Le bonheur à El Transito au Nicaragua

Vincent Villemure-Duchesneau, Karl Pineault et Laurent Champagne ont... (Photo La Tribune, Jonathan Custeau)

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Vincent Villemure-Duchesneau, Karl Pineault et Laurent Champagne ont ouvert le 1er juin le Free Spirit Hostel à El Transito au Nicaragua.

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Entre le rêve et sa réalisation, il n'y a qu'un pas. Un grand pas truffé d'embûches et d'imprévus qu'on décide de franchir quand même pour donner à la vie un goût nouveau. Pour moi, c'était un tour du monde, avec toutes les complications avant, pendant et après le voyage. Le plus beau, c'est que la réalisation d'un rêve fait pousser de nouveaux projets, de nouvelles ambitions.

Vincent Villemure-Duchesneau, Karl Pineault et Laurent Champagne, âgés de 24 et 25 ans, ont pris de l'avance sur un autre de mes rêves: ouvrir ma propre auberge de jeunesse. Les jeunes hommes de Shawinigan, Saint-Hyacinthe et Roxton Falls n'ont pas laissé mijoter le projet en attendant qu'il se réalise de lui-même. Environ deux ans après la première ébauche, les trois Québécois ont inauguré le Free Spirit Hostel à El Transito, au Nicaragua, au début du mois de juin.

Les trois complices, qui cumulent quelque 95 pays au compteur, s'étaient déjà confiés à moi avant leur départ en août dernier. Ils s'apprêtaient alors à vendre tous leurs avoirs, à empaqueter ce qu'il restait dans trois sacs à dos et à monter dans une minifourgonnette qu'ils conduiraient de Québec jusqu'au Nicaragua. À trois, ils souhaitaient trouver un coin de paradis, investir environ 100 000 $ et accueillir les premiers clients le 1er juin dernier. Mission accomplie.

De Managua, à environ une heure et demie de route d'El Transito, Vincent Villemure-­Duchesneau a fait le point sur la dernière année complètement folle. À l'entendre, on comprend qu'il mange chaque jour une beurrée de bonheur pour déjeuner.

À leur deuxième semaine au Nicaragua, les trois copains se sont fait voler à l'intérieur de leur véhicule. Ce qu'il leur restait du Québec s'est envolé. Il ne restait que la minifourgonnette et le sac à dos de Vincent. «Encore aujourd'hui, on partage tout. On dort dans la même chambre et on roule sur le linge que j'avais apporté», rigole Vincent sans une once d'amertume.

«Nous avons arpenté toutes les plages du nord au sud. Nous voulions rester sur la plage de Miramar, reconnue pour le surf, mais c'est un endroit super cher, pour une autre clientèle. Nous sommes débarqués à El Transito et nous sommes tombés amoureux d'une plage volcanique», raconte-t-il.

Les Québécois ont aperçu la maison parfaite à quelques mètres des vagues et de la plage. Un coup de coeur grand comme ça, un coup de foudre! «Même dans nos rêves nous n'avions rien imaginé d'aussi beau.»

C'est en arrêtant acheter du miel à un kiosque non loin de là qu'ils ont appris que ladite maison était à louer ou à vendre. Bingo!

Il n'a fallu que très peu de temps pour qu'un bail de cinq ans soit signé à la mi-décembre. La prise de possession était fixée à avril. «Ça nous a laissé le temps de faire de la promotion au Nicaragua et de monter notre site Web.»

La tâche semblait colossale, mais les réservations s'empilaient déjà pour les 18 lits en dortoir. Outre le bâtiment principal et la piscine, il fallait construire tout le reste.

«Une cinquantaine de bénévoles nous ont aidés. Au début, on mangeait sur les bancs de notre auto. Aujourd'hui, nous avons une table de 25 pieds de long en bambou.»

Le bonheur est aussi venu de Xavier Sauvé et Edwin Miville de Chêne, deux charpentiers bénévoles débarqués avec un sac à dos plein d'outils. Ils ont bâti les lits, la table, le bar... «Nous ne connaissons rien à la construction. Sans eux, nous n'y serions pas arrivés. Surtout qu'ici, chaque morceau de bois doit être sablé, traité contre les thermites, verni, sablé de nouveau et verni une deuxième fois.»

Le Free Spirit Hostel est construit «qualité Québec», assure Vincent Villemure-­Duchesneau, précisant avoir fait venir 7500 vis carrées du Québec.

Les nouveaux propriétaires ont dû se familiariser avec les permis et certifications nécessaires au Nicaragua, ont appris à gérer une fosse septique, ont acheté des barils pour l'eau potable et continuent de relever des défis au quotidien. Bien sûr, ils ont outrepassé leur budget. «C'est beaucoup plus de travail qu'on avait imaginé. Nous avons arrêté de regarder notre compte en banque. Nos dépenses sont nécessaires, alors nous regardons en avant.»

Ils comptent maintenant un professeur de surf et un autre pour le yoga, et s'approvisionnent le plus possible à même la communauté d'El Transito pour la nourriture et le matériel. Les réservations continuent de s'empiler.

Maintenant, les trois Québécois vivent à la petite semaine. «Notre coin de paradis, on l'aime. Nous verrons où nous serons dans cinq ans. Nos visions sont un peu différentes, mais c'est déjà au-delà de nos attentes. Si je peux vivre de ça toute ma vie, je serai l'homme le plus heureux.»

C'est combien, déjà, un billet pour le Nicaragua?

Suivez mes aventures au www.montourduglobe.com

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