Bienvenue à la cabane à... cerises!

Le chef Daniel Fontaine a  élaboré un... (Le temps des cerises)

Agrandir

Le chef Daniel Fontaine a élaboré un menu copieux dans lequel la cerise est en vedette. On peut même déguster le sirop de cerise sur la neige.

Le temps des cerises

 

Sylvie Ruel, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) Mars, c'est le mois des sucres. Et si c'était le mois des cerises? Et si on allait se sucrer le bec à la cabane à cerises? Ce projet pour le moins original est né d'une erreur: du jus de cerises oublié sur un rond de poêle.

Gilles Beaulieu, propriétaire de La Cerisaie Le Temps des Cerises, en Mauricie, n'est pas peu fier de cette découverte, qui vient donner un petit coup de fraîcheur au traditionnel temps des sucres. «Nous avons constaté que le sirop devenait plus consistant en réduisant et que sa texture ressemblait à de la tire d'érable. Nous l'avons donc essayé sur la neige», explique M. Beaulieu. Et de là lui est venue l'idée de faire une cabane à cerises.

Une cabane à cerises, c'est un repas traditionnel réinventé autour de la cerise. «Nous avons entièrement délaissé le sirop d'érable pour n'utiliser que la cerise», souligne le chef Daniel Fontaine, qui élabore de copieuses assiettes, auxquelles est subtilement incorporé le goût de la cerise: crème de betterave et cerise, fèves au lard aromatisées de sirop de cerises, jambon avec sirop de cerises, tourtière et oreilles de crisse... sans oublier la fameuse tarte aux cerises... et bien sûr la tire de cerises sur la neige. Ce repas est servi dans le tout nouveau bâtiment de la cerisaie.

«J'aime inventer de nouveaux produits. Je préfère l'innovation à la compétition», affirme l'entrepreneur Gilles Beaulieu, qui, avant de se lancer dans la cerise, était producteur d'oreilles de porc séchées, des aliments pour chiens. M. Beaulieu rêvait de mettre sur pied un verger de pommes, mais c'est en écoutant une émission de La semaine verte, où il était question de la culture de cerises à Edmonton, que lui est venue l'idée d'implanter une cerisaie dans la région de Maskinongé.

Lui et sa conjointe, Nancy Laprés, se rendent alors dans l'Ouest canadien en 2001 et ils achètent 1000 cerisiers qu'ils plantent sur une vaste terre à Charette, un village de Maskinongé que traverse la rivière Yamachiche. Ils créent ainsi la première cerisaie au Québec. C'est donc le retour de la cerise dans son pays d'origine, puisque la région de Maskinongé a été reconnue durant les années 50 pour sa production de cerises.

Mais mettre une cerisaie sur pied n'est pas une tâche de tout repos. La première année, 200 cerisiers se font dévorer par les mulots. L'année suivante, M. Beaulieu ajoute 2000 autres cerisiers, mais plusieurs arbres sont attaqués par des nodules noirs et doivent être coupés. La lumière semble pointer au bout du tunnel, lorsqu'en 2003, l'Université de Saskatchewan lance six nouveaux cultivars de griottes, ou cerises acidulées, dont la souche provient de la Mongolie et de la Sibérie. Gilles Beaulieu en plante 5000 dans son verger. «Cela faisait 60 ans que les chercheurs universitaires travaillaient à développer ces cultivars, note M. Beaulieu. Le timing était excellent pour notre cerisaie.» Même si ces nouveaux cultivars sont plus résistants aux intempéries, une maladie fongique cause la mort de 2000 cerisiers à l'automne 2010.

Aujourd'hui, la cerisaie de Charette compte 6000 cerisiers répartis en sept variétés de griottes. Le cerisaie de 26 arpents est en fleurs à la fin de mai. À la fin de juillet, les visiteurs y viennent en grand nombre pour faire l'autocueillette. Un centre d'interprétation leur permet aussi de tout connaître sur la griotte et sa culture.

Cette cerise, qui n'est ni tout à fait rouge ni tout à fait sauvage, est qualifiée de superfruit à cause de ses propriétés antioxydantes et ses nombreux bienfaits sur la santé. Pour mieux la faire connaître, l'entreprise Le Temps des Cerises la transforme en une belle gamme de produits, tels tartinades, gelées, coulis, sirop, jus, griottes séchées...

La cabane à cerises est ouverte toutes les fins de semaine (vendredi, samedi et dimanche) jusqu'au 29 avril.

www.letempsdescerises.ca

L'Auberge Le Baluchon, à Saint-Paulin, est à quelques minutes de la cerisaie. Cette grande auberge est dotée de chambres super confortables et d'une excellente table. On y trouve également l'Éco-café Au bout du monde, où l'on peut déguster des produits locaux et de délicieux cafés équitables. Le spa santé de l'Auberge vient de s'enrichir d'un petit spa nordique, où l'on peut vivre l'expérience nordique du chaud et du froid, avant de profiter des bienfaits d'un bon massage.

www.baluchon.com

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer