Les Québécois peu enclins à visiter la France

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Parce que les vols n'étaient pas pleins, les grossistes en voyages ont offert des rabais importants pour plusieurs destinations européennes dans les dernières semaines, selon ce qu'ont indiqué des sources au Soleil.

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(Québec) Depuis l'attentat à Nice, les Québécois seraient moins enclins que d'habitude à voyager en France, en Belgique ou en Allemagne. Le problème n'est pas la valeur du dollar canadien comparativement aux autres devises, mais plutôt les risques d'attentats à la suite des événements qui se sont produits dans les derniers mois en Europe.

Aucun des dirigeants des agences de voyages ni le transporteur aérien joint par Le Soleil ne nous a rappelé, sauf CAA-Québec. Selon des informations reçues sous le couvert de l'anonymat, il y aurait une baisse de 40 % des demandes pour la France et quelques autres pays européens.

Parce que les vols n'étaient pas pleins, les grossistes ont offert des rabais importants pour plusieurs destinations européennes dans les dernières semaines, indiquent les sources du Soleil.

Même si les risques réels en Europe sont minimes, la peur demeure grande pour un bon nombre de touristes, qui choisiront le Portugal, l'Espagne ou l'Europe centrale au lieu de la France.

Philippe St-Pierre, directeur adjoint à la recherche et aux affaires publiques à CAA-Québec, apporte toutefois quelques nuances. Avant les incidents à Nice, en France, il y avait une nette reprise des intentions de voyage vers l'Europe.

«L'industrie du voyage est très cyclique, soutient-il. Nous avons constaté que les gens ont toujours l'intention de voyager, mais ils choisissent des destinations qu'ils considèrent moins à risque vers l'Europe. Les destinations vers le Sud et les croisières sont toujours populaires.»

Aussi aux États-Unis

Pour ce qui est de l'Amérique du Nord, il note par exemple une baisse de 11 % de l'achalandage vers la côte est des États-Unis, à cause de l'écart entre le dollar canadien et le dollar américain. Par contre, la demande est plus grande pour les Maritimes, l'Ontario et l'Ouest canadien.

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, parmi les inquiétudes relevées, il y a les avis du gouvernement canadien pour diverses destinations sur le site voyage.gc.ca. Les hésitations commencent en lisant l'avis «Faire preuve d'une grande prudence» en raison des menaces terroristes, comme c'est le cas en Belgique et en France.

Sur ce site, on trouve quatre niveaux d'alerte. Au niveau 1, les mesures de sécurité normale signifient qu'il n'y a pas de danger. Au niveau 2, «faire preuve d'une grande prudence», indique «des préoccupations sur le plan de la sécurité» ou que «les conditions de sécurité peuvent changer rapidement».

Les deux niveaux suivants précisent que «la sécurité des Canadiens qui voyagent ou habitent dans le pays peut être compromise». Au niveau 3, il faut «éviter tout voyage non essentiel», alors qu'au niveau 4, mieux «éviter tout voyage», car le risque est extrême.

L'assurance voyage ne couvre pas les blessures lors d'un attentat

Les voyageurs qui partent vers l'Europe et des pays où les risques d'attentats existent devraient lire attentivement leur contrat d'assurance voyage. Selon les informations du Soleil, des compagnies d'assurance s'apprêtaient à modifier les clauses concernant les attentats.

Cependant, Lyne Duhaime, présidente de l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes (ACCAP-Québec), affirme que ce n'est pas le cas, car les assureurs ont des clauses excluant la couverture des soins lorsque les blessures surviennent à la suite d'un attentat ou d'un soulèvement.

Ce ne sont pas tant les compagnies d'assurance qui changent leurs contrats que la situation dans le monde qui se transforme pour devenir chaotique dans certaines régions et d'autres plus risquées alors qu'elles ne représentaient aucun danger il y a quelques années.

Mme Duhaime rappelle qu'entre 92 et 94 % des réclamations sont réglées à la satisfaction des assurés selon les statistiques de son association.

Elle précise qu'il y a des assurances particulières pour une couverture plus globale pour les gens qui doivent absolument voyager dans des pays jugés à haut risque. Ces contrats d'assurance sont plus complexes et coûtent plus cher que ceux pour un voyage dans le Sud.

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