Le Costa Rica, généreux de nature

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Match de soccer amical improvisé sur la Playa Ventanas, par une fin de journée paresseuse, sous les derniers rayons de soleil.

Collaboration spéciale Mylène Moisan

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(Québec) Vous hésitez.

Vous cherchez une destination pour vos vacances, vous n'aimez pas les tout inclus, mais ne voulez pas vous casser la tête non plus.

Vous aimez la plage, mais ne voulez pas passer tout le temps à faire la loche sur le sable.

Vous aimez la bonne bouffe.

Ne cherchez plus, allez au Costa Rica.

Moi et le tendre époux y étions allés il y a 12 ans, trois semaines à sillonner le pays, partagés entre ses deux côtes, Pacifique et Caraïbes. Nous avions grimpé un de ses plus célèbres volcans, le Rincon de la Vieja, descendu en rafting déjanté une de ses plus belles rivières, la Pacuare.

La grenouille quasi «officielle» du pays, une des... (Collaboration spéciale Mylène Moisan) - image 2.0

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La grenouille quasi «officielle» du pays, une des nombreuses espèces présentes aux Cascades La Paz.

Collaboration spéciale Mylène Moisan

En quittant, nous nous étions promis d'y retourner.

Nous avons tenu promesse, y avons passé les deux premières semaines de février, avec les enfants cette fois. À six et huit ans, nos deux gars sont déjà de petits voyageurs aguerris, habitués de battre la semelle avec leurs bottes de sept lieues. Nous leur faisons le cadeau de découvrir le monde.

D'aller à la rencontre de l'autre.

Itinéraire plus simple et moins festif que le premier, cela va sans dire, sans faire de compromis sur les incontournables du pays. Il y en a tant, nous avons dû choisir, avec, en tête, la variable «famille».

Le village de Quépos s'est imposé comme première destination, parce que situé tout près d'un des plus beaux parcs du pays, Manuel Antonio. Relativement petit et facilement accessible, le parc Manuel Antonio regorge d'animaux et offre quelques belles jolies plages de sable blond.

Nous avions loué un condo, trouvé par HomeAway, avec deux chambres, un espace salon et cuisine, une galerie et une piscine. Pour à peu près le même prix que l'hébergement classique en chambre d'hôtel, cette formule permet de se sentir comme à la maison et... de ne pas se piler sur pieds!

L'indice de bonheur collectif est un élément à ne pas négliger.

Des quatre espèces de singes du Costa Rica,... (Collaboration spéciale Mylène Moisan) - image 3.0

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Des quatre espèces de singes du Costa Rica, le Capucin est celui que nous avons croisé le plus souvent.

Collaboration spéciale Mylène Moisan

Nous avons passé six jours à Quepos pour se poser, pour explorer les alentours. Comme dans la plupart des lieux d'hébergement, les responsables de la location des condos proposaient une foule d'activités, allant d'excursions en catamaran à des parcours aériens sur tyrolienne, en passant par une incursion nocturne dans l'univers des grenouilles.

Il y a du rafting, les visites du parc, vous aurez l'embarras du choix.

Nous avons commencé par visiter le parc, avec Estelle, une guide francophone, qui arpente le parc depuis plus de 15 ans. Avec une lunette d'approche sur l'épaule, comme tous les guides du parc, elle marchait lentement, à l'affût, s'arrêtait quand elle voyait quelque chose, nous le faisait observer par la lentille.

Avec notre appareil-photo, elle en tirait de fascinants clichés.

Nous avons vu des chauves-souris, des grenouilles, des araignées, des oiseaux de toute sorte. Les enfants voulaient de «vrais» animaux, ils en ont vu en masse, des paresseux, des singes capucins, hurleurs, des ratons laveurs qui chapardent en gang sur la plage, un coati qui déguste une orange. 

Même des poissons dans une piscine naturelle, qui fût jadis un piège à tortues.

Le lendemain, direction Pacifique, seuls à bord d'une petite embarcation et son sympathique capitaine. Au programme, plongée en apnée pour toute la famille, sous un soleil corrosif.

Armez-vous de crème solaire.

Autre journée, autre excursion, nous voilà dans une camionnette sur la côte avec un gentil guide - ils sont tous gentils -, qui nous a conduits vers des cascades et de chouettes destinations, hors des sentiers classiques. Petit groupe agréable, pas de stress d'horaire, dernier arrêt sur une plage magnifique, sous le soleil couchant. 

Des Costaricains jouaient au soccer, mes gars sont allés s'amuser avec eux. 

Magique.

Après? On a relaxé un peu, les enfants voulaient retourner au parc, dans le «piège à tortues». Soit. On a payé l'entrée (16 $US par adulte, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans), on a marché les quelques kilomètres en observant les animaux et on se l'est coulé douce.

Nous ne perdions rien pour attendre, notre prochaine destination n'allait pas être de tout repos. Direction Bahia Drake, plus de deux heures de route vers le sud, jusqu'à Sierpe, suivies d'une heure de bateau-taxi. L'endroit est reculé, certes, mais tout près du Corcovado, immense parc classé comme étant un des 10 plus beaux au monde par le National Geographic.

Là aussi, nous nous étions promis de revenir 12 ans plus tôt.

Alvaro, proprio de Pacheco Tours, offre des descente... (Collaboration spéciale Mylène Moisan) - image 4.0

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Alvaro, proprio de Pacheco Tours, offre des descente de rivières où vous êtes votre propre kayak.

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Pas de quai à Bahia Drake, l'accostage parfois rocambolesque se fait de reculons dans les vagues. Nous débarquons les pieds dans l'eau, les sandales dans la main, l'humidité collée à la peau.

Il fait chaud, nous sommes dans la jungle. Hop, les sacs à dos, nous suivons la seule route qui monte au village à la recherche de l'auberge de jeunesse, Hakuna Matata, que nous avons réservée à distance. L'hébergement est cher à Bahia Drake, nous avons opté pour une  seule chambre avec quatre lits.

Et un grand balcon qui donne sur des arbres chargés d'oiseaux.

Tout le monde debout, 4h45, les expéditions pour le Corcovado décollent toutes au petit matin, parce qu'il faut plus d'une heure de bateau pour s'y rendre et parce que, tant qu'à se rendre jusqu'ici, aussi bien en profiter.

De Bahia Drake, deux options sont offertes, Sirena, une partie de forêt plus jeune qui fourmille d'animaux et San Pedrillo, une forêt primaire moins habitée. Certaines personnes offrent des séjours d'une nuit ou deux en camping dans la jungle, guide et nourriture compris.

L'argument «plus de bêtes» nous a fait pencher pour Sirena, question d'animer les enfants pendant les cinq heures de marches dans la forêt et la chaleur humide. Hauts comme quatre pommes maintenant, nos gars ont suivi le petit groupe sans trop chigner, les yeux plantés dans la sylve.

Ils étaient les seuls enfants à la ronde.

Retour en fin de journée à Bahia Drake, bourgade nonchalante que nous adorons déjà, douche rapide avant de trouver le restaurant où nous irons souper. Les options ne manquent pas, que vous ayez le goût d'un plat typique, d'une pizza ou d'un bon ceviche de poisson frais.

Les enfants ont adopté deux adresses au centre-ville, il faut le dire vite, où le service est rapide, la nourriture succulente et la facture, abordable. Au soda Mar y Bosque, la salle à manger à l'étage fait l'effet d'un belvédère qui surplombe la forêt et la mer. Juste en face, au Délicias, le patron a permis aux enfants de choisir la chaîne sur le petit téléviseur accroché au-dessus du bar.

Bonheur suprême, il leur a confié la télécommande.

Lendemain matin, 8h, départ pour une expédition toute spéciale, nous allons descendre une rivière en se laissant flotter, pendant plus d'une heure. Pour se rendre, nous montons à l'arrière d'une camionnette, assis sur des planches de bois auxquelles nous nous agrippons, les cheveux au vent.

Vous dire le bonheur des gars, et nous n'avions pas encore traversé une rivière...

Nos garçons étaient presque déçus de descendre du taxi pour s'aventurer dans la forêt, terrain de jeu de notre guide Alvaro depuis sa prime enfance. Il connaît les sentiers comme le fond de sa poche, nous explique les arbres, l'histoire. Nous avons marché une grosse heure, parfois à flan de cap.

La pause à côté d'une cascade, où Alvaro nous a servi un melon d'eau et un ananas succulents, était plus que bienvenue.

C'est reparti pour le clou de la journée, on enfile notre veste de sauvetage comme une culotte, d'un chic fou... et on se couche, littéralement dans l'eau en se laissant porter par le gentil courant. Courant qui se contorsionne parfois en petits rapides, et en séances de «tape-fesses» avec le fond.

Conseil d'Alvaro, sortez le ventre.

La rivière qui nous porte débouche sur la mer, elle se jette sur une plage sublime où il y a un petit restaurant qui sert de savoureux empanadas, inclus dans le prix de l'excursion. L'endroit est dédié à la protection des oeufs de tortues, menacées par des pilleurs qui les vendent sur le marché noir.

Vous pouvez faire un don à l'organisme, même vous enrôler comme bénévole.

Troisième et dernière journée à Drake, nous prenons la direction de la Isla del Caño, l'expédition la plus populaire après le Corcovado. Le plan de match est simple, une heure de bateau, deux sorties de plongées en apnée, avec raies pastenagues et tortues de mer, arrêt pour dîner sur une plage idyllique.

C'est là que le slogan du pays, Pura Vida, pour la vie pure, prend tout son sens.

C'est ça, simplement, la vie.

***

Petit arrêt à la chute Pavon pour déguster... (Collaboration spéciale Mylène Moisan) - image 5.0

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Petit arrêt à la chute Pavon pour déguster un délicieux ananas.

Collaboration spéciale Mylène Moisan

Retour en ville

Pour les dernières journées, nous avons quitté la jungle pour revenir à notre point de départ, San Jose. La boucle allait être bouclée.

En voyage avec des enfants, le choix des moyens de transport est important, surtout que les nôtres ont le coeur sensible. Nous avions le choix entre une navette, 80 $ par personne pour sept heures de route, ou un vol de 35 minutes avec la compagnie Sansa, 95 $ par personne. 

Oui, nous avons pris l'avion. Et nous étions les seuls passagers!

L'option la plus abordable est évidemment l'autobus, même durée que la navette, à 11,50 $US (15,35 $CAN) par tête de pipe.

Nous posons nos sacs dans notre nouvelle maison, un apartotel qui ressemble à ce que nous avions à Quepos, balcon en moins. Deux chambres, une piscine, déjeuner inclus. Nous sommes dans Sabana norte, un quartier à l'est du centre-ville, près d'un immense parc, parfait pour établir notre base.

Il y a tant à voir et à faire, le tendre époux a choisi deux musées susceptibles d'intéresser toute la famille, le Musée de l'or précolombien et le Musée national de San Jose. Je propose d'ajouter celui que m'a suggéré un chauffeur de taxi à Sierpe, le Musée des enfants, fait sur mesure pour les marmots.

Vous pouvez y passer la journée, nous y avons passé que quelques heures, à travers les différentes salles et les différents thèmes: science, dinosaures, aviation, histoire, archéologie, musique classique, géologie, tout y passe. Les gars étaient ravis, ils n'avaient à peu près pas croisé d'enfants de tout le voyage.

Ils en ont redemandé, nous y sommes retournés la veille du départ.

Revenus au programme de départ, nous avons été impressionnés par les artéfact du musée de l'or précolombien, le souci du détail, la technique qu'il a fallu développer, il y a des milliers d'années, pour faire fondre le précieux métal. Beaux moments également au musée national où il y a, en prime, des papillons pour les mousses.

Ils les ont pris en photo sous tous les angles.

Autre clou du voyage, le volcan Poas, un des plus beaux, mais aussi des plus visités du pays. Freddy, le chauffeur de taxi que nous avions embauché pour toute la journée, avait pensé à installer deux sièges rehausseurs, une première depuis qu'on voyage en famille en Amérique latine. La route, magnifique mais tortueuse, a été sans pitié pour nos deux petits bonhommes.

Exit le déjeuner.

Nos deux mousses à l'aventure, bien protégés du... (Collaboration spéciale Mylène Moisan) - image 6.0

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Nos deux mousses à l'aventure, bien protégés du soleil, sur le Pacifique.

Collaboration spéciale Mylène Moisan

Ce qui arrive souvent arriva, une chape de nuages était bien calée sur le volcan, impossible d'en voir ne serait qu'un millimètre. Lorsque la fille à la guérite vous suggère de ne pas gaspiller votre argent et de faire demi-tour, c'est sans espoir. Et pour les sentiers, il aurait fallu tuque et mitaines.

Plan B, super plan, un parc aménagé par des amoureux des animaux, un refuge aux allures de zoo aménagé dans une nature exubérante, à travers des chutes majestueuses, reliées entre elles par de charmants sentiers. Ces quelques heures aux La Paz Waterfalls nous ont fait oublier le Poas.

Ce n'est pas rien.

Retour à la maison avec Freddy, nous achetons en route des «fraises de volcans», qui ont, croyez-moi, à rougir devant celles de l'Île d'Orléans. 

Freddy me demande si nous avons fait un beau voyage, je lui confie que notre seul regret est de ne pas avoir vu un match de soccer. Il pitonne sur son téléphone, lève la tête. «Je viens vous chercher à l'hôtel demain, 16h30.» Nous avons assisté à un match d'Alajuela, une des meilleures équipes du pays, avons ressenti la ferveur des Ticos. 

Et appris qu'il ne se vend pas de bière dans les stades.

Le voyage ne pouvait pas mieux se terminer, dans la moiteur d'une soirée sans nuages, chaleur dont nous faisions des réserves pour affronter le reste de l'hiver. Nous avons fait nos valises, le petit a eu une idée.

- Maman, on peut apporter du soleil pour faire fondre la neige?

À La Paz Waterfalls, sept chutes ponctuent les... (Collaboration spéciale Mylène Moisan) - image 7.0

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À La Paz Waterfalls, sept chutes ponctuent les sentiers qui relient les différentes attractions.

Collaboration spéciale Mylène Moisan

Tasse-toi mononcle!

Le Costa Rica n'est pas seulement célèbre pour ses grenouilles, ses habitants ont aussi la réputation d'être de téméraires conducteurs. Le guide Lonely Planet met les voyageurs en garde, «la conduite au Costa Rica est globalement réservée aux coeurs bien accrochés.» Les gens roulent vite, n'hésitent pas à effectuer des dépassements sur des lignes doubles, dans des courbes...  Cela dit, des Québécois croisés pendant le voyage, qui avaient loué des voitures ont dit ne pas s'être sentis dépaysés en matière de conduite automobile! Sachez aussi que le dimanche, l'autoroute principale est uniquement à sens unique en direction de la capitale, de 13h à 19h, pour endiguer le flot de gens qui reviennent de la plage. Le dimanche où nous sommes arrivés, nous avons donc du emprunter la route secondaire, et croisé, dans l'autre direction, un bouchon de 15 kilomètres!

L'effet Trip Advisor

Qu'on aime ou pas, et malgré les critiques sur la véracité des commentaires, Trip Advisor a changé la donne pour les hôteliers et les gens qui offrent des excursions. Plus que jamais, ils savent que les touristes partagent leurs impressions de voyage, ils ont donc tout intérêt à ne pas vous décevoir. À la fin d'une excursion réussie, la plupart des guides touristiques vous invitent à aller écrire quelques bons mots sur le site, conscients qu'il s'agit pour eux de leur meilleure publicité.

***

À savoir

  • Langue parlée : espagnol
  • Devise : le «colon», prononcé «colonne»
  • Un dollar canadien vaut environ 400 colones 
  • Le dollar américain est accepté presque partout
  • L'eau est potable
  • Les autobus interurbains sont fiables et abordables
  • Site officiel avec infos pratiques, disponible en français : www.visitcostarica.com
Les hôtels où nous sommes allés




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