Microsoft glisse vers l'interface naturelle avec Windows 8

Victoria Kerr explique qu'on peut manier les tuiles... (Collaboration spéciale Yves Therrien)

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Victoria Kerr explique qu'on peut manier les tuiles du système 8 avec une grande facilité.

Collaboration spéciale Yves Therrien

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Yves Therrien
Le Soleil

(Montréal) Mettre entre les mains d'un néophyte une tablette Surface de Microsoft avec Windows 8, ou tout autre ordinateur avec un écran tactile, sera plus simple qu'effectuer le même transfert avec un usager qui a 20 ou 30 ans de clavier-souris entre les mains.

Après quelques jours d'utilisation, sauf pour écrire cet article, force est de constater que Microsoft a poussé un peu plus loin le changement de paradigme dans le monde de l'informatique, qui glisse lentement de l'interface graphique (GUI) vers l'interface naturelle (NUI).

Le premier projet dans ce sens se nommait Natal, et il a donné naissance à Kinect sur la Xbox 360. Ce n'est toujours pas parfait quatre ans plus tard, mais c'était le premier grand pas. Windows 8 s'inscrit dans la suite logique de cette évolution. C'est une étape de plus dans l'interface de la gestuelle que j'ai pu expérimenter dans les labos de Microsoft et que l'on voit dans les émissions CSI ou Bones, avec les ordinateurs sur panneaux de plexiglas ou les holographies en 3D que l'on étudie du bout des doigts.

C'est en gros ce que racontait Craig Mundie, directeur de la recherche fondamentale chez Microsoft, à Redmond, État de Washington, lors d'une entrevue il y a trois ans. Le pas entre les effets spéciaux et la réalité a déjà été franchi, mais n'est pas encore commercialisé. Windows 8 n'est pas un mauvais système d'exploitation, malgré les critiques fondées sur certains points, malgré le nécessaire apprentissage d'une nouvelle approche dans un univers moins familier. Pas plus que l'était Lion chez Apple lors de sa sortie, ou son iOS pour les iPad, iPhone et iPod, ou tout ce qui se fait sur Android. Sur un ordinateur, sans écran tactile, ce n'est pas évident. J'ai mieux aimé l'expérience avec la tablette Surface que l'installation sur un PC. Le système d'exploitation m'a donné plus de sueurs que de réjouissance, avec une dizaine d'écrans bleus (Kernel Panic) le matin du changement d'heure et quelques autres dans les jours suivants (petiturl.com/4cf).

La tablette Surface et Windows 8, c'est aussi complexe et facile à la fois qu'apprendre à manger avec des baguettes ou revenir à l'époque de manger avec ses doigts, car l'interface naturelle est basée sur la gestuelle, une tendance qui continue de se confirmer avec l'ère des tablettes.

Après la présentation que m'ont accordée Rami El Bayadi et Victoria Kerr, j'ai pu expérimenter le jeu des tuiles avec Surface et son clavier aimanté détachable en revenant vers Québec. Il est intéressant de voir ces tuiles se modifier avec l'arrivée de nouvelles infos provenant du courriel, des réseaux sociaux, des banques d'images.

En me connectant sur la tablette avec mon compte Microsoft, j'ai retrouvé des infos mises dans mon PC, notamment l'image du bureau et les partages activés de SkyDrive. Toutefois, le logiciel de courrier de base ne me plaît guère. Ce n'est pas aussi puissant et fonctionnel qu'Outlook. Dommage. Les deux types de clavier Type et Touch fonctionnent très bien, tout en servant de protection de l'écran une fois repliés. Au clavier, au lieu d'aller chercher une tuile, il suffit d'écrire le début du mot et l'outil de recherche va au bon endroit si c'est une application ou un dossier épinglé à l'écran de démarrage.

Les rebords de l'écran servent à quelque chose. À gauche, on aura le retour à l'écran d'accueil ou à la liste des outils et logiciels en marche. À droite, ce sera une barre contextuelle des tâches avec l'outil de recherche, les paramètres et le bouton d'arrêt du système. En bas pour les modifications. Et si l'on glisse de haut en bas, on ferme l'application.

J'ai adoré la prise en main de la tablette, avec ses rebords en angle. Le plus impressionnant, c'est la caméra principale, avec un angle de 22 degrés. Pas besoin d'avoir l'air dingue en tenant la tablette au niveau de la tête pour prendre des images, l'angle permet de viser dans une position confortable. Il y a même un logement pour une microcarte SD, une prise USB, une autre pour le HDMI. Et avec le module Xbox SmartGlass, j'ai pris le contrôle de ma Xbox 360 et j'ai pu faire jouer la musique du téléphone Galaxy S III Android par la console. Et ça fonctionne aussi avec mon iPhone 4.

Dans l'ensemble, l'expérience avec la tablette Surface a été très agréable. Windows 8 est une évolution intéressante qui demande un apprentissage important pour les habitués des ordinateurs devant changer leur manière de fonctionner, mais ce n'est pas encore la révolution. La Surface sera vendue à des prix variant de 520 $ à 720 $ selon la configuration choisie et les accessoires. (Détails au www.microsoft.com/surface/fr-ca)

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