Côte d'Azur: au pays des Baous

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Saint-Paul de Vence vu du chemin Sainte-Claire, qui mène au musée de la Fondation Maeght

Michel Samson, collaboration spéciale

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Anne-Marie Voisard

Collaboration spéciale

Le Soleil

La Côte d'Azur. Il y a Nice, bien sûr, et Cannes avec sa Croisette. Mais tellement plus encore et pour tous les goûts. L'histoire, l'art, autant que la plage pour qui aime se faire bronzer au soleil. Et la Méditerranée, paradis des sports nautiques. Elle est d'une beauté qui invite au rêve. Au départ aussi. Suffit de voir les yachts de luxe dans chacun des ports. Puis les montagnes derrière, où naissent les Alpes. À cause de leurs sommets rocheux, on les appelle, en provençal, les baous. Mais surtout, chaque petite ville ou village, tant du bord de mer que dans les hauteurs, contient des trésors qui se laissent découvrir pour peu qu'on se donne la peine de marcher. Et d'observer.

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Des boutiques et des cafés dans le coeur médiéval de Saint-Paul de Vence

Michel Samson, collaboration spéciale

Saint-Paul de Vence: réservé aux piétons

Commençons par Saint-Paul de Vence, dont tout le centre-ville est à l'usage exclusif des piétons. Le bus nous laisse près du Café de la Place, rendez-vous des amateurs de pétanque. Quelques pas et nous voici au coeur de la cité médiévale, ses rues étroites et escaliers. Saint-Paul s'élève sur un pic rocheux. Elle est entourée de remparts. À l'intérieur, bordée de boutiques et d'ateliers de créateurs, la rue Grande (où est situé l'Office du tourisme). Ses pavés, faits d'un assemblage de galets et autres pierres, sont eux-mêmes des oeuvres d'art.

Tout en haut domine La Collégiale, une église construite au XIIe siècle. À ses côtés, le Donjon et le Musée d'histoire. Nous lui avons préféré celui de la Fondation Maeght, consacré à l'art contemporain, qui justifie à lui seul une visite à Saint-Paul de Vence.

Surprise. Éblouissement. Il y a tellement à voir qu'on ne sait plus où regarder. Le chemin Sainte-Claire, bordé de fleurs, qui nous y conduit, offre un point de vue spectaculaire sur la ville. Ça monte toujours. Par chance, les personnes à mobilité réduite peuvent y aller en auto et profiter d'un stationnement à la porte.

La visite commence dans les jardins. D'abord, c'est Miro, son labyrinthe, Giacometti, ses fines sculptures, Braque, une immense mosaïque, Poissons dans l'eau. «Avec l'âge, disait-il, l'art et la vie ne font qu'un.» C'est lui encore, dans la chapelle Saint-Bernard, qui signe un vitrail. On entre au Musée. Ils sont tous là aussi avec leurs tableaux. Et plusieurs autres en leur compagnie. Une visite qui ne s'oublie pas.

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Autour du Café de la Place de Saint-Paul de Vence, véritable institution, se réunissent les amateurs de pétanque.

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Les baous, ces montagnes au sommet plat rocheux,... (Collaboration spéciale Michel Samson) - image 2.1

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Les baous, ces montagnes au sommet plat rocheux, vus depuis les remparts de Saint-Paul de Vence.

Collaboration spéciale Michel Samson

Vence: saveur du Moyen Âge

À tout juste cinq kilomètres se trouve un deuxième lieu recherché des créateurs, Vence. Vers la fin de sa vie, le peintre Matisse y a conçu et réalisé une chapelle qui mérite un arrêt. Tout est de lui, les vitraux, le chemin de croix, l'autel, etc. «Artiste cherche infirmière jeune et jolie pour soins journaliers», avait-il demandé. La réponse est venue de soeur Jacques-Marie, Dominicaine de Monteils. La chapelle au toit de tuiles blanches et bleues fut sa façon de remercier.

Toujours à pied, après avoir admiré le paysage, c'est-à-dire le centre-ville et, au loin, la mer, nous voici devant l'une des portes, la Peyra, qui donne accès au Vieux-Vence. S'y trouve une tour du XIIe siècle attenante à un château devenu musée. La place abrite aussi une jolie fontaine. L'eau vient de la source de la Foux. Les passants s'y abreuvent, comme ils le faisaient dès l'époque romaine.

En continuant vers la rue de l'Évêché et le passage Cahours, on arrive à la cathédrale qui possède un secret bien gardé. Son baptistère contient une mosaïque, oeuvre de Marc Chagall. Sur la place Clémenceau, à l'avant, se tient un marché le matin. Ruelles, passages, galeries d'art se succèdent. C'est l'occasion d'admirer les maisons qui datent du Moyen Âge, toutes remarquablement bien restaurées. On quitte par une autre porte, dite du «Signadour», qui signifie «guetteur» en provençal. D'où on regagne notre hôtel, Le Miramar, qui sert tant l'apéro que le petit déjeuner sur la terrasse face au baou.

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Le musée Picasso occupe l'ancien château Grimaldi.

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Antibes

Collaboration spéciale Michel Samson

Antibes et Juan-les-Pins: Picasso et la mer

Difficile de les séparer, ces deux-là. C'est la même commune. Elles se suivent au bord de la Méditerranée, entre Nice et Cannes. Mais c'est Antibes qui donne le plus à voir.

Nous sommes arrivés en voiture à Fort Carré, imposante structure qui remonte au 16e siècle. Stationnement gratuit, le bus nous conduit au centre-ville. Place du Général de Gaulle, comme tous les voyageurs, on se heurte aux portes closes de l'Office du tourisme. Nous sommes samedi. C'est fermé entre midi et 14h. Mais il n'est que 11h55. Heureusement, la caissière du Monoprix voisin nous a vite orientés.

Incontournable

Le château Grimaldi, qui loge le musée Picasso, est pour plusieurs raisons incontournable. D'abord, les toiles de l'artiste et une série d'assiettes qu'il a peintes. Mais aussi sa localisation sur les remparts, devant la mer. Elle était forte en ce jour, ce qui faisait la joie des surfeurs. Intégrée au château, on remarque l'une des deux tours, dites sarrazines, qui servaient autrefois à protéger la ville. L'autre est adjacente à la cathédrale, construite sur la même place.

Un train touristique nous amènera ensuite à Juan-les-Pins, le temps de jeter un oeil aux bateaux qui s'alignent. Hôtels, bars, restos, casino, musique, y'a de l'action à Antibes.

Un dimanche ensoleillé à Menton, la cité du... (Michel Samson, collaboration spéciale) - image 4.0

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Un dimanche ensoleillé à Menton, la cité du citron.

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Menton

Collaboration spéciale Michel Samson

Menton: la cité du citron

Pour seulement un euro, le lendemain nous irons de Nice à Menton. Par les routes en lacets, l'autocar traverse chaque ville ou village et nous laisse où on veut. À Monaco, par exemple, paradis fiscal qui exhibe sa richesse. Une affiche indique : «Payez moins, dormez mieux».

Menton, la cité du citron, est une belle découverte. Là aussi, l'Office du tourisme ne répondait plus. À 12h30, un dimanche. Mais c'est facile de se débrouiller. La promenade du Soleil en bord de mer avec tout le long ses bistrots est invitante. Le temps est doux. Des gens se baignent.

Plus loin, c'est la fête. On célèbre Saint-Michel, patron de Menton. La basilique, au centre de la vieille ville, porte son nom. La rue Longue (mais très étroite), qui tenait lieu de rue principale au XVIIe siècle, nous y mène. Les maisons se rejoignent au-dessus de nos têtes.

Puis, on descend à nouveau vers la mer, pour découvrir le Musée Jean-Cocteau qui occupe un ancien bastion.

En réalité, il y en a deux. Un nouveau musée, logeant la collection Séverin Wunderman, soit 1800 oeuvres de Cocteau, a été inauguré en novembre 2011.

Port Garavan

Après une escapade du côté du port Garavan, où mouillent plus de 1000 embarcations, on retourne dans le Vieux-Menton se fondre dans la foule des badauds.

Les échoppes se suivent et ouvrent l'appétit. Petites meringues parfumées qu'on appelle des moumoutes. Délicieux babas au limoncello. On aimerait pouvoir rester longtemps dans cette ville qui est la dernière de France, avant l'Italie.

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