La Baie-des-Chaleurs à son meilleur

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Un aéroplanchiste glisse au gré des flots et...

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Un aéroplanchiste glisse au gré des flots et du vent. En fond de scène, l'église de Carleton.

 

Anne-Marie Voisard, collaboration spéciale
Le Soleil

La Baie-des-Chaleurs, c'est aussi bien la rêverie que la découverte: les fossiles à Miguasha, l'histoire de Pointe-à-la-Croix, le Festival d'été de New Richmond... ou tout simplement la mer !

Baignade dans le magnifique décor de la baie... (Photo collaboration spéciale Michel Samson) - image 1.0

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Baignade dans le magnifique décor de la baie des Chaleurs

Photo collaboration spéciale Michel Samson

La mer. Le calme, la tranquillité. Pas toujours. Elle est changeante. Tout à coup, le vent se lève. Les vagues, qui venaient mourir paisiblement sur la grève, se lèvent aussi. L'écume blanche sur fond gris. La tempête. Mais ce n'est ici qu'un caprice de l'imagination. Car c'est tout le contraire que nous a donné notre virée dans la Baie-des-Chaleurs, qui porte bien son nom. Il faisait beau et chaud.

La mer porte à rêver. Et même à s'envoler, comme nous l'avons constaté à Carleton, côté barachois. Des aéroplanchistes se laissaient tirer par leur cerf-volant, baptisé aile, et tout à coup faisaient des sauts. Le surf cerf-volant, qui demande de l'habileté, n'est que l'une des nombreuses activités offertes aux vacanciers. Notre voyage n'a pas la prétention de tout couvrir. Mais si ce que nous avons vu en trois jours à peine correspond à ce qu'on propose ailleurs, vivement la Baie-des-Chaleurs comme destination.

À New Richmond, où nous nous sommes d'abord arrêtés, le hasard nous a menés au camping de la Pointe-Taylor. Accueil chaleureux de la directrice et artiste peintre Noella Gagné, qui nous a présenté Lucie-Soleil Ouellet.

L'aventure au rendez-vous

Un vrai roman, la vie de cette femme originaire de Trois-Pistoles, qui a vécu à Bonaventure avant de s'arrêter à Québec, le temps d'un certificat en création littéraire, puis d'aller à Montréal et à Saint-Bruno, sans oublier qu'elle fut aussi bergère. Aujourd'hui, elle écrit, a même publié Mémoire de sel à l'Encrier salin, ce qui en dit long sur son amour de l'eau. Avec son conjoint, James McInnes, elle signe aussi des récits de voyage, chez Bertrand Dumont, éditeur. D'où ce motorisé qui est devenu leur maison depuis leur traversée de l'Amérique. Le prochain bouquin, attendu à l'automne, nous convie à un grand tour de la Gaspésie.

Avis aux intéressés! Le camping de la Pointe-Taylor affiche complet du 19 au 22 juillet, parce que dans le parc du même nom, qui lui est adjacent, aura lieu le Festival d'été de Québec à New Richmond, où se produiront, entres autres, Zachary Richard, Vulgaires Machins, Billy Talent, Jean Leloup, Plume Latraverse. Situé à l'embouchure de la petite rivière Cascapédia, propice à la pêche au saumon et à la truite de mer, il abrite plusieurs sculptures, dont Métissarbre, qui se veut «un reflet vivant et poétique du métissage culturel en Gaspésie».

Plus à l'ouest, le village reconstitué de «l'Héritage britannique» illustre cette réalité. Écossais, Irlandais, Anglais de l'île Jersey, loyalistes américains ont occupé la Baie-des-Chaleurs, en plus des Acadiens et des premiers habitants, les Micmacs.

L'histoire racontée

Présence anglophone donc. À Pointe-à-la-Croix, siège de la bataille de la Ristigouche, qui scella le sort de la Nouvelle-France, un musée retrace l'histoire. Présence amérindienne aussi. La réserve de Gesgapegiag, collée à Maria, se distingue par son église en forme de tipi. Sa coop d'artisanat mérite un arrêt. Les paniers tressés de toutes formes et couleurs sont un plaisant souvenir à rapporter.

Vous suivez la route, et vous voici à Maria, d'un bout à l'autre, bordée par la mer. Un long trottoir invite à la promenade. Si vous êtes bien chaussé, peut-être aurez-vous envie de vous lancer dans l'un ou l'autre des sentiers de randonnée qui vont jusqu'à Carleton. Il y en a pour tous les niveaux. L'un d'eux conduit au sommet du mont Saint-Joseph, où se trouve un oratoire, mais surtout une vue à couper le souffle. C'est possible aussi, et bien plus rapide, de monter en auto.

Retour à la mer

Une fois revenu en bas, prenez la rue du quai jusqu'à la marina. Bifurquez à gauche sur un petit chemin de gravier. Il mène à la tour d'observation des oiseaux, face au phare de la pointe Tracadigash.

Merci à Marie-Pier Roy-Dubé de nous avoir montré la route. Étudiante en communication à l'Université Laval, Marie-Pier travaille durant l'été au bureau d'information touristique de Carleton. Chaque ville et village possède le sien.

Vous avez faim? Les moules du restaurant Le Francis, à New Richmond, un régal! Le filet de morue dans une panure à la bière et les chips maison du resto-bistro Bout'd'ligne à Maria, que c'est bon! Un lunch en passant? Le café au-dessus de la boulangerie La Mie véritable, à Carleton, est un endroit agréable. Juste à côté, la microbrasserie Le Naufrageur reçoit les assoiffés.

Mais c'est toujours à la mer qu'on retourne. Cette mer oscillant entre le vert et le bleu, du pâle au foncé, sous un ciel ensoleillé. La Baie-des-Chaleurs à son meilleur.

Le prince de Miguasha, nouveau spécimen remarquablement bien... (Photo collaboration spéciale Michel Samson) - image 2.0

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Le prince de Miguasha, nouveau spécimen remarquablement bien conservé, en montre au public.

Photo collaboration spéciale Michel Samson

De vrais trésors à Miguasha

Sur la route de la Baie-des-Chaleurs, Miguasha s'impose. Si vous avez déjà visité le parc national et son musée, ce n'est pas une raison pour ne pas y retourner. Il y a du neuf cette année. Du grand neuf, en ce lieu qui renferme des fossiles datant de 380 millions d'années.Deux nouveaux spécimens sont exposés, dont un Eusthenopteron foordi, familièrement appelé «Prince de Miguasha». Paul Lemieux, historien et responsable du service à la clientèle, nous a présenté ce poisson, d'où viennent les vertébrés que nous sommes.

On l'a trouvé dans la falaise qui borde l'estuaire de la rivière Restigouche.Miguasha célèbre aussi cette année le 40e anniversaire de la Convention du patrimoine mondial de l'UNESCO. Le parc national est l'un des 15 sites au Canada inscrits sur cette liste prestigieuse. Au Québec, ils ne sont que deux. L'autre étant, comme on le sait, la ville de Québec.

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