privilège» pour Marc Tardif

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Marc Tardif, Jean Béliveau, Jacques Laperrière et Yvan Cournoyer lors du 6e match du quart de finale entre le Canadien et les Bruins le 15 avril 1971.

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(Québec) «Moi et les autres recrues étions assez nerveux quand on allait jouer à Boston, contre des gars comme Bobby Orr et Phil Esposito. Mais Jean Béliveau nous disait : "Faites-vous en pas, les jeunes. Faites ce que vous avez à faire et je vais m'occuper du reste.''»

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Jean Béliveau lors des cérémonies entourant le retrait du numéro 8 de Marc Tardif (à droite), des Nordiques,  en novembre 1983. 

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C'est comme ça que Marc Tardif a fait son entrée officielle dans la Ligue nationale, à l'automne 1970. Celui qui allait plus tard enflammer le Colisée de Québec durant neuf saisons dans l'uniforme des Nordiques a donné ses premiers coups de patin chez les grands avec un gilet du Canadien sur le dos.

«Ç'a été un privilège de le côtoyer comme hockeyeur et comme personne», a confié Tardif au lendemain de la mort de Jean Béliveau. Il avait souvent revu Béliveau par la suite, au tournoi de golf annuel des anciens Canadiens ou au salon des anciens au Forum, puis la dernière fois au Centre Bell, il y a trois ans.

Auteur de 1067 points en 963 matchs réguliers dans la LNH et l'AMH, Tardif avait disputé deux saisons avec le Canadien junior, avant d'être sélectionné par le vrai club au deuxième rang du repêchage de 1969. Durant sa seule campagne au sein de la Ligue américaine, avec les Voyageurs de Montréal, le natif de Granby avait été rappelé pour 18 matchs par le Canadien.

Mais il a fait le saut définitif au début de la saison 1970-1971, comme Réjean Houle, Guy Lapointe et Pierre Bouchard. Le printemps précédent, le CH avait été exclu des séries éliminatoires pour la première fois en 22 ans.

Béliveau venait de fournir l'une de ses pires productions offensives avec 49 points. Le 4 s'était laissé convaincre de repousser sa retraite par le directeur général Sam Pollock, de faire un dernier tour de piste plus honorable.

«Quand j'avais 10 ou 12 ans, on s'échangeait des cartes de hockey de Jean Béliveau. Il était notre idole, on le regardait à la télé. On était tous en adoration devant lui! Puis tout d'un coup, je me retrouvais dans le même vestiaire que lui et les Henri Richard, Serge Savard, John Ferguson, Claude Larose. C'était très intimidant», a raconté Tardif au Soleil, mercredi, de la Floride.

«Mais il était tellement simple, il m'a intégré de façon extraordinaire», explique celui qui a même déjà été cochambreur de Béliveau. Mieux que tout, il a été son compagnon de trio à plusieurs occasions. Tardif patrouillait le flanc gauche et Yvan Cournoyer la droite, pendant que le grand Jean élaborait la stratégie à partir du centre.

«Il avait une vision du jeu extraordinaire, commence Tardif. Il montait avec la rondelle sur sa palette, la tête levée et il était grand, alors il voyait tous les autres joueurs sur la patinoire. Il était un fabricant de jeux exceptionnel. Il était grand, fort... il avait toutes les qualités!

Une dernière coupe

«Je suis chanceux de l'avoir connu, de m'être entraîné, d'avoir voyagé et d'avoir joué avec lui», louange l'homme de 65 ans, assurant que même si Béliveau a étiré sa carrière une année de plus, jamais il n'a paru blasé.

Pour la petite histoire, le Canadien n'avait pas gagné à Boston en trois visites, cette saison-là. Outre Esposito et Orr, les Bruins alignaient aussi Johnny Bucyk et Ken Hodge pour les quatre meilleurs marqueurs de la ligue, six sur huit avec Wayne Cashman et John McKenzie.

En série quart de finale, la Flanelle avait effacé un déficit de 5-1 dans un deuxième duel remporté 7-5, au Garden, grâce à deux buts et deux aides du «Gros Bill». Le Canadien avait finalement enlevé la série au septième et ultime affrontement, chez les Bruins, 4-2. Pour ensuite éliminer Minnesota en six et triompher en finale aux dépens de Chicago, en sept. Le 18 mai 1971, Jean Béliveau jouait son dernier match, au Chicago Stadium. Victoire de 3-2 au terme de laquelle il a soulevé sa dixième Coupe Stanley, sa cinquième comme capitaine.

Jean Béliveau: un ancien des As raconte

Une chanson de 1956 en l'honneur de Jean Béliveau

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