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Lac Atitlán: un nouveau circuit touristique... avec une touche québécoise

Coucher de soleil sur le lac Atitlán, bordé... (Collaboration spéciale Patricia Cloutier)

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Coucher de soleil sur le lac Atitlán, bordé par de majestueux volcans

Collaboration spéciale Patricia Cloutier

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(Lac Atitlán, Guatemala) S'immerger dans une culture lors d'un voyage d'une semaine, en évitant les sentiers battus et les attrape-touristes? «Impossible!», me direz-vous. Pas avec le tourisme communautaire, cependant, une formule qui se développe peu à peu et qui permet aux agences de voyages de proposer des circuits qui vous amènent directement chez l'habitant, et dont les retombées iront aussi directement dans leurs poches.

C'est cette forme de tourisme qui a été privilégiée dans les 17 villes et villages autour du lac Atitlán, au Guatemala. En 2009, le gouvernement du Canada, par l'intermédiaire des agences de coopération Socodevi et CECI, a créé le projet PROSOL, qui vise à développer l'économie rurale du secteur.

On a déterminé que l'agriculture et le tourisme étaient les deux principaux leviers sur lesquels il fallait travailler. En agriculture, les objectifs ont été atteints haut la main. Les petits producteurs de café ont, par exemple, augmenté leurs revenus de 30 à 500 %.

Côté tourisme, «c'est plus difficile», admet Gaby Breton, la directrice de PROSOL. Le Canada a encore peu d'expertise dans ce domaine, qui s'avère toutefois prometteur. «Notre défi, c'est de démontrer qu'il existe une autre façon de voyager», dit la coopérante originaire de La Durantaye, dans Bellechasse.

Modèle coopératif

Le tourisme communautaire s'appuie sur le modèle coopératif, une force québécoise, qui est présent aussi au Guatemala. Les villageois forment des associations et font vivre des expériences typiques aux touristes. On s'assure ensuite que les profits sont bien redistribués. «Les Guatémaltèques ont soif de transparence. Ils veulent savoir qui fait des profits, combien, etc.», expliqueMme Breton. Elle me raconte qu'ils se sont souvent fait exploiter par des intermédiaires et qu'ils en ont ras le bol. Ils veulent maintenant prendre leur économie et leur destin en main.

Ce à quoi le Canada les a aidés, sans toutefois imposer sa vision. Si Mme Breton avait un montant d'argent alloué pour un projet, elle a souvent réussi à tripler la mise en s'alliant avec les autorités locales ou des entreprises privées.

«À ce moment-là, ce n'est plus mon projet, c'est leur projet [...] Je pense que c'est essentiel, parce que, sinon, comme coopérante, tu travailles toute seule», lance-t-elle.

De dépotoir à parc public

On a, par exemple, transformé un dépotoir à ciel ouvert en parc public à l'entrée de la ville de Sololá. Et comme ce sont les citoyens qui l'ont bâti de leurs mains, il est encore très propre et achalandé.

«Si tu ne t'allies pas à la communauté, tu reviens deux ans plus tard et le parc est tout abandonné», déplore Mme Breton, forte de ses 15 ans d'expérience dans le domaine.

Les communautés autour du lac Atitlán ont développé un circuit qui est maintenant à maturité et prêt à accueillir les touristes, qu'ils voyagent seuls, en famille ou en groupe. Elles se sont aussi associées à des hôtels privés quatre étoiles, qui offrent souvent leurs nuitées à moitié prix si l'on est inscrit à un tour communautaire.

Un projet qui se termine

Mais tout n'est pas encore parfait. Il reste à mettre en place un véritable bureau du tourisme communautaire, qui s'occuperait de toute la logistique. Le projet PROSOL se terminera malheureusement en mars 2015, le gouvernement canadien n'ayant pas consenti à lui octroyer une extension de deux ans, ce qui aurait permis à Gaby Breton et à son équipe de consolider ce circuit; et, qui sait, peut-être même de construire un hôtel-musée des Premières Nations, à l'image de celui des Hurons-Wendat à Québec. Les dirigeants de PROSOL s'expliquent mal cette décision du gouvernement canadien, parce qu'on leur a indiqué qu'on souhaitait continuer à aider le Guatemala.

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