Vancouver la pittoresque

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La partie sud de Vancouver où se trouve l'île de Granville et son célèbre marché public. À gauche, le pont de la rue Burrard, où passent des milliers de cyclistes chaque jour.

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(Vancouver) Difficile de ne pas tomber sous le charme de Vancouver, ne serait-ce que par la douceur de son climat qui tranche avec celui des autres grandes villes du pays. La plus pittoresque des villes canadiennes, la plus cosmopolite aussi, se déploie dans un magnifique écrin de nature, où les eaux du Pacifique reluquent les montagnes boisées et enneigées. Compte rendu d'un séjour de quelques jours dans une ville à la force tranquille où il fait bon prendre son temps...

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Une promenade sur le Seawall permet d'avoir une vue unique sur le Lions Gate Bridge, qui relie le parc Stanley à la riche banlieue de West Vancouver.

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D'entrée de jeu, un conseil. Pour un séjour de quelques jours à Vancouver, sans velléité d'exploration des environs, oubliez l'auto. La façon de découvrir l'endroit sous ses meilleurs angles reste le vélo. Le centre-ville, particulièrement la rue Denman, offre de nombreuses boutiques pour en louer un à prix abordable, une trentaine de dollars la demi-journée.

Une fois sur votre bécane, vous ne voudrez plus en descendre tellement l'expérience s'avère agréable et tout ce qu'il y a de plus écolo, dans une ville qui se targue d'être l'une des plus vertes au monde. Les cheveux au vent, sans le souci d'avoir à se taper des côtes pentues, vous passerez des heures d'entière liberté sur l'une des nombreuses pistes cyclables que compte la cité des Canucks.

Destination incontournable dès le départ, la promenade riveraine du parc Stanley, le Seawall. Sur 10 kilomètres, le circuit offre de fabuleux panoramas sur la mer et les montagnes. En période de pointe touristique, la vigilance est de rigueur à travers le flot ininterrompu de cyclistes, de joggeurs, d'adeptes de patins à roues alignées et de marcheurs. Et retenez bien ceci : on y roule à sens unique, du nord vers le sud, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Vous aurez bien l'occasion de vous en apercevoir rapidement.

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Match de cricket au parc Stanley

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Le parc de quatre kilomètres carrés a été créé en 1888 par Frederick Law Olmsted, l'architecte paysager à l'origine de Central Park, à New York, et du parc du Mont-Royal, à Montréal. L'endroit doit son nom à l'ancien gouverneur général du Canada, Lord Frederick Stanley (1888-1893), celui-là même à l'origine du Saint-Graal convoité par tous les clubs de la Ligue nationale de hockey.

Le politicien a voulu faire de ce lieu un havre de paix, «à l'usage de tous, peu importe la couleur, la religion ou les traditions, pour l'éternité», est-il écrit sur sa statue. De toute évidence, l'avenir lui a donné raison : huit millions de visiteurs de toutes origines fréquentent l'endroit. La fin de semaine, par exemple, plusieurs citoyens d'origine indienne ou pakistanaise s'y donnent rendez-vous pour jouer un match de cricket.

Vancouver possède une lointaine cousine de La petite... (Le Soleil, Normand Provencher) - image 3.0

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Vancouver possède une lointaine cousine de La petite sirène de Copenhague, une sculpture baptisée Girl in a Wetsuit.

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La cousine de la petite sirène

Au gré de votre balade sur deux roues, plusieurs découvertes à faire, à commencer par ce regroupement de colorés totems, très prisé des touristes, qui rappellent la présence amérindienne sur la presqu'île, il y a 150 ans. Il ne faut pas y voir les vestiges d'une lointaine époque, la plupart ayant été sculptés après 1960.

Plus loin, quelques statues ne manqueront pas d'attirer votre attention, dont l'une par son intrigante familiarité, baptisée Girl in a Wetsuit. Conçue par l'artiste d'origine hongroise Elek Imredy, en 1972, la sculpture n'est pas sans évoquer une lointaine cousine, La petite sirène, à Copenhague, masque de plongée en prime...

Plus loin, un arrêt s'impose pour admirer l'un des symboles de la ville, le Lions Gate Bridge, vieux de 78 ans, qui mène à la riche banlieue de West Vancouver. La structure doit son nom aux deux immenses têtes de lion sculptées à son entrée par l'artiste Charles Marega.

Le parc Stanley héberge également le plus grand aquarium du pays, ouvert en 1956, où nagent plus de 6000 espèces marines différentes. Les cris des enfants assistant aux spectacles en plein air des dauphins, orques et autres mammifères marins auront tôt fait d'attirer votre attention.

Le côté sud du parc draine des milliers de visiteurs, surtout en été, en raison de la présence de nombreuses plages. English Bay Beach s'avère l'endroit de prédilection pour admirer de magnifiques couchers de soleil et, durant la belle saison, des spectacles de feux d'artifice.

Quitter le Seawall pour s'engouffrer au coeur du parc offre l'occasion d'admirer, au gré de sentiers ombragés, des arbres d'une taille impressionnante. L'un des spécimens les plus célèbres et aussi le plus vieux, le Hollow Tree, un cèdre rouge, a vécu 1000 ans et survécu à la célèbre tempête de 1943. En 2008, la direction du parc a décidé de le couper vu son état de dégradation. On n'en a conservé que le tronc, immense, qui continue à attirer les visiteurs. 

Le parc Stanley est souvent soumis aux intempéries. En décembre 2006, le vent a soufflé au point d'endommager quelque 10 000 arbres, soit plus de 10 % de la superficie du parc.

Le marché de Granville Island

Il est fortement conseillé d'étirer votre sortie à vélo jusqu'au quartier False Creek, une zone résidentielle et commerciale qui a connu plusieurs transformations depuis son acquisition et sa restauration par la Ville, en vue de l'exposition universelle de 1986. Vous apercevrez au détour le BC Palace Stadium, construit pour l'occasion.

Au début du XXe siècle, le quartier était un haut lieu d'activités industrielles, avec ses nombreuses scieries. Depuis, l'endroit a été vendu 145 millions $ à un magnat de Hong-Kong, symbole d'une cité à l'activité immobilière en pleine surchauffe, que le gouvernement fédéral tente d'apaiser avec l'entrée en vigueur, depuis août, d'une taxe de 15 % sur les acquisitions faites par les propriétaires étrangers. 

Un périple à vélo ouvre l'appétit. Ça tombe bien, au bout de votre trajet vous attend Granville Island et son très grouillant Public Market, regorgeant de mille et un stands d'alimentation, restaurants, boutiques d'artisanat, marché aux puces, ateliers d'artistes et petits théâtres. Avec en prime, sur les quais, un musicien ou un chanteur pour égayer votre casse-croûte, de quoi bien finir la journée.

La Gaston Steam Clock, située dans le quartier... (Le Soleil, Normand Provencher) - image 5.0

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La Gaston Steam Clock, située dans le quartier Gastown, siffle les heures grâce à de la vapeur acheminée par un réseau de tuyaux souterrains.

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Le quartier de Gastown

Le quartier de Gastown, un des plus vieux de Vancouver, est l'endroit à découvrir pour saisir l'âme de la ville. Le lieu idéal pour visiter une galerie, prendre un verre ou manger une bouchée dans l'un des jolis bâtiments de style victorien et édouardien qui ont échappé à la démolition, à la fin des années 60. C'est dans cet ancien quartier des entrepôts, soumis pendant des années à un long déclin, que Jack Deighton, alias Gassy Jack, un homme d'affaires porté sur la bouteille, y ouvrit le premier bar. Une statue en l'honneur de celui qui a donné son nom au quartier est bien en évidence, au Maple Tree Square. La Gaston Steam Clock, construite en 1977, coin Water et Cambie, rappelle aussi son souvenir. L'engin siffle les heures grâce à de la vapeur acheminée par un réseau de tuyaux souterrains. Si votre promenade vous mène plus au sud, la prudence est de mise, rappelle-t-on à l'Office du tourisme, avec la présence de junkies qui s'adonnent à leurs activités dans les ruelles, même en plein jour.

Un restaurant

Ce n'est pas le restaurant le plus huppé de Vancouver, mais le Hon's Wun-Tun House (524, Keefer Street), dans le quartier chinois, mérite le détour pour la qualité de ses plats, copieux et à petits prix - le plus cher est à 13,50 $ -, ainsi que son service rapide et courtois. À l'heure du midi, l'endroit est couru et bruyant. Fondé en 1972 par un immigrant de Hong-Kong, Hon Kwong Ip, dont la famille perpétue la mémoire depuis sa mort, l'établissement au look de cafétéria propose un menu très varié renfermant une impressionnante variété de soupes aux nouilles, sans oublier les raviolis au canard laqué et les poitrines de boeuf au curry, une spécialité de la maison.

La sculpture de Bill Reid, Le corbeau et... (Le Soleil, Normand Provencher) - image 7.0

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La sculpture de Bill Reid, Le corbeau et les premiers hommes, est la pièce maîtresse du Musée d'anthropologie situé sur le campus de l'University of British Columbia.

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Un musée

Même s'il faut rouler en bus pendant une demi-heure pour l'atteindre, à travers le chic quartier résidentiel West Side, jusqu'au campus de l'University of British Columbia, le Musée d'anthropologie (MAO) vaut le détour avec ses quelque 535 000 objets archéologiques, dont de grands totems provenant de villages des Premières Nations de la Colombie--Britannique. Certaines pièces remontent à 10 000 ans. Le musée héberge aussi de vastes collections provenant des quatre coins du monde (candélabres mexicains, masques africains, sculptures indiennes...). À voir : la sculpture de cyprès jaune Le corbeau et les premiers hommes, de Bill Reid (1920-1998), représentant le corbeau, figure malicieuse de l'histoire haïda, forçant des humains à s'extirper d'un coquillage où ils sont retenus prisonniers. À l'extérieur, il est possible de visiter avec un guide un complexe d'habitation haïda du XIXe siècle. Les visites guidées sont de grande qualité.

Le jardin japonais Nitobe Memorial Garden, sur le... (Le Soleil, Normand Provencher) - image 8.0

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Le jardin japonais Nitobe Memorial Garden, sur le campus de UBC

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Un jardin

Si les guides touristiques parlent beaucoup du parc Dr Sun Yat-Sen Classic Garden, dans le Chinatown, premier jardin construit hors de la Chine à la façon de la dynastie Ming, le jardin japonais Nitobe Memorial Garden, sur le campus de UBC, est beaucoup plus attrayant à notre humble avis. Véritable oasis de tranquillité, où il fait bon déambuler sans se presser, le site créé par le Dr Inazo Nitobe (1862-1933), un docteur en agronomie, est considéré comme l'un des cinq plus beaux jardins japonais d'Amérique du Nord. Il fait symboliquement face au Japon, de l'autre côté du Pacifique. Impossible de le rater, il est situé à un jet de pierre du Musée d'anthropologie.

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