Parcs régionaux: l'union fait la force

Randonnée de ski de fond dans le parc... (Anne Pélouas, collaboration spéciale)

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Randonnée de ski de fond dans le parc régional de la Montagne du Diable, dans les Laurentides

Anne Pélouas, collaboration spéciale

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Anne Pélouas, collaboration spéciale
Le Soleil

Dans la gamme des parcs qui occupent une bonne partie du territoire québécois, les parcs régionaux prennent de plus en plus d'importance, comme espaces ouverts à des activités récréotouristiques diverses qui servent en même temps d'outil de développement régional dans des zones souvent dévitalisées.

Réunis en colloque fin novembre, pour la deuxième année consécutive, des représentants de ces parcs ont partagé leurs expériences et travaillé à la création prochaine d'une association québécoise qui sera chargée de les représenter et de mettre en commun certains services.

On compterait environ 200 parcs régionaux actuellement, couvrant toutes les régions du Québec et qui sont gérés par des municipalités régionales de comté (MRC) ou des organismes à but non lucratif recevant le soutien de MRC ou de municipalités. Du parc du Mont-Royal à Montréal au parc régional de la Montagne du Diable dans les Hautes-Laurentides, ils ont en commun de gérer un espace naturel aménagé essentiellement pour la pratique d'activités récréatives ou sportives.

Au colloque de novembre, le bureau d'études DAA Stratégies a dressé un portrait très instructif du monde des parcs régionaux. On y apprenait par exemple que 20 % d'entre eux offrent un accès gratuit et que plus du tiers de leur clientèle québécoise (92 % de l'ensemble) vient de l'extérieur de la région.

«La création de parcs régionaux connaît une croissance continue, de l'ordre de 6 % sur les quatre dernières années, avec un achalandage de 19 millions de visites-personnes en 2011», note Dany Bouchard, directeur de projet chez DAA Stratégies.

C'est dire que ces espaces de plein air sont déjà bien fréquentés! Les aires de jeu, le canot-kayak et le vélo figurent au rang de leurs équipements les plus populaires. Pour l'hiver, la présence de sentiers de raquette a la cote, suivie par les patinoires, les sentiers de ski de fond et les glissades sur tubes. L'hébergement sur place va du camping aux refuges ou aux chalets, et les investissements à venir vont se poursuivre pour renforcer cette offre.

À l'avenir, les parcs régionaux s'orientent vers la construction de plus de refuges et de chalets et vers l'aménagement de belvédères, de sentiers de randonnée et de vélo.

Nouveaux projets

Certains projets sont tout juste sur les rails, comme celui de Percé, en Gaspésie. Bien connu pour son rocher Percé, le village cherche à diversifier son offre touristique et quoi de mieux pour ce faire qu'un parc régional! Première étape réalisée le 26 novembre : la création de la coopérative du Géoparc de Percé, chargée de prendre en main la réalisation d'un parc régional qui mettra en valeur le mont Sainte-Anne, à l'arrière de Percé, d'ici juin 2014.

Le projet de 7,7 millions $ prévoit la création d'un pavillon d'accueil et d'un belvédère spectaculaire à mi-montagne avec vue sur la baie de Percé.

Dans les Hautes-Laurentides, on est nettement plus avancé avec trois parcs régionaux créés ou presque créés. Celui du Poisson-Blanc compte 100 km2 et a permis depuis 2008 de bien nettoyer des dizaines d'îles très prisées des campeurs et des adeptes de canot-kayak.

À Ferme-Neuve, la montagne du Diable s'est transformée en parc régional en novembre dernier, tandis qu'un nouveau va voir le jour au réservoir Kiamika. Déjà bien aimée des amateurs de ski de fond et de raquette l'hiver (comme de camping et de randonnée pédestre l'été), la première va pouvoir développer son potentiel en trois pôles d'activités d'ici fin 2014 : sur la crête où l'on réaménage pour l'été prochain le site du Relais de la montagne; au pied de celle-ci avec un nouveau pavillon d'accueil et huit refuges pour l'été 2013, puis un camping l'été suivant.

Au lac et près de la chute Windigo, le parc régional a l'intention d'aménager plage et camping pour 2015-2016, sans compter peut-être un agrandissement de son territoire au bord du grand réservoir Baskatong.

Dernier né d'ici Noël : le parc régional du réservoir Kiamika, dont les îles sont aussi bien connues des canoteurs, des kayakistes et des amateurs de camping sauvage. Le projet va notamment permettre nettoyage et réaménagement de terrains de camping rustiques pour l'été prochain. Suivra plus tard l'ouverture d'un camping avec services sur la terre ferme. Du pain sur la planche!

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