L'Assemblée nationale se souvient de Jean Béliveau

Jean Béliveau en 2003... (Archives La Presse Canadienne)

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Jean Béliveau en 2003

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Jean Béliveau (1931-2014)

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Jean Béliveau (1931-2014)

Le Canadien est endeuillé par la perte d'un des meilleurs joueurs de son histoire et de son plus fidèle ambassadeur, Jean Béliveau, qui est décédé le 2 décembre. »

(Québec) L'un lui a soutiré un autographe. Certains lui ont serré la main. D'autres l'ont croisé, lors de rencontres privées. Tous les élus de l'Assemblée nationale conservent de Jean Béliveau le souvenir d'un joueur de hockey exceptionnel et d'un homme d'une grande classe.

Mercredi matin, le premier ministre Philippe Couillard a rendu un hommage senti sur le sportif et l'individu. L'anecdote qu'il a racontée exprimait mieux que tous les qualificatifs qu'il a employés l'estime vouée à celui qui a porté le numéro 4 dans l'uniforme du Canadien de Montréal. 

«À l'âge de 13 ans, j'étais allé me cacher en arrière du Forum [de Montréal] pour attendre les joueurs. C'était en 1970. J'avais réussi à avoir un autographe de chaque joueur, incluant le sien. Il avait été très gentil avec un petit garçon de 13 ans. Il aurait pu passer tout droit. Il s'est arrêté pour me dire bonjour.»

Le chef libéral a souligné qu'à l'instar de Maurice Richard, «il y a de grands sportifs qui sont plus que des sportifs pour les Québécois. Jean Béliveau [l'était] pour une belle image qu'il renvoyait de nous-mêmes. Un grand sportif avec une qualité de langue extraordinaire, un homme distingué. Un grand Québécois.»

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a «twitté», lui, une photo d'une rencontre avec le célèbre hockeyeur. Il n'y a pas de date, mais un François Legault adolescent, en uniforme du «corps de clairons et tambours de Sainte-Anne-de-Bellevue», tend la main à un géant.

Comme pour combien d'autres, le souvenir de Jean Béliveau ramène François Legault sur le divan de la maison familiale, entre ses soeurs et ses parents, le samedi soir, à écouter le match, avec un bol de croustilles et un verre de liqueur. Un souvenir d'autant plus précieux qu'il inclut son père, décédé alors que François Legault avait 26 ans.

«Ça avait toujours l'air facile pour Jean Béliveau sur la glace, se rappelle-t-il. Il avait une grande portée, il était élégant et ça donnait des résultats. Il venait faire des entrevues entre les périodes sans jamais dire un mot contre qui que ce soit.»

Le chef intérimaire du Parti québécois, Stéphane Bédard, n'a jamais rencontré l'homme. Il a salué «le grand athlète», une source «d'inspiration. Dans la mémoire collective, il reste le plus grand capitaine dans l'histoire du Canadien. Il incarnait ce qu'était un capitaine sur la glace par l'exemple, par ses qualités athlétiques. Mais aussi dans le vestiaire, à l'extérieur. Il pouvait donner de la classe à tout le monde autour de lui.»

Aspirant déclaré à la chefferie du PQ, Pierre Karl Péladeau l'a croisé à plusieurs reprises. Jean Béliveau était «un bon ami» de Jean Neveu, un proche collaborateur de la famille Péladeau chez Québecor jusqu'à son décès, en 2011. Le hockeyeur Béliveau, «c'est mon enfance quand j'écoutais la Soirée du hockey. C'était un joueur tout étoile. Après sa carrière, il a aussi été un symbole de l'intégrité.»

Une des tantes du péquiste François Gendron, le doyen de l'Assemblée nationale, était la femme de ménage de la maison du joueur de hockey. Il a eu la chance de se rendre à sa résidence à quelques reprises.

«C'est évident que c'était une belle maison, se souvient-il. C'est arrivé une fois ou deux qu'il était là. C'est un monsieur qui s'intéressait énormément aux autres. [...] C'est une perte inestimable, c'est un géant, c'est l'élégance sur patins, l'élégance comme homme, un gentilhomme, un homme cultivé et tout un joueur de hockey.»

La députée Manon Massé, de Québec solidaire, y a été de son témoignage «même si je ne l'ai pas connu personnellement. Par contre, j'ai eu la chance [lorsqu'elle avait 13 ou 14 ans] avec mon équipe d'élite de ringuette, de jouer au Forum de Montréal.

«Et qui a fait le lancer de départ? M. Béliveau. [...] Ce que j'ai retenu de cet homme, surtout, c'est sa simplicité. [...] Et je me souviens d'une phrase, c'était sa fierté de voir des femmes jouer dans le Forum.»

André Drolet, député libéral de Jean-Lesage... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé) - image 2.0

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André Drolet, député libéral de Jean-Lesage

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Le député Drolet en a sûrement rêvé

L'élu libéral André Drolet a des souvenirs de Jean Béliveau qui remonte loin, en fait, trop loin.

Le député de Jean-Lesage et originaire de Limoilou, où se trouve la circonscription qu'il représente, a été interrogé sur ce qu'il se rappelle du grand hockeyeur qui a fait ses débuts professionnels à Québec, avec le chandail des As de Québec.

M. Drolet l'a notamment rencontré dans une autre vie professionnelle. Il a été notamment directeur des ventes à la brasserie O'Keefe, puis, à celle de Molson. À l'époque, le hockey était une affaire de bière, non pas de communications.

«J'ai eu la chance de voir Jean Béliveau au Forum et au Centre Bell, s'est-il souvenu. J'ai pu le contacter, souvent lui parler et souvent le voir au Salon des Anciens» des Canadiens de Montréal.

Le député a cependant mentionné qu'il avait pu le voir, en action, à Québec. «Je l'ai vu jouer, étant jeune, avec les As de Québec, avec mon frère, ici, au Colisée de Québec, dans le temps. C'est quelque chose d'assez particulier.»

Le hic, c'est qu'André Drolet est né en juin 1954. Jean Béliveau a changé son chandail des As pour celui du Canadien de Montréal, à l'issue de la saison 1953...

N'empêche... Le célèbre joueur de centre est «quelqu'un de bien important, un modèle pour les jeunes, a commenté le député. C'est un modèle aussi pour les joueurs de hockey d'aujourd'hui qui ont, des fois, une tête un peu plus», a-t-il hésité, «ailleurs qu'à l'appartenance (...) et au sérieux que ce monsieur-là avait».

Penaud, le libéral a fini par admettre que «je me suis trompé» lorsque Le Soleil l'a contacté. «C'est l'émotion... On oublie ça.» 

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