Mystérieuse Teotihuacán

La pyramide du Soleil, haute de 64 mètres,... (Photo collaboration spéciale, Normand Provencher)

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La pyramide du Soleil, haute de 64 mètres, offre une vue magnifique de l'ensemble du site archéologique de Teotihuacan.

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Normand Provencher

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Mexico) À une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Mexico, le site archéologique de Teotihuacán place le visiteur au coeur de l'une des plus grandes énigmes de l'histoire. La cité impressionne autant par la puissance qui émane de ses constructions - au premier rang, ses deux fameuses pyramides - que par ce qu'elle cache.

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La pyramide de la Lune

Photo collaboration spéciale, Normand Provencher

Les archéologues se perdent en conjectures sur l'identité du peuple à l'origine de la construction de cette cité grandiose, à partir de 100 avant Jésus-Christ. Pas plus qu'ils ne connaissent la raison qui a mené à sa désertion, 600 ans plus tard. Mauvaise administration, destruction des ressources naturelles, rébellion des habitants, les théories abondent.

À son apogée, Teotihuacán couvrait une superficie de 20 kilomètres carrés. Elle était la capitale du plus grand empire précolombien et, avec ses 200 000 habitants, l'une des plus grandes villes au monde. Les Aztèques, arrivés une centaine d'années après son abandon, croyaient que c'est depuis cette cité que les dieux avaient créé l'univers, d'où le nom Teotihuacán, «l'endroit où les hommes se transforment en dieux».

Dans un décor qui se prêterait facilement à un scénario à la Indiana Jones, une balade sur le chemin monumental, la chaussée des Morts (Calzada de los Muertos), constitue une expérience mémorable. Cette voie principale, longue de quatre kilomètres, s'étend de la Citadelle (La Ciudela) jusqu'à la pyramide de la Lune (Piramide de la luna) et ses bâtiments adjacents.

Les vendeurs de colifichets et autres babioles, très insistants, sont nombreux à se disputer la faveur des touristes. La solennité des lieux perd quelque peu de sa magie avec l'utilisation abusive d'une sorte de crâne qui, en soufflant dedans, reproduit le rugissement du jaguar, symbole de puissance et de force chez les civilisations précolombiennes. Bonjour l'ambiance...

Montée de 245 marches

Difficile de résister à l'ascension de la pyramide du Soleil (Piramide del Sol), la troisième plus haute au monde, faite d'un million de mètres cubes de briques. L'ouvrage, construit entre 100 et 650, tire son nom de son alignement parfait, face au soleil, lors du solstice d'été.

Avec ses 65 mètres et sa base de 225 mètres de côté, l'édifice le plus imposant de Teotihuacán mérite l'escalade. Une bonne paire de souliers s'avère indispensable en raison de l'inégalité de ses 245 marches. Le garde-fou est constitué d'une simple corde, installé de surcroît d'un seul côté. Vu la pente accentuée, il est recommandé de bien regarder où l'on met les pieds, surtout à la descente. On n'ose imaginer les conséquences d'un faux pas, surtout en période d'affluence...

Une fois au sommet, le coup d'oeil est impressionnant sur la région, une plaine dénuée d'arbres, où le soleil frappe fort en été. Au loin, un ancien volcan, le Cerro Gordo. Aucun vestige ne subsiste du temple qui abritait une statue édifiée sous le règne de l'archevêque Zumarraga.

Au bout de la chaussée des Morts, la pyramide de la Lune, moins imposante, est plus facile d'accès, avec ses 43 mètres. Contrairement à sa cousine solaire, elle serait le résultat de la superposition de plusieurs monuments.

Art aztèque dans le Vieux-Montréal

Plusieurs pièces importantes prêtées par une quinzaine de musées mexicains sont en vedette dans le Vieux-Montréal, jusqu'au 25 octobre, à l'occasion de l'exposition Les Aztèques, peuple du soleil. Quelque 265objets, la plupart en provenance des réputés Templo Mayor et Musée national d'anthropologie, témoignent de la culture de ce peuple considéré comme l'un des plus fascinants de l'humanité, qui régna pendant 200 ans avant d'être massacré par les conquistadors espagnols.

La collection compte plusieurs objets de grande taille, telle la statue du chevalier aigle, mythique personnage guerrier, prêté par le Templo Mayor, mais aussi des masques, des bijoux en or, des sceaux, des sculptures, des coffrets, des boîtes à offrandes, des vases et des céramiques, sans oublier quelque 150figurines modelées et peintes à la main.

La statue du dieu de la mort évoque, avec son aspect terrifiant, les nombreux sacrifices humains qui avaient cours sous le règne aztèque. «À l'époque préhispanique, on racontait que les hommes et les dieux vivaient ensemble sur la Terre, mais ne s'entendaient jamais», explique l'ex-secrétaire du Bureau du tourisme de la Ville de Mexico, Carlos G. Mackinlay.

«Alors les dieux se sont sacrifiés et sont partis vivre dans l'au-delà. Les Aztèques les ont remerciés avec des sacrifices humains. Toutes les civilisations de l'époque en ont pratiqué, mais ce sont vraiment eux qui les ont portés à leur paroxysme, ce qui a choqué les Espagnols à leur arrivée.»

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