Villes 2.0: Québec au 2e rang

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Québec se classe deuxième pour son compte Twitter (@villequebec) «exemplaire». Les employés du service des communications tweetent habituellement plusieurs fois par jour sur les travaux routiers, les bibliothèques, les fêtes, les événements spéciaux et autres, et répondent aux questions des gens.

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Pierre-Olivier Fortin
Le Soleil

(Québec) Québec se classe au deuxième rang des 50 plus grandes villes québécoises en matière de performance 2.0 sur Twitter et sur Facebook, coiffée seulement par Gatineau, selon un étude réalisée par deux spécialistes. La ville, toutefois, aurait peut-être été rétrogradée de quelques rangs si l'étude avait tenu compte des maires, puisque Régis Labeaume est complètement absent des médias sociaux.

Les auteurs de l'étude ont compté les «j'aime» sur les pages Facebook des villes et les abonnés à leurs comptes Twitter, de mai à octobre. Hugues Chandonnet, concepteur publicitaire et fondateur de la firme montréalaise Hubrid, et Isabelle Gagné, designer graphique, deux artistes qui baignent dans le 2.0 à longueur de journée, ont d'abord été grandement déçus de ce qu'ils ont trouvé.

«Moins de 60 % des municipalités avaient une présence 2.0», relate M. Chandonnet. En mai, la Ville de Québec était la seule à avoir plus de 10 000 abonnés Twitter. Mais au fil de l'été, ils ont trouvé d'autres aspects plus positifs: «l'engagement et la croissance».

«Les villes viennent à peine d'établir leur présence, et les citoyens commencent à peine à réaliser qu'il peuvent utiliser les médias sociaux pour communiquer avec leurs villes. Mais tout se développe rapidement», la croissance moyenne étant de 113 %. Quant à l'engagement, c'est-à-dire le rapport entre le nombre d'abonnés et le nombre de personnes qui parlent de la page en question, la moyenne des villes québécoises est trois fois supérieure à la moyenne des entreprises.

En clair, image M. Chandonnet, «les citoyens des villes du Québec ont plus de choses à discuter avec leurs villes qu'avec leurs marques de jus d'orange».

Et pourquoi les villes devraient-elles se presser d'intégrer les médias sociaux? À cause du taux de pénétration, répond-il. Il est au même niveau que celui des journaux hebdomadaires, et permet de joindre une catégorie de gens précise.

Dans le Québec 2.0, Gatineau est la «capitale», en raison de sa grande présence à la fois sur Twitter et sur Facebook et de la vélocité avec laquelle les employés répondent aux questions des citoyens. Suivent dans l'ordre Québec, Montréal, Laval, Shawinigan, Sherbrooke, Boucherville et Lévis.

Québec se classe deuxième pour son compte Twitter (@villequebec) «exemplaire», selon M. Chandonnet. Les employés du service des communications tweetent habituellement plusieurs fois par jour sur les travaux routiers, les bibliothèques, les fêtes, les événements spéciaux et autres, et répondent aux questions des gens.

Le hic, c'est que la Ville n'a pas de page Facebook. À cet égard, M. Chandonnet aime bien rappeler une chose : «Que vois soyez présent ou non dans médias sociaux, la conversation à votre sujet a lieu quand même. Vous gagnez à y participer.» Pire encore, deux pages très populaires portent le nom «Ville de Québec», mais elles sont l'initiative de citoyens. Plusieurs de ses abonnés croient sans doute être inscrits à une page officielle, alors qu'il n'en est rien. Il s'agit là d'un risque, dit l'expert.

La conseillère en communication web de la Ville, Myriam Claveau, est au courant. La Ville, en 2009, a fait le choix de Twitter au détriment de Facebook, ce qui ne l'empêche pas d'effectuer une veille. Elle souligne que Québec est actuellement «en pourparlers» avec l'administrateur d'une des deux pages identifiées la ville pour en prendre le contrôle. Quant à l'étude, elle aurait préféré le premier rang. Elle croit qu'elle aurait pu l'atteindre si les auteurs avaient tenu compte des sections de commentaires - auxquelles des employés répondent - un peu partout sur son site web.

Facebook et Twitter: trop d'ouvrage, dit le maire

Le maire de Québec - en tout cas, le vrai! - ne gazouille pas, pas plus qu'il ne facebooke. Le Soleil l'a confronté, en mêlée de presse, à cette absence remarquée. «C'est trop d'ouvrage!» répond-il. Mais si Barack Obama et Mitt Romney y sont? a-t-on rétorqué. «Oui, mais moi, je ne suis pas bon là-dedans! Savoir que je suis suivi, ça m'énerverait. Vous [dit-il avec un large sourire aux journalistes], vous me suivez pis des fois, vous m'énervez!»

«C'est sûr que mon entourage a [aussi] une certaine inquiétude! Ça, on ne peut pas se le cacher!» lance-t-il, bien conscient qu'il arrive parfois que ses paroles dépassent sa pensée. Son attaché de presse, Paul-Christian Nolin, riait derrière. «Alain Juppé l'a dit à Bordeaux: le maire Labeaume, faut pas qu'il ait de Twitter!»

La présence d'un politicien sur Twitter peut être une arme à double tranchant. Lors de la dernière campagne électorale, le chef caquiste François Legault s'est souvent fait malmener par les gazouilleurs. Hughes Chandonnet souligne que Régis Labeaume aurait plusieurs modèles sur lesquels se baser, comme la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, qui gazouillait bien avant sa ville. Il lui conseille de «suivre une bonne formation, mais de ne pas hésiter à amorcer conversation avec les citoyens de sa ville».

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