Bruxelles: sûreté au bout du fil

Des téléphones publics ont été installés pour permettre... (AFP, Emmanuel Dunand)

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Des téléphones publics ont été installés pour permettre aux touristes d'obtenir auprès des habitants des informations sur la sécurité dans la capitale belge.

AFP, Emmanuel Dunand

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Agence France-Presse
Bruxelles

Bruxelles, sous les feux des projecteurs depuis les attentats de Paris, a décidé de démontrer qu'elle reste sûre pour les touristes en proposant aux internautes du monde entier d'appeler des téléphones publics placés spécialement dans des lieux emblématiques de la capitale belge.

L'agence bruxelloise de promotion du tourisme, VisitBrussels, a notamment installé une cabine en plein air sur la place communale de Molenbeek, à quelques pas de la demeure familiale de Salah Abdeslam, suspect clé des attentats de Paris toujours en fuite.

Les internautes qui utilisent leur ordinateur ou un téléphone intelligent peuvent donc directement appeler Molenbeek, taxé par la presse mondiale de «repaire de djihadistes», et interroger un habitant de passage pour obtenir des informations sur la sécurité dans la capitale belge et européenne.

C'est Siham El-Sihan, une résidente de la commune, qui a décroché lorsque qu'un journaliste de l'AFP a testé le dispositif. Elle a fustigé les critiques visant Molenbeek.

«Je trouve ça un peu ridicule. C'est juste une image que les gens ont sans savoir [ce qu'est la réalité]. Ce sont des préjugés. Il faut venir à Molenbeek pour savoir vraiment ce qui se passe», a-t-elle dit au téléphone, tandis que son image apparaissait simultanément à l'écran de l'ordinateur du journaliste, à l'image des conversations sur les systèmes de messageries en ligne de type Skype.

Cette campagne de promotion doit durer trois jours. Outre Molenbeek, des cabines publiques ont été installées sur le Mont des Arts, dans le quartier des musées surplombant la célèbre Grand-Place de Bruxelles, et place Flagey, l'un des endroits les plus branchés de la capitale.

Le lien entre Bruxelles et les attentats a été à nouveau souligné vendredi avec l'annonce par la justice de la découverte en décembre, dans la commune voisine de Schaerbeek, de ce qui semble être l'atelier où les ceintures explosives utilisées par les assaillants de Paris venus de Belgique ont été confectionnées.

Une semaine après la tuerie de Paris, la capitale belge avait été placée en alerte terroriste maximale, avec écoles, musées et métro fermés en raison d'une menace d'attentat jugée «sérieuse et imminente». La fréquentation des hôtels, restaurants et autres cafés s'en était douloureusement ressentie, selon les responsables de ces secteurs.

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