Un séjour dans les quartiers de Buenos Aires

  • Des façades en couleurs, typiques du quartier populaire de La Boca (Collaboration spéciale Marc Tremblay)

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    Des façades en couleurs, typiques du quartier populaire de La Boca

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  • Une maison du quartier Palermo, recouverte d'un graffiti commandité. (Collaboration spéciale Marc Tremblay)

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    Une maison du quartier Palermo, recouverte d'un graffiti commandité.

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  • Une fresque aperçue dans les rues du quartier Palermo (Collaboration spéciale Marc Tremblay)

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    Une fresque aperçue dans les rues du quartier Palermo

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  • L'art se mélange harmonieusement à la nature sur l'île Descanso. (Collaboration spéciale Marc Tremblay)

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    L'art se mélange harmonieusement à la nature sur l'île Descanso.

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  • Buenos Aires est la capitale de l'Argentine. Elle compte trois millions d'habitants. (Collaboration spéciale Marc Tremblay)

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    Buenos Aires est la capitale de l'Argentine. Elle compte trois millions d'habitants.

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  • Deux légendes ensemble à Buenos Aires, sur l'avenue 9 de Julio : Eva Perón et Don Quichotte (Collaboration spéciale Marc Tremblay)

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    Deux légendes ensemble à Buenos Aires, sur l'avenue 9 de Julio : Eva Perón et Don Quichotte

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  • La Catedral du tango, un ancien hangar converti en vaste plancher de danse. (Collaboration spéciale Marc Tremblay)

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    La Catedral du tango, un ancien hangar converti en vaste plancher de danse.

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  • Le théâtre Colón (Collaboration spéciale Marc Tremblay)

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    Le théâtre Colón

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  • La salle à l'acoustique parfaite du théâtre Colón (Collaboration spéciale Marc Tremblay)

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    La salle à l'acoustique parfaite du théâtre Colón

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Marc Tremblay
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Le Soleil

(Buenos Aires) Buenos Aires est une métropole qui s'apprivoise en fréquentant ses quartiers emblématiques tels que San Telmo, Boca et Recoleta, où est perpétué le souvenir des Mafalda, Gardel et Perón. Des hôtels inspirés accompagnent le visiteur dans sa découverte de l'histoire et de l'art de cette ville grandiose aux accents européens.

Avant mon atterrissage, mes concepts sur Buenos Aires se résumaient à : Evita Perón, le tango, le cinéma argentin et des grands cafés bruyants. Habitué du Mexique et de l'Amérique Centrale, je découvre un environnement cosmopolite sans métis ni indigène et au mode de vie plutôt européen. Ici, les habitants adorent le football, mangent beaucoup de viande, soupent à 21h30, sortent très tard la nuit, dorment peu et performent le jour grâce au maté qu'ils boivent. 

Il faut savoir que Buenos Aires est la capitale de l'Argentine. Elle compte trois millions d'habitants appelés les Porteños. Il y a près de 15 millions de personnes dans la grande région urbaine qui s'étend sur environ 70 kilomètres, sur la rive sud-ouest de l'embouchure du fleuve Río de la Plata. C'est un estuaire d'eau douce immense qui se jette dans l'Atlantique et fait 40 kilomètres de largeur devant Buenos Aires, séparant l'Argentine de l'Uruguay, sur la rive nord.

Je suis désorienté par les différentes versions des cartes de la ville. Aussi, j'ai un malaise astronomique car nous sommes en hémisphère austral : le soleil se déplace à l'envers dans le ciel. J'ai perdu ma boussole interne. Je me sens gaulois. Pour me conforter, l'agence Say Hueque m'initie d'abord à la ville avec un tour en vélo très grisant avec le guide Patricio Murphy de la Bicicleta Naranja. Je peux mieux situer la géographie de la ville et savoir m'y déplacer en situant le Río de la Plata et les grands boulevards. J'apprends vite à profiter du métro et des taxis très abordables. Je peux maintenant explorer Buenos Aires durant neuf jours, depuis quatre hôtels exceptionnels établis dans trois quartiers : Puerto Madero, Palermo et Recoleta.

Puerto Madero : port d'attache sur le centre historique

Je suis hébergé par l'emblématique hôtel Faena, un ancien moulin à grain de la Bunge reconverti par les designers Alan Faena et Philippe Starck . Ouvert en 2004, l'édifice en briques rouges de l'ère industrielle est un bel exemple de la revitalisation de toute la zone de Puerto Madero, un port abandonné flanqué d'entrepôts, de docks et de grues d'une autre époque. Aujourd'hui s'élancent des gratte-ciels modernes qui offrent un arrière-plan photogénique sur les anciens quais et le Puente de la Mujer, un pont piétonnier à la ligne audacieuse s'inspirant du tango. Le Faena est une oasis de design et de détente, offrant un restaurant aux ambiances de marché, une piscine urbaine en bordure d'un lounge très branché en soirée et un centre d'art aux vastes salles d'exposition. Il y a aussi un souper-spectacle de tango installé à demeure, le Rojo Tango, auquel j'assiste pour me plonger dans la magie de ses grandes époques.

Du Faena, je vais en taxi à la Boca, un petit quartier populaire aux maisons de bois et de tôle très colorées, particulièrement sur la ruelle Caminito, prisée des artistes. Cet endroit aurait inspiré une chanson célèbre du même nom qu'on peut entendre interprétée par le fameux Carlos Gardel. La légende veut d'ailleurs que le tango soit né à la Boca, aux coins des rues Suárez et Necochea. À quelques blocs s'élève la Bombonera, le stade sacré des Boca Juniors, l'équipe de football du «peuple», rivale de la «bourgeoise» River Plate, l'autre équipe de Buenos Aires.

San Telmo et la Plaza de Mayo

Je retourne vers le centre en passant par le vieux quartier San Telmo, en marchant le long de l'avenue Defensa avec ses édifices coloniaux et ses antiquaires. Le nom de cette artère honore la défense héroïque des citoyens contre l'envahisseur anglais en 1806. Il y a une pause obligée à l'intersection de l'avenue Chile pour s'asseoir en compagnie de Mafalda, personnage de Quino, devenu un des monuments les plus courus du Paseo de la Historieta, un circuit rendant hommage à la bédé humoristique argentine. Tous les dimanches, l'avenue Defensa se transforme en un marché linéaire envahi de Porteños et de touristes, en quête de souvenir, comme le couteau artisanal que m'offre le patron de l'Indiesito, en conclusion d'une discussion amicale! En Argentine, on peut être invité à un asado (barbecue) n'importe quand et il faut avoir son couteau pour couper sa viande.

Je parviens à la Plaza de Mayo (dite macho), une des premières places de la cité (1580), entourée d'édifices respectables.  Le regard est attiré par le Cabildo, un bâtiment blanc avec une tour, construit en 1748 et qui logeait l'assemblée du vice-royaume du Río de la Plata durant la colonie espagnole. En face, un édifice rose et élégant fait contraste : c'est la Casa Rosada, le siège du pouvoir exécutif argentin. Je pénètre ensuite dans la cathédrale métropolitaine avec sa façade évoquant un temple grec. J'assiste au changement solennel de la garde devant le mausolée du général San Martín, héros national appelé «El Libertador». De retour sur la place, j'approche la Pirámide de Mayo, un monument en forme d'obélisque qui est entouré de foulards blancs peints au sol, symbole des Mères de la place de Mai, en commémoration des enfants disparus durant la dictature des années 70-80. Un passé que la société argentine résout avec peine.

La Recoleta : au coeur du monumental  

Mon séjour se poursuit au distingué et moderne Hôtel Mio, dans le huppé quartier de la Recoleta, bien centré pour explorer le coeur du Buenos Aires classique. Dans ma chambre trône un bain creusé dans un tronc de bois, oeuvre organique du sculpteur Mario Dasso, qui trouve ses arbres morts dans la Pampa. C'est comme si la pirogue devenait un contenant. À deux pas de l'hôtel, on peut aller visiter le cimetière de la Recoleta, lieu d'histoire et de repos final de la bourgeoisie nationale et d'illustres Argentins. L'immense quadrillage d'allées nécessite un plan détaillé avec lequel je repère la tombe d'Eva Perón, plutôt modeste en comparaison de nombreux monuments funéraires grandioses. À côté du cimetière s'élève la basilique Nuestra Señora del Pilar, bel ouvrage colonial datant de 1732.

J'arpente la démesurée avenue 9 de Julio : un boulevard et un parc de 4 kilomètres sur 140 mètres de large! On y trouve le célèbre théâtre Colón, un des édifices les plus célèbres de Buenos Aires et une des cinq meilleures salles d'opéra au monde. Le grand ténor Pavarotti déclara que la salle a un grand défaut : son acoustique est parfaite... La visite guidée permet d'admirer l'intérieur richement décoré. J'arrête siroter un cappucino au café Tortoni, une institution depuis 1858. Je monte ensuite à la terrasse du 23e étage de l'hôtel Panamericano, où m'attend une vue imprenable de l'avenue 9 de Julio, encerclant l'Obélisque de Buenos Aires, de 67 mètres de hauteur. Au loin, on aperçoit l'édifice du ministère des Travaux publics qui affiche depuis 2011 une immense murale de Eva Perón. En soirée, j'accomplis un rêve de cinéphile : visionner un film argentin dans un cinéma d'époque, le Gaumont. Cette tournée monumentale s'achève à mon arrêt d'autobus, en face du gigantesque Palais du Congrès de la Nation argentine, tout éclairé. Pratique!

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Musées et oeuvres d'art

J'organise mon lendemain pour explorer l'art. De l'hôtel Mio, je rejoins rapidement le Musée national des Beaux-Arts, installé dans un édifice rosé, une ancienne usine de pompage d'eau. Je fais une tournée d'oeuvres allant du Moyen-Âge au XIXe siècle, comprenant de grands maîtres européens mais aussi des Argentins. La salle 8 expose des Goya remarquables avec leurs ombres et lumières dramatiques : Fête populaire sous un pont, Scène de guerre. J'apprécie également les panoramas du peintre argentin Cándido López, sur la bataille de Curupaytí (1866). Malheureusement, les espaces dédiés à l'art argentin du XXe siècle sont fermés. Je continue sur l'Avenida Del Libertador, traverse le quartier élégant des embassades de la place de Grand Bourg et aboutis devant un building moderne, polyédrique, en panneaux calcaires : le Musée d'art latino-américain de Buenos Aires.

Un grand hall blanc mène aux étages d'exposition où j'explore la collection permanente d'Eduardo Costantini sur l'art latino-américain du XXe siècle, du Mexique et des Caraïbes à l'Argentine. Outre les familiers Kahlo, Rivera et Botero, je découvre des artistes tout aussi géniaux tels que les Argentins Antonio Berni (nouveau réalisme) et Alejandro Xul Solar (surréalisme fantastique) ou le muraliste mexicain David Alfaro Siquieros. Le MALBA est aussi un acteur culturel important à Buenos Aires en art contemporain, littérature et cinéma indépendant.

En après-midi, une navette du croisiériste Sturla m'emporte dans un affluent du Río de la Plata : le Río Paraná. Ce cours d'eau a formé le cinquième delta du monde. Il est divisé en multiples canaux, bordés de résidences et de chalets sur pilotis, accessibles uniquement par bateau. C'est la Venise de l'Amérique du Sud et une opportunité de nature à proximité de la capitale. Je débarque sur l'Isla El Descanso, une île remarquable que le propriétaire a aménagée en jardin à l'anglaise peuplé de sculptures. Durant ma promenade, les oeuvres d'artistes contemporains se dévoilent harmonieusement avec la végétation domptée. Ici, c'est une composition de Bastón Díaz : des bateaux de papier surdimensionnés mais... en acier. Là, c'est un banc public en aluminium de Pablo Reinoso dont les lattes se courbent en arabesques pour devenir une plante. El Descanso est un dépaysement inattendu de la grande ville toute proche.

Palermo la bohème

Je déménage vers l'ouest dans un nouveau quartier, plutôt résidentiel, aux avenues bordées de grands arbres, avec plusieurs boutiques, restaurants et galeries d'art. La faune est étudiante, bohème, artiste. Il y a ici des airs de Plateau Mont-Royal. Mon hôtel, le Legado Mítico, se décrit comme un petit hôtel emblématique et chaque chambre est décorée selon la thématique d'un personnage mythique de Buenos Aires tel que Eva Perón ou Mafalda. On m'octroie la chambre du Héroe, le général Manuel Belgrano, héros intellectuel de l'indépendance, créateur du drapeau argentin et promoteur de l'éducation.  

En circulant dans Palermo, je suis attiré par la quantité de murales éclatantes de couleur. D'abord un outil d'expression popularisé avec le retour de la démocratie, le graffiti est devenu légal en 2011, avec le consentement des propriétaires qui vont même commanditer des artistes pour peindre leur maison ou commerce. Je participe à un tour guidé avec Graffitimundo qui interprète le contexte du simple «tag» à la fresque magistrale en passant par les pochoirs politiques. C'est comme si les habitants de cette ville me parlent de leurs rêves et anxiétés. Cela me pousse à me rendre au Panal 361, un complexe d'ateliers dans le quartier Abasto. J'y croise une artiste émergente, Ana Vila, qui fait couler la peinture pour modeler des paysages liquides colorés, évoquant arbres ou bateaux. Elle me fait visiter d'autres studios et je constate cette énergie qui contribue à la vitalité artistique contemporaine de Buenos Aires.  

Palermo regorge de restaurants de toutes tendances. Par exemple, au bistro le Bar du Marché, j'ai essayé des fromages «français» comme le gruyère, le Sainte-Maure et le morbier : des imitations étonnantes fabriquées en Argentine. À la parilla Don Julio, les grillades sont une spécialité servie dans un décor chaleureux aux murs garnis de bouteilles de vin. Ma plus belle surprise est The Argentine Experience, un concept créé par Leon Lightman, un guide de tourisme d'aventure qui souhaitait recréer en une soirée ces moments fabuleux de compagnonnage qui lient les voyageurs. L'expérience est une initiation animée et festive à l'Argentine entre diz convives : fabriquer soi-même ses empanadas (sorte de chausson farci de viande), savourer un steak et connaître le secret de sa cuisson, faire son maté, s'exprimer avec des gestes comme les Argentins et savoir dire Che, boludo!

Apprendre le tango

Une vraie découverte de Buenos Aires serait incomplète sans l'apprentissage d'un peu de tango. Je vais faire mes premiers pas au club social Fulgor du quartier Villa Crespo, à une dizaine de blocs de mon hôtel. On y donne des cours pour les débutants avant que les habitués n'envahissent la salle vers 23h. J'apprends surtout à avancer et reculer en ligne droite avec une partenaire de leçon. Encourageant! Mais déjà  on m'entraîne dans un autre lieu très populaire (appelé milonga), dans le quartier voisin de Almagro : La Catedral. C'est un ancien hangar converti en vaste plancher de danse, entouré de tables et de murs couverts de toiles. Les Porteños y danseront jusqu'à l'aube.

Mon séjour s'achève et je fais un dernier changement d'hôtel pour m'incruster un peu plus  dans Palermo et en goûter la dolce vita. Je me retrouve au Home Hôtel dans une chambre décorée de papier peint authentique des années 70 et meublée vintage. C'est le premier hôtel-boutique de la ville, ouvert en 2005 par le Britannique Tom Rixton, passionné par l'Argentine. Lorsque je lui demande ce qu'il pense de Buenos Aires, il déclare : «J'aime la conscience culturelle de la ville. Liberté et créativité. Un grand accès aux livres. Buenos Aires est au bout du monde.» Je souris car n'est-ce pas cet isolement géographique qui renforce l'originalité de cette métropole à la fois exotique et familière?

Regards sur Buenos Aires from Marc Tremblay on Vimeo.

Repères

Quand y aller: Les mois de janvier et de février sont très chauds. Attention aux pickpockets et aux faux-billets. Les citoyens canadiens doivent payer une taxe de réciprocité avant d'atterrir en Argentine. Le Wi-Fi est accessible dans tous les restaurants et cafés. Le guide du Petit Futé sur l'Argentine est un bon compagnon de voyage (papier ou numérique).

Contexte historique

Après une première fondation en 1536 et détruite par les indigènes en 1541, Buenos Aires renaît en 1580. Convoitée par les pirates et attaquée par les Anglais en 1806 et 1807, la ville gagne son indépendance de l'Espagne le 25 mai 1810. À la fin du XIXe siècle, l'exportation de viande et les chemins de fer enrichissent la capitale, qui connaît un essor industriel et architectural. Cela attire une immigration massive en provenance de l'Europe, entraînant la création de quartiers ouvriers contrastant avec la bourgeoisie établie. La deuxième moitié du XXe siècle est politiquement complexe et marquée par le péronisme, des coups d'État, des dictatures militaires. La défaite de la guerre des Malouines ouvre la porte à des élections libres en 1983. En 2001, le pays est touché par une grave crise économique dont il se remet tranquillement, forçant les Argentins à se serrer les coudes et faire preuve de créativité. 

Information

Ce reportage a été réalisé grâce à l'invitation de l'organisation Destino Argentina (www.destinationargentina.com) et l'agence Say Hueque (www.sayhueque.com) avec la participation des hôtels suivants :

www.faena.com/experience

www.miobuenosaires.com

www.legadomitico.com

www.homebuenosaires.com

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