Argentine: dans les vallées du Nord-Ouest

  • La terrasse de Piattelli Vineyards, pour déguster un verre de blanc de cépage torrontés avec vue sur la Vallée de Cafayate. (PHOTO MARC TREMBLAY)

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    La terrasse de Piattelli Vineyards, pour déguster un verre de blanc de cépage torrontés avec vue sur la Vallée de Cafayate.

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  • Un groupe de vigognes broute sur la puna, plateau désertique d'altitude. Apparentée au lama, la vigogne n'est pas domesticable. (Photo Marc Tremblay)

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    Un groupe de vigognes broute sur la puna, plateau désertique d'altitude. Apparentée au lama, la vigogne n'est pas domesticable.

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  • La spectaculaire route 52 mène de Pumamarca jusqu'à Salinas Grandes. (Photo Marc Tremblay)

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    La spectaculaire route 52 mène de Pumamarca jusqu'à Salinas Grandes.

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  • La Quebrada de Humahuaca est une vallée d'altitude inscrite dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2003, en raison de son importance géographique et culturelle. (Photo Marc Tremblay)

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    La Quebrada de Humahuaca est une vallée d'altitude inscrite dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2003, en raison de son importance géographique et culturelle.

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  • Salinas Grandes est un désert de sel de la puna, une plante d'altitude. Au loin s'élève le Nevado de Chañi, un volcan éteint de 5949 mètres d'altitude. (Photo Marc Tremblay)

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    Salinas Grandes est un désert de sel de la puna, une plante d'altitude. Au loin s'élève le Nevado de Chañi, un volcan éteint de 5949 mètres d'altitude.

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  • Le locro, un ragoût de courge, de maïs et de porc, tel que servi à El Bordo de Las Lanzas, un hébergement champêtre près de Salta (Photo Marc Tremblay)

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    Le locro, un ragoût de courge, de maïs et de porc, tel que servi à El Bordo de Las Lanzas, un hébergement champêtre près de Salta

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  • Le Pucará de Tilcara est une forteresse construite par les indigènes Omaguacas durant l'ère préhispanique. (Photo Marc Tremblay)

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    Le Pucará de Tilcara est une forteresse construite par les indigènes Omaguacas durant l'ère préhispanique.

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  • Dans la Quebrada de las Conchas, on peut remonter le canyon latéral et étroit de la Garganta del Diablo (gorge du diable). (Photo Marc Tremblay)

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    Dans la Quebrada de las Conchas, on peut remonter le canyon latéral et étroit de la Garganta del Diablo (gorge du diable).

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  • À Cafayate, La Bodega El Esteco et l'hôtel Patios de Cafayate. (Photo Marc Tremblay)

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    À Cafayate, La Bodega El Esteco et l'hôtel Patios de Cafayate.

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  • L'oenologue Marcos Etchart aide le vigneron Fernando Dupont à évaluer la cuvée 2014 de son vin produit à 2400 mètres d'altitude. (Photo Marc Tremblay)

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    L'oenologue Marcos Etchart aide le vigneron Fernando Dupont à évaluer la cuvée 2014 de son vin produit à 2400 mètres d'altitude.

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  • La route 68 suit la Quebrada de las Conchas, nommée ainsi pour l'abondance de fossiles de coquillages et flamboyante de couleurs. (Photo Marc Tremblay)

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    La route 68 suit la Quebrada de las Conchas, nommée ainsi pour l'abondance de fossiles de coquillages et flamboyante de couleurs.

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  • La cathédrale baroque de Salta (Photo Marc Tremblay)

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    La cathédrale baroque de Salta

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  • Le Cabildo de Salta, commencé en 1780. (Photo Marc Tremblay)

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    Le Cabildo de Salta, commencé en 1780.

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  • Le Cerro de los Siete Colores (la montagne des Sept Couleurs). (Photo Marc Tremblay)

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    Le Cerro de los Siete Colores (la montagne des Sept Couleurs).

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  • Le Cerro de los Siete Colores (la montagne des Sept Couleurs). (Photo Marc Tremblay)

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Marc Tremblay
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Collaboration spéciale

Le Soleil

(Salta) Dans ces montagnes qui feront partie de l'Argentine, les rivières ont creusé de profondes vallées. Les flancs des montagnes ont été érodés et sculptés en oeuvres d'art géologiques. Les peuples sont ensuite passés et y ont résidé : les indigènes, les Incas, les Espagnols, les Argentins. Ces vallées spectaculaires savent accueillir le voyageur depuis des millénaires.

Cerné par le Chili et la Bolivie, le nord-ouest (Noroeste) de l'Argentine est traversé du nord au sud par la cordillère Orientale, qui comprend des sommets de plus de 6000 mètres. On y trouve la puna, une plaine d'altitude désertique avec des lacs de sel. À l'est, des cours d'eau ont creusé des vallées habitées depuis des millénaires. Tous les Argentins adorent cette région, et j'ai eu la chance d'y faire un séjour fabuleux.

Salta la belle coloniale

La ville de Salta est installée dans la vallée de Lerma, où coule le Río Grande, un affluent du Río Salado qu'on pourrait descendre jusqu'à Buenos Aires, à 1600 kilomètres au sud-est. Pour éviter un long trajet routier, j'arrive de la capitale en volant avec la compagnie Andes, qui offre un horaire pratique matin et soir. Je suis accueilli par le guide Juan Guantay qui m'invite à la peña La Casona del Molino déguster des empanadas, chausson farci à la viande, spécialité régionale. Sorte de restaurant folklorique avec des chanteurs, la peña est une excellente manière de rencontrer les habitants locaux.

Salta est une des villes coloniales les mieux conservées d'Argentine. Plusieurs édifices méritent d'être vus au casco (centre historique) : le couvent San Bernardo et sa superbe porte de bois sculpté, le Cabildo (débuté en 1780), la baroque cathédrale de Salta (contenant les restes de héros de la guerre d'indépendance), l'église de San Francisco et son clocher de 54 mètres. Je loge à l'hôtel Legado Mitico, dans une belle maison du casco. Du hall, je monte un grand escalier de bois grinçant jusqu'à ma chambre : La Capitana. La pièce thématique honore la patriote Martina Silva de Gurruchaga qui lutta aux côtés du général Belgrano, durant la guerre contre les royalistes. En me couchant, je sympathise avec Damoclès : au-dessus de ma tête de lit est accrochée une lance de cavalier gaucho.

Au matin, nous partons pour la campagne. Au coeur de la vallée, entre ses batailles, le général Güemes habitait dans une estancia qui s'appelle aujourd'hui El Bordo de Las Lanzas, un hébergement champêtre qui me fait vivre deux expériences authentiques. D'abord, sous la véranda, je savoure du locro : un ragoût de courge, de maïs et de porc. Ensuite, je participe à une randonnée équestre très grisante de deux heures sur un Paso péruvien, race de cheval au bon tempérament qui m'initie à mes premiers vrais galops.

La traversée de la Quebrada de las Conchas

Nous quittons Salta pour Cafayate. J'aperçois le lac de la Dique Cabra Corral, troisième en Argentine, qui abonde en pejerrey, le roi des poissons. À mi-chemin, Juan s'arrête à la Posta de las Cabras où j'ai le bonheur d'essayer des fromages de chèvre vraiment goûteux, en particulier celui qui est vieilli. Devant nous, la route 68 serpente pendant 72 kilomètres dans la Quebrada de las Conchas, une réserve provinciale. En espagnol, le mot quebrada désigne un défilé ou passage étroit entre les montagnes, mais, en Argentine, il s'agit d'une profonde vallée d'altitude, profilée en escalier et coincée entre des arêtes montagneuses escarpées. La quebrada que nous empruntons a été lentement creusée par le Río de las Conchas, nommé ainsi pour l'abondance de fossiles de coquillages.

Les couleurs et le travail de l'érosion des formations rocheuses, datant de 70 à 90 millions d'années, font de cette aire protégée un endroit spectaculaire où j'adorerais faire de la randonnée plusieurs jours. La nature a sculpté toutes sortes de formes qui se dévoilent le long du parcours : pilier, arche, animal. À deux endroits, on peut pénétrer à la base de canyons très verticaux, El Anfiteatro et la Garganta del Diablo (gorge du Diable). Plus loin, je fais une petite incursion de500 mètres au lieu dit La Yesera, où s'élèvent des pyramides striées de strates. Le coucher du soleil entre en scène : les ombres accentuent les textures et les rouges deviennent écarlates. Un dernier incendie de lumière orne les faîtes des murs puis le crépuscule envahit la quebrada.

Cafayate

La Quebrada de las Conchas débouche dans une grande vallée de 20 kilomètres de large. Nous la traversons vers l'ouest, jusqu'à la ville de Cafayate, adossée au pied d'un massif montagneux. Je suis reçu aux Patios de Cafayate, un hôtel et une bodega, c'est-à-dire un chai ou cellier, un lieu de vinification où sont entreposés les tonneaux, mais également un site de dégustation et de vente du vin, mis en valeur par son architecture. L'hôtel est un havre de paix colonial, aux cours fleuries de bougainvilliers. Pour le souper, on m'invite à descendre au cellier choisir ma bouteille de malbec de la bodega El Esteco. On me sert également un verre de cépage torrontés, ce blanc délicat aux arômes fruités et vifs qui fait la renommée de Cafayate (et qu'on peut trouver au Québec sous l'étiquette Don David).

Une visite au musée de la Vid y el Vino, ouvert en 2011, me fait découvrir les atouts de ce paradis vinicole. Il y a bien sûr le soleil, l'eau de fonte de la montagne, le vent frais et un sol sableux pauvre en matière organique. Mais surtout, l'altitude de 1600 mètres favorise une forte amplitude thermique (journées chaudes et nuits fraîches) et augmente le rayonnement ultraviolet, permettant une maturation lente et prolongée. Les raisins ont donc une peau plus épaisse qui concentre les arômes, les saveurs et l'acidité. On obtient un vin blanc de torrontés aux caractéristiques suivantes : sec et aromatique, notes rappelant le muscat et le jasmin, faible acidité et finale un peu amère.

Les environs de Cafayate proposent plusieurs bodegas à visiter. Piattelli Vineyards a construit un bâtiment impressionnant : je me crois presque à Napa Valley. De la terrasse, on a une superbe vue sur les montagnes colorées, la vallée et les rangs de vignes en avant-plan. À voir : une cave semi-circulaire ultramoderne qui fait contraste avec les tunnels sombres habituels des celliers. Piattelli produit ici un million de litres de vin. En marge de la ville, la Estancia de Cafayate accueille une clientèle internationale qui veut s'établir dans la vallée et jouer au golf sur les dunes de sable (quel paysage!). On peut profiter de ce complexe en séjournant à l'hôtel Grace, où je fais l'expérience du restaurant Muse avec le chef Javier Robles. Il m'initie à la salsa andine llasjwa et me sert un tendre carpaccio de lama, arrosé d'un violacé malbec 2012 de la Bodega El Porvenir.

Couleurs géologiques du Nord-Ouest argentin from Marc Tremblay on Vimeo.

La Quebrada de Humahuaca

Je laisse la bonne compagnie de Juan à San Salvador de Jujuy où m'attend Gabriel Salgado de l'agence Norterama, mon guide pour la suite du voyage. Il me montre la place Belgrano, lieu d'intérêt de Jujuy, entourée d'édifices datant de l'époque coloniale : la cathédrale, le cabildo (1780) et le palais du gouvernement. Nous filons vers la Quebrada de Humahuaca, en remontant une étroite vallée impressionnante où coule un autre Río Grande qu'à Salta, tributaire cette fois du Río Bermejo. La quebrada s'étire sur un axe de 150 kilomètres nord-sud, large de trois kilomètres, emmuraillée par des cordons montagneux ravinés et colorés. Une voie de communication historique entre les hauts plateaux andins et les plaines du sud-est de l'Argentine, utilisée par les Omaguacas, Incas, Espagnols et durant la guerre d'indépendance. La Quebrada de Humahuaca a été inscrite dans la liste du patrimoine mon dial de l'UNESCO en 2003.

Nous arrivons au village de Tilcara, à 2500 mètres au-dessus du niveau de la mer, pittoresque avec sa population indigène, ses rues étroites et ses maisons de pierre ou de brique aux façades bigarrées. À proximité, du haut d'une colline stratégique, le Pucará de Tilcara veille sur la quebrada. Cette forteresse fut construite par les Omaguacas durant l'ère préhispanique. En entrant dans une demeure reconstituée, on voit que les murs de pierre supportent une plateforme aux solives et lattes en bois de cactus, toiture complétée par une sorte de mortier d'adobe. Comme dans un rêve, je chemine entre les murs de pierre effondrés, pendant que des cactus gigantesques montent la garde, avec les montagnes en toile de fond. Je finis ma journée à l'hôtel Huacalera, situé sur le tropique du Capricorne. Je suis charmé par son décor moderne qui respecte cette atmosphère de montagne, de folklore andin et de couleur, amplifié par l'usage du bois de cactus pour les plafonds. La salle à manger comporte une grande baie vitrée donnant sur l'excavation du talus arrière, avec un éclairage de nuit remarquable.

Pumamarca et Salinas Grandes

Gabriel vient me chercher de bonne heure, car nous aurons une longue route. Me sachant intéressé par le vin, il m'amène à la Bodega Fernando Dupont, à Maimara, à 2400mètres d'altitude! J'y rencontre Fernando Dupont, qui évalue la jeune cuvée 2014 avec l'aide de l'oenologue Marcos Etchart, de Salta. Un laboratoire de vins d'altitude qui produit déjà des nectars avec les cépages malbec, syrah et cabernet-sauvignon. Nous poursuivons à Pumamarca pour visiter un site inimaginable, le Cerro de los Siete Colores (la montagne des Sept Couleurs). L'érosion a exposé une rare combinaison de formations géologiques aux teintes variant avec leur composition minéralogique : le rouge provient de l'oxyde de fer, le jaune du soufre, le vert de l'oxyde de cuivre. C'est un des points forts de mon voyage, j'aurais passé toute la journée à admirer cet arc-en-ciel minéral qui s'harmonise avec le bleu du firmament.

Nous amorçons une longue ascension et la route emprunte des lacets interminables, entourée par un panorama génial. J'aperçois des petites vallées latérales où des petites fermes s'accrochent à plus de3000 mètres d'altitude. J'irais bien m'y arrêter pour discuter avec les pionniers. Au col, j'ai le souffle court, nous atteignons la cote de 4200 mètres! Dans la descente, nous apercevons la puna, cette fantastique plaine d'altitude. Un grand mirage blanc attire mon regard : Salinas Grandes. Ce salar, ou désert de sel, a une superficie de 212 kilomètres carrés. La croûte blanche éblouissante fait 30 centimètres d'épaisseur. En été, les eaux de ruissellement sont fortement chargées en sel d'origine volcanique et le salar est recouvert d'eau. La route traverse Salinas Grandes et au milieu, l'horizon semble tellement lointain que je me sens perdu sur une autre planète. Sur le retour, Gabriel immobilise le véhicule dans la puna et pointe des taches qui se déplacent : «Ce sont des vigognes, une sorte de lama sauvage, impossible à domestiquer.» J'essaie de les approcher pour une photo, mais elles sont insaisissables, comme l'horizon du salar.

Momies congelées

Je reviens à Salta pour un dernier après-midi et en profite pour visiter l'exceptionnel Musée d'archéologie de haute montagne. L'institution met en valeur l'extraordinaire découverte de trois momies d'enfants incas sacrifiées au sommet du volcan Llullaillaco, à 6700 mètres d'altitude. Grâce au froid et à la sécheresse, les corps, les vêtements et les objets ont été remarquablement bien préservés et inaltérés. Je suis stupéfié par les motifs magnifiques des tissus qui nous parviennent au-delà de cinq siècles, éclatants de couleurs. Le moment le plus émouvant est la rencontre avec l'enfant de sept ans, recroquevillé dans son cylindre cryogénique, bien plus humain que momie. Selon Luis Gustavo Bierti, gérant de l'administration du Musée, une exposition maintenant mieux acceptée par les indigènes qui peuvent connaître leur passé.

Je passe ma dernière nuit à l'hôtel-boutique Kkala, en retrait du centre. Les lieux sont vraiment inspirants et relaxants. Toutes les chambres colorées réfèrent à un écosystème représentatif de la région. La nuit tombée, je ne peux résister d'aller me glisser dans la piscine, toute bleue phosphorescente. Pendant que je flotte sur le dos, j'identifie la Croix du Sud, cette constellation phare de l'hémisphère Sud, qui guidait les grands explorateurs. Je reverrai ces étoiles, car après avoir passé si peu de temps dans le formidable Noroeste, je sais que je reviendrai.

Pratique

Les mois de janvier et février sont très chauds. Les citoyens canadiens doivent payer une taxe de réciprocité avant d'atterrir en Argentine. Le guide du Petit Futé sur l'Argentine est un bon compagnon de voyage (papier ou numérique).

Lien de vidéo réalisées par Marc Tremblay : http://vimeo.com/marctremblay/noroeste

Ce reportage a été réalisé grâce à la collaboration de l'organisation Destino Argentina(www.destinationargentina.com), de l'Institut de promotion touristique de la Province de Salta(www.turismosalta.gov.ar) et des lignes aériennes Andes(www.andesonline.com) avec la participation des hôtels suivants :

www.legadomitico.com

www.hotelhuacalera.com

www.hotelkkala.com.ar

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